mercredi 19 mai 2010

Les Oiseaux De Passage...

Je me suis demandé pourquoi les oiseaux restaient toujours au même endroit, alors qu'ils pouvaient voler jusque n'importe où sur Terre. Et puis je me suis posé la question pour moi-même...

lundi 10 mai 2010

Grande Gueule.

Arrache-moi les yeux, s'il te plaît, que ça m'évite de pleurer encore. Arrache-les moi, pour que je ne puisse plus voir ce que vous faites de ce monde.
Arrache-moi à ce monde, chérie, arrache-moi de là.

dimanche 2 mai 2010

"J'ai douté de détails..."

Souffler sur des braises évanouies.
Se concentrer sur un point luminescent, dans le grenier d'un hangar, tard le soir.
Deux grosses femmes traversent la route.
Souffler des cendres dans le ciel bleu.
Regarder couler la cire d'une bougie, puis l'éteindre dans un hangar, en pleine nuit.
Deux statistiques, deux âmes sans corps.

vendredi 23 avril 2010

Et par tant de liberté moi, je me sens le coeur froid, c'est une bien triste nuit qui dépose son givre, sur mes lambeaux de rêves. Par tant de sentiers, de routes, j'ai choisi de prendre la nuit, le large qui coupe nos amarres.
Je vous le dis, au revoir.

jeudi 15 avril 2010

Ebauche Sans Nom.

Peu m'importe maintenant
Si tu penses un peu à moi
Ou pas du tout, j'ai oublié
Est-ce que tu m'as bien regardé
Les larmes sèchent au soleil
J'ai vu leur cadavres plein de sel
Mêmes ces journées d'hiver
Traîneront jamais mon cœur sous terre

Ce soir, t'as voulu voir la fin
Me laisser au bord d'une falaise
Ce soir, t'as voulu un témoin
A notre chute préméditée

Je ne peux que te regarder
Du haut de mon empire
Tu sais, que tout est bien fini
C'est demain que je vois d'ici
Dans mon lit s'endort la reine
D'un royaume plein de ruines
Les fissures sont colmatées
Des plaies dans mon cœur emprunté

Ce soir, t'as voulu voir la fin
Me laisser au bord d'une falaise
Ce soir, t'as voulu un témoin
A notre chute préméditée

...

mercredi 14 avril 2010

Industrie Malsaine.

Cendres et poussières, sang au goût de fer, tournoient et coulent près des fils barbelés, dans le périmètre accidenté de la vieille usine désaffectée. Les murs sont couverts de ronces épineuses et d'herbes folles. Nuage et fumée, autour de l'usine, près de l'autoroute de la mort. Lièvre défait, séché par le soleil, lente cuisson de l'âme, recette magique pour une petite entrée au paradis. Le dessert est en enfer. L'erreur est humaine, et le béton nous le prouve, dans la force de réflexion de l'homme, industrie et chimie. Pollue, tue, pille, impérialisme et suprématie.
Dictature de l'être supérieur.
Penser trop vite que son ombre.
Creuser des galeries sous terre, vivre dans le noir.

samedi 10 avril 2010

Libère-toi


Peu m’importe ce qui brûle au travers de tes yeux
Pourvu que ton cœur t’emporte dans les cieux
Car ici illusion rime avec magie noire
Et je veux pour toi autre chose que du poison à boire

Trace ta route à grand coup de crayon
Puisse le soleil te couvrir de rayons
Beauté divine aux yeux qui brillent comme de l’or
Non, l’amour n’est pas un mauvais sort

Et si moi je n’ai que des larmes à t’offrir
Il faudra les changer contre le plus beau de tes sourires
Car ici encore on attend le grand naufrage
Prépare-toi amie à esquiver la rage

S’il suffit de nager à contre-courant
Je nagerai alors le long des océans
Des milliers de crépuscule s’endormiront à tes pieds
Moi j’ai dans mon cœur l’aurore qui t’es voué

Une coupe de mauvais vin pour étancher ta soif
Pour te servir le bonheur par pleines carafes
Ne t’arrête jamais de suivre ce sentier
Puisque c’est ton nom qu’on lui a donné

Des ces malédictions je t’en prie libère-toi
Pour que le soleil guide enfin tes pas
Ainsi ton nom ne manquera pas à l’appel
Et puisse notre union être forgée dans l’Eternel.

vendredi 2 avril 2010

Un Pas De Plus...

Patates et sédiments. Des pierres droit dans le fossé. Des vertiges et plus encore, au travers de la boue qui nous coule entre les doigts. Absurdité du monde, lente décadence et adieux. La recette miracle d'un monde dans lequel la pureté ressort par souillure. Et bien plus encore. Main dans la main, quelques pas hésitants, un pas de plus au bord du ravin. Un pas de plus et c'est la chute, et bien plus encore.

dimanche 28 mars 2010

Effluve Amère.

Tes paroles n'ont plus le même goût lorsque je les bois par petites gorgées irrégulières, entre deux tremblements, pendant les pauses, dans le silence de ta voix. Ne me laisse pas m'habituer à ce goût amer auquel je ne fais que de penser depuis ce jour. Distille encore ton parfum à travers la chambre de ma mémoire, laisse-moi être un peu plus.
Laisse-moi devenir.

mardi 23 mars 2010

C'est Pas La Peine.

C'est pas la peine
De vouloir changer pour un rien
De vouloir s'en aller demain
C'est pas la peine

Oh non, non

C'est pas la peine
D'agiter ton pauvre cœur
De sourire à tout-va, d'éviter les pleurs
C'est pas la peine

Non mon ange ça vaut pas l'coup
D'avancer, tout oublier, comme beaucoup
De se donner de la peine
Ignorer les éclairs sur la plaine

C'est pas la peine
Oh non, non, c'est pas la peine

C'est pas la peine
De croire tous ces menteurs
Et de vouloir sortir de ta torpeur
C'est pas la peine
...

samedi 20 mars 2010

A Toi De Voir.

Il y a des écorchures sur les lèvres, dans le creux des joues, partout ou il s'est mordu. Les hématomes tournent au jaune, les plaies sont dissimulée. On peut tout faire, mais tu vois, les blessures restent bien là. On ne s'en sortira pas indemnes. Il ne reste plus qu'à espérer l'amnésie, oublier tout, laisser les choses prendre leur envol, laisser faire. Après tout, on s'en lasse, c'est la vie. C'est la mort. Tu choisis jamais vraiment. Pile, ou face ?

lundi 15 mars 2010

Quote

"J'voulais apprendre à pardonner, j'ai appris à me venger
J'voulais apprendre à aimer, j'ai appris à haïr."

Une pensée pour la semaine:

"Je sais qu'la vie c'est la mort donc la mort faut la vivre."

dimanche 14 mars 2010

Boîte Aux Larmes.

Dans la boîte aux malices, on s'en sort ou on ne s'en sortira pas.
A s'enfuir dans les cratères, on se perd ou on se trouve, tout dépend. Bracelet maudit et sables mouvants, on referme la boîte dans la crainte, on s'évade au gré des éboulements. Sentiers sur la dune, falaises et malaises, aveugle sur le chemin, mon âme s'engouffre au fond du ravin. Se laisser tomber de haut, devenir léger dans le vide, se heurter au fond, dans le creux près de la mer. Sépulture pleine de larmes, enterrement par procuration, ta boîte sous la terre, bien cachée dans le gouffre, des kilos de terre, des nerfs d'acier et voir le temps passer...
Tu vois, comme ça fait mal ?

samedi 6 mars 2010

Trop longtemps...

Mon écorce pâle et salie se fane, et s'effondre de plus en plus, se fend pour voir le Mal sourire et se tordre de rire. Tu sais que je t'ai attendue depuis si longtemps. Mon cœur fatigué vient à s'endormir, battre moins souvent, comme ses tissus blancs dans les ports qui s'en vont dans le vent. Je ne le supportais alors plus, tu sais que je t'ai attendue depuis si longtemps. Tu seras pour toujours à moi, oh oui mon amour, tu seras toujours à moi. Ma peau pâle presque transparente laisse deviner mes veines apparentes. Tout ça n'a aucun sens, plus jamais. Ma mémoire s'efface comme ces pas que j'ai fait dans la neige, et tu sais déjà que je t'ai attendue depuis si longtemps. Quand le sang se fait froid, peau frottée sur le carrelage au matin, j'ai l'effet du détergent dans les plaies à chaque jour que je vis, car je t'ai attendue depuis si longtemps. Et toutes les pages qui sont écrites ne peuvent pas raconter tout ce que je ressens en ce moment. Tout cela est à moi. Tout cela est pour moi. Tu sais que je t'ai attendue depuis si longtemps. Mon être a été rongé de toute cette attente, de toutes ces pensées. Je me suis cogné à la vie avec autant de zèle que pouvais contenir mon esprit. Et toutes ces choses que je n'ai pas supportées me remontent comme des filets de larmes sur le bord de mes yeux brûlants de peine et de désespoir. Tu sais que je t'ai attendue depuis si longtemps. Tu seras pour toujours à moi, oh oui mon amour, tu seras toujours à moi. Et mes yeux brûlants de peine et de désespoir ne pourront jamais témoigner du mal que j'ai enduré avant que tu sois là. Tu ne peux pas t'en souvenir, cela est en moi, ce sont les braises crépitantes qui s'étouffent lorsque les larmes se déversent sur les cendres tièdes. Tes yeux azur pansent les plaies que l'on se fabrique tout seul dans le noir. Je cicatrise avec impatience, car tu sais que je t'ai attendue depuis si longtemps...

jeudi 4 mars 2010

Childhood.

Te souviens-tu du temps où nous donnions des coups aux pigeons dans le park derrière ton immeuble ? Donnes-tu encore de l'importance à ces nuits où nous restions couchés sur le sol tandis que la pluie frappait nos visages ?
J'espère que tu te souviens de tous ces jeux dont nous avions l'habitude de jouer...

Parce que moi oui.

vendredi 26 février 2010

Mélancolie.

Elle te rafle la peau, glisse comme ça sans prévenir, elle se passe de jour en jour, tout le temps plus fort, elle se casse comme ça un soir, sans jamais te prévenir, elle te libère enfin. Elle bouillonne sous ta peau, fine couche protectrice entre la chair et la brûlure, limite à fleur de peau, raconte-moi encore tes histoires cyniques, tes rêves à l'acide qui piquent les yeux et t'éclaboussent la vie à t'en mettre de la boue plein ta jolie petite gueule d'ange.
Tu la connais peut-être pas toi, celle qui te ronge doucement comme ça, qui vient qui part, qui ne te dira jamais au revoir, en silence et vite, dans les plis de ta peau, minable déchet humain, lambeau de peau qui colle à la vie, qui s'accroche comme c'est pas possible, qui ne lâche pas prise.
Allez, allez, on oublie tout ça, tout ça n'annonce qu'un simple soir de pluie, quand le soleil se sera suicidé une fois encore dans le reflet des eaux si calmes. Il viendra comme toujours déverser les dernières gouttes de son sang dans l'étendue du ciel amer, encore trop bleu, complètement dépassé. C'est déconcertant.
Voilà, elle est arrivée là, quelque part dans l'après-midi, elle est venue mais elle n'a pas frappé à la porte. Je sais qu'elle partira d'ici peu, j'ignore si elle restera pour le souper, en attendant, je garde mes rêves de nuages, de crépuscule et d'herbe verte couchée par le vent de l'été qui arrive pour me guérir.
Le rêve et la porte de la liberté.

jeudi 25 février 2010

Les Horizons.

J'ai encore une fois, juste là entre les doigts, l'odeur de la mort, l'odeur de ma clope, la fumée qui se glisse le long des phalanges et puis qui s'en va.
Te voir sourire, mieux te voir mourir demain, non mon ange nous ne sommes pas pérennes, notre âme appartient au ciel, au bleu de l'horizon qui se défile une fois le soleil endormi. Comme tu le sens mon Ange, les rayons de lumières qui blessent le plus au fond du cœur sont ceux qui t'offrent le plus beau des crépuscules, un soir mourant où tu ne peux pas dévier ton regard enivré, te retourner, reine de la colline sur tes genoux écorchés, la tête en l'air les yeux braqués vers le ciel.
Voilà mon Ange, tu connais déjà tout de ce fabuleux mystère, qui me blesse en silence, qui me pousse à l'errance. L'exil n'est pas un choix mais offre sa solution tout de même, à qui veut bien la recevoir, encore faut-il savoir la chercher parmi les décombres des bivouacs et des cabanes qui hantaient notre enfance.
Oh mon Ange, il est là, l'horizon. Oh mon Ange, c'est peut-être ça, la liberté.
Est-ce que tu préfères te couper du monde, ou au contraire, aller vers les gens ?
C'est peut-être là que tout se joue.
Ça y est, mon Ange, la conclusion bien hâtive d'un immense tourment, réduit en cendres par la force des mots.

mardi 23 février 2010

C'est eux.

Ce n'est pas nous, ils l'ont fait avant. Avant nous, chronologie de faits accomplis. Ce sont eux, et pas nous. Ils étaient là et c'est de leur faute, pas la notre.
Tu les as vu les autres ? Puisqu'on est innocents, vers qui se tourner ? Il ne reste qu'eux, encore une fois. Ils sont toujours les premiers et souvent les derniers lorsque les premiers rayons du soleil illuminent la pièce en passant par les grands baies vitrées.
Ce sont eux, toujours chantant, dansant à tout-va, dans la lumière du matin, finalement si sordide et froide.

dimanche 21 février 2010

Friend Indeed

"Si je devais t’écrire une lettre, je commencerais par faire un banal résumé, l’ébauche de quelques pensées qui me traversent l’esprit à ce moment de mon existence.
Je me dirais alors qu’au final, tu as arraché une partie de mon âme, que tu m’as délivré de la souffrance qui brûlait en moi.
Si je devais t’écrire une lettre, ce serait avant tout pour te dire merci, combien tu m’es chère.

Alors voilà, comme ça on s’est rencontrés par le plus grand des hasards, dans la monotonie de nos journées. C’était à peine le début de l’automne, encore très loin des larmes. C’est peut-être bien prétentieux de ma part, d’être là à écrire des trucs, des trucs à propos d’un toi et d’un moi, d’une amitié qui s’est embrasée comme une allumette dans un bidon d’essence, instantanément, et qui se consume, qui se consume, encore. A tel point qu’on se demandera bientôt ce qu’il y a au fond de cette bouteille enflammée, ou alors, est-ce que ce n’était pas un cendrier ? Si grand cendrier en acier, avec un tas de sable et de cendres, une petite oasis ou les palmiers sont des cigarettes et où les rêves partent en fumée…
Moi j’en sais trop rien, et je suis là à te regarder. J’en sais trop rien et toutes mes envies sont entravées. Je sais plus, je veux rien. Et toi t’es là à me regarder. Mon reflet. Non, beaucoup mieux que ça. Une amie, une tempête de sable qui vient tout ravager sur ton chemin. Une tempête qui libère tout le mal en moi et qui me libère. Une déchirure salvatrice, une lame dans le cœur, un trip à l’acide, si corrosif et tellement poétique.
On est comme ça, à se connaître, rire pour tout, pleurer pour rien, toi, moi, surtout moi en fin de compte. Lamentable morceau de chair, je suis ici à me détruire le plus sûrement du monde, à implorer le ciel pour en finir et tout ce que tu trouves à foutre, c’est m’aider, et remonter le moral, me donner ces sourires, si beaux que je fonds en larme à chaque fois. Poésie incarnée, je vois trop de ces choses en toi, je me fais peur et je ne vaux rien. Mais t’es près de moi, une amie bien entendu et je ne sais même pas te dire merci. C’est sûrement pour ça que je sens le besoin de faire quelque chose, un petit rien qui sera toujours mieux qu’un énorme oubli de ma part.
Alors merci. T’es toujours là pour moi, encore plus que je le suis. En pleine chute libre, tu m’arrêtes brutalement pour me rendre la douceur qui me fait défaut.
Je ne saurais pas trop quoi te dire d’autre, sinon que j’espère que notre amitié durera pour toujours, parce que moi, je ne t’oublierai pas. Jamais."

samedi 20 février 2010

Héraut de la Douleur.

A l'aurore de ma vie, je jouis enfin de ce qui me revient de droit. Vous ne m'aviez réservé que les larmes et la peine, mais le Trône naissant m'insufflait la force nécessaire à ma réussite. Tous les pièges sur mon chemin ont été déjoués. J'ai contré ce que vous aviez élaboré, je me suis élevé, j'ai vendu mon âme salement à l'un de ces marchands intangibles, qu'ils soient duc du Changement, Grand Immonde ou autre Champion maléfique. Enfin séparé de mon âme, lié au Chaos, je suis celui que l'on attendait. Le Trône s'est levé, dressé par des milliers d'asservis souffrants, des crânes disposés près de l'autel qui m'est destiné.
Donnez-moi votre sang, offrez-moi votre âme, je suis à présent le seul souverain. Mon implacable montée vous forcera à m'obéir si vous ne voulez pas connaître d'autres tourments, bien pires encore que ceux de la misère et de la mort qui se répand chaque jour que je vis.
Sacrifiez vos vies à mon nom et vous ne serez jamais oubliés. L'Histoire attend que vous agissiez, et j'attends avec impatience vos offrandes de chair et de crânes. Je suis le Héraut de la Douleur, et j'attends de vous ce que vous pouvez m'offrir de mieux. Ne me décevez pas car mon jugement sera cruel et définitif.
Une fois, un guerrier connu en tant que "La Plainte du Vent" déclara: "Je sème la mort et récolte les âmes." Sachez que je ferai encore plus que cela.
Craignez-moi car je suis à l'origine de vos maux, mais si vous savez me satisfaire, je saura aussi vous récompenser comme il se doit.
Adulez-moi car je suis le Héraut, adorez-moi comme on adore son dieu, car je suis le plus puissant de tous.
Offrez vos crânes pour le Trône sur lequel je règne définitivement.