Parfois les sentiers sont battus
Parfois ce sont eux qui nous battent
Les chemins rarement pavés de belles fleurs
Mais ils sont toujours semés d'embûches
Certains préfèrent tracer leur propre chemin
D'autres préfèrent ne pas connaître leur destin
Ceux-là ont tout de même un point commun
Tous les deux arriveront à la fin
Qu'on y aille en rampant ou en F1
Ce qui compte ce n'est pas d'arriver le premier
Mais c'est
Apprendre de nos expérience
Déçu ou pas, toujours se dire qu'on avance
Ne regarde pas en arrière, vers l'enfance
Qui est déjà devenu adolescence
Tire profit des conséquences
Je te jure que ça assure quand on y repense
dimanche 13 novembre 2011
Le Poème de Jane
Précieuse comme un astre éternel
Elle déploie ses bras, immenses et blancs
Une adulte à l'âme d'un jeune enfant
Voulut un jour se mêler au ciel
Entre ses doigts, la divine odeur
Âpre et fort comme le vin de la mort
La coupe aux lèvres, qu'on partage à tort
L'ombre de sa bouche tremble de terreur
Elle s'agite, rampe sur ses rêves éteints
Fixant le serpent au sang glacé
Cherchant de son être une vie volée
Malgré tant de souvenirs défunts
Si près des portes de la perception
Intrépide, elle ne lâche jamais prise
Jouant malicieusement de l'emprise
Innommable, une mauvaise illusion
Quand sans se retourner elle s'en va
Plongée, pâle et froide dans son délire
Qu'à travers son âme nue on peut la lire
Le soir venu, plus rien n'est là
Charmante demoiselle au désir
Voluptueuse, vêtue de son aura
D'azur, d'outremer ou de bleu roi
Mille larmes brillent quand je la vois périr.
Elle déploie ses bras, immenses et blancs
Une adulte à l'âme d'un jeune enfant
Voulut un jour se mêler au ciel
Entre ses doigts, la divine odeur
Âpre et fort comme le vin de la mort
La coupe aux lèvres, qu'on partage à tort
L'ombre de sa bouche tremble de terreur
Elle s'agite, rampe sur ses rêves éteints
Fixant le serpent au sang glacé
Cherchant de son être une vie volée
Malgré tant de souvenirs défunts
Si près des portes de la perception
Intrépide, elle ne lâche jamais prise
Jouant malicieusement de l'emprise
Innommable, une mauvaise illusion
Quand sans se retourner elle s'en va
Plongée, pâle et froide dans son délire
Qu'à travers son âme nue on peut la lire
Le soir venu, plus rien n'est là
Charmante demoiselle au désir
Voluptueuse, vêtue de son aura
D'azur, d'outremer ou de bleu roi
Mille larmes brillent quand je la vois périr.
dimanche 16 octobre 2011
La Voie Ferrée
Les semelles de ses chaussures étaient devenues bouillantes au contact de l'asphalte de cette interminable route sillonnant l'état de haut en bas pour se jeter dans l'Arizona de sa jeunesse. A peine elle avait posé le pied à terre, que les premières vapeurs brûlantes atteignirent son visage. Le soleil était rougeoyant de l'autre côté de la plaine, et alors qu'elle avançait, un vent se leva comme pour imposer une divine autorité. Il se mit à trembler et vibrer sans répit, avec autant d'entrain que des chevaux sauvages lancés au galop. On aurait dit que le vent lui murmurait quelque chose.
Les quelques cactus qui avaient poussé dans les alentours servaient de perchoir pour les oiseaux qui ne manquaient pas d'observer l'avancement de la jeune femme. Il aurait suffit de deux, trois, ou peut-être même quatre jours pour qu'elle périsse.
Au fil de son parcours, elle laissait s'en aller derrière elle un filet de poussière et de sable dans un ballet tout à fait hallucinant. Sa longue marche sous le poids de l'immense soleil la conduisit vers une ancienne voie ferrée totalement délabrée. Il n'était pas rare d'y trouver des squelettes d'animaux qui avaient succombé à ce périple infernal au travers des kilomètres de sables chaud.
Lorsque la nuit se mit à tomber, la jeune femme se réfugia dans les vestiges d'un wagon marchand abandonné qui avait l'avantage non négligeable de la protéger du vent. Alors qu'elle venait d'allumer son feu, elle aperçut un majestueux serpent qui profitait de l'obscurité pour rester caché. La lumière et le crépitement des braises le mirent en situation d'alerte, et il se dressa voluptueusement pour devenir un prédateur intimidant....
Les quelques cactus qui avaient poussé dans les alentours servaient de perchoir pour les oiseaux qui ne manquaient pas d'observer l'avancement de la jeune femme. Il aurait suffit de deux, trois, ou peut-être même quatre jours pour qu'elle périsse.
Au fil de son parcours, elle laissait s'en aller derrière elle un filet de poussière et de sable dans un ballet tout à fait hallucinant. Sa longue marche sous le poids de l'immense soleil la conduisit vers une ancienne voie ferrée totalement délabrée. Il n'était pas rare d'y trouver des squelettes d'animaux qui avaient succombé à ce périple infernal au travers des kilomètres de sables chaud.
Lorsque la nuit se mit à tomber, la jeune femme se réfugia dans les vestiges d'un wagon marchand abandonné qui avait l'avantage non négligeable de la protéger du vent. Alors qu'elle venait d'allumer son feu, elle aperçut un majestueux serpent qui profitait de l'obscurité pour rester caché. La lumière et le crépitement des braises le mirent en situation d'alerte, et il se dressa voluptueusement pour devenir un prédateur intimidant....
jeudi 13 octobre 2011
La Quête
La mort de son père la presse.
Dans la chambre noire, elle passe le couteau sur la flamme. Le métal est brûlant, la nuit elle, est glaciale et majestueuse. Le ciel est la robe d'une de ces dames dont on fait la cour du bas d'un hôtel, le ciel se penche hautainement se redresse et ignore. Ce soir, le miroir est brisé, le serpent glisse sur les morceaux de verre, au travers de la pièce, attend le moment propice. Le venin est rare mais puissant.
Sa pâle victime sort de la pièce, depuis la mort de son père, depuis la mort, elle s'en va. Ses bas déchirés, les tâches sur sa jupe, elle se fiche de tout, essaie de reprendre son souffle vain.
Le lit restera défait. Et dans l'élan d'une nuit froide et comateuse, elle s'en va, sans se retourner. Elle abandonne l'image de sa mère au seuil de la porte.
Elle s'enfuit.
Le serpent avance sur les carreaux blancs du sol de la chambre, traçant des grandes vagues dans la poussière et les débris de vitre. Le venin s'est répandu, à sa guise. Et donc, à travers la nuit froide d'une maison abandonnée, une fille en mal d'identité prend la direction que l'on sait: l'Arizona.
Et déjà, alors qu'elle contemple sa froide candeur dans l'éclat de miroir qu'elle gardait dans son sac, elle aperçoit juste derrière son dos, l'aube du prochain jour, et une terrible Cadillac...
Dans la chambre noire, elle passe le couteau sur la flamme. Le métal est brûlant, la nuit elle, est glaciale et majestueuse. Le ciel est la robe d'une de ces dames dont on fait la cour du bas d'un hôtel, le ciel se penche hautainement se redresse et ignore. Ce soir, le miroir est brisé, le serpent glisse sur les morceaux de verre, au travers de la pièce, attend le moment propice. Le venin est rare mais puissant.
Sa pâle victime sort de la pièce, depuis la mort de son père, depuis la mort, elle s'en va. Ses bas déchirés, les tâches sur sa jupe, elle se fiche de tout, essaie de reprendre son souffle vain.
Le lit restera défait. Et dans l'élan d'une nuit froide et comateuse, elle s'en va, sans se retourner. Elle abandonne l'image de sa mère au seuil de la porte.
Elle s'enfuit.
Le serpent avance sur les carreaux blancs du sol de la chambre, traçant des grandes vagues dans la poussière et les débris de vitre. Le venin s'est répandu, à sa guise. Et donc, à travers la nuit froide d'une maison abandonnée, une fille en mal d'identité prend la direction que l'on sait: l'Arizona.
Et déjà, alors qu'elle contemple sa froide candeur dans l'éclat de miroir qu'elle gardait dans son sac, elle aperçoit juste derrière son dos, l'aube du prochain jour, et une terrible Cadillac...
samedi 8 octobre 2011
So Cold.
Derrière les collines froides remuent une fois encore les corps raidis, et les milliers de bouchent demandant pitié. Lorsque le givre se dépose sur ces yeux grands ouverts, les cris deviennent silences, les larmes deviennent glace.
Il fait froid.
La terre est craquelée, l'herbe ne se plie pas sous le vent. Le pâle destin de ce pauvre monde est balayé sous les rafales, tandis que de l'autre côté, un homme sans lendemain les juge et crache sur leur insignifiante vie.
Il fait froid.
La terre est craquelée, l'herbe ne se plie pas sous le vent. Le pâle destin de ce pauvre monde est balayé sous les rafales, tandis que de l'autre côté, un homme sans lendemain les juge et crache sur leur insignifiante vie.
jeudi 22 septembre 2011
Proposition décadente.
C'est entre temps, entre nous que le courant passe, entre toi, entre moi que tout passe et tout casse. Hématomes sur la peau, du bleu et puis du rouge, je suis un artiste, j'aime te repeindre de mes couleurs, quand tes plaies gonflent et prennent cette teinte violacée... Je t'aime je te souffre tu me baises je t'humilie.
Défoncé à tes vapeurs je te traque du regard chaque fois que tu quittes l'endroit. Je te tiens, tu me retiens, je te serre tu me gifles, la cadence est donnée reste à voir qui aura le plus de souffle.
Défoncé à tes vapeurs je te traque du regard chaque fois que tu quittes l'endroit. Je te tiens, tu me retiens, je te serre tu me gifles, la cadence est donnée reste à voir qui aura le plus de souffle.
mercredi 21 septembre 2011
Le Chamane
Par-delà les océans, loin au-dessus du brouillard et des ombres d'inconnus, elle survole, elle parcourt le temps et les espaces à la manière d'un bouffon itinérant.
Sans même se rendre compte, elle suffoque, elle se fige. Désert froid, banquise brûlante, peu lui importe, tant que c'est sur sa route, c'est le bon choix.
L'aigle qui la suivait du regard s'est désorienté, la prédateur devient proie, la pupille se dilate lentement, mais sereinement.
Le bal est ouvert, à la pluie tombante, quelques gouttes, des hurlements profonds au abords de l'autoroute. Qui pouvait bien s'en rendre compte ? Sa robe déchirée avait tant vécu, tant à vivre. Sa jeune propriétaire voulait vivre vite, alors sans plus attendre, elle s'embarqua dans l'une de ses cadillacs qui s'arrêtent sur la chaussée pour emmener avec elle les jeunes femmes vers des rêves lointains.
Sans se douter de rien, sans l'ombre d'un frisson, elle mourait à l'intérieur. Une fleur pousse dans le sable, la roche contient ses légendes. Le cuir du siège arrière lui laissait le dessous des cuisses rouge. A ce moment précis, elle avait l'impression de se faire littéralement dévorer.
Dans le proche canyon rougeoyant, l'amour s'en allait avec le soleil, tandis que le chamane parlait aux vautours là-bas, au loin. Il était aveugle depuis si longtemps maintenant. Jeune corps en danger cherche rêve d'occasion. Illusion et malice, l'être paraît blafard, les passions s'enhardissent, le sexe est violent.
Elle hurle.
Un jeune homme aux lunettes teintées de violet, le haut du corps complètement nu sous l'orage, gravait à même sa peau des symboles anciens. Le sang sur son torse se mêlait à l'eau divine et le tout fut reçu par les mille bouches de la terre mourante.
Elle avait mal à la tête, les muscles flasques, la vision trouble, mais avait encore du mal à ne plus y croire. Ses dessous avaient disparus dans la nuit de l'Arizona, avec son argent et sa mémoire...
Sans même se rendre compte, elle suffoque, elle se fige. Désert froid, banquise brûlante, peu lui importe, tant que c'est sur sa route, c'est le bon choix.
L'aigle qui la suivait du regard s'est désorienté, la prédateur devient proie, la pupille se dilate lentement, mais sereinement.
Le bal est ouvert, à la pluie tombante, quelques gouttes, des hurlements profonds au abords de l'autoroute. Qui pouvait bien s'en rendre compte ? Sa robe déchirée avait tant vécu, tant à vivre. Sa jeune propriétaire voulait vivre vite, alors sans plus attendre, elle s'embarqua dans l'une de ses cadillacs qui s'arrêtent sur la chaussée pour emmener avec elle les jeunes femmes vers des rêves lointains.
Sans se douter de rien, sans l'ombre d'un frisson, elle mourait à l'intérieur. Une fleur pousse dans le sable, la roche contient ses légendes. Le cuir du siège arrière lui laissait le dessous des cuisses rouge. A ce moment précis, elle avait l'impression de se faire littéralement dévorer.
Dans le proche canyon rougeoyant, l'amour s'en allait avec le soleil, tandis que le chamane parlait aux vautours là-bas, au loin. Il était aveugle depuis si longtemps maintenant. Jeune corps en danger cherche rêve d'occasion. Illusion et malice, l'être paraît blafard, les passions s'enhardissent, le sexe est violent.
Elle hurle.
Un jeune homme aux lunettes teintées de violet, le haut du corps complètement nu sous l'orage, gravait à même sa peau des symboles anciens. Le sang sur son torse se mêlait à l'eau divine et le tout fut reçu par les mille bouches de la terre mourante.
Elle avait mal à la tête, les muscles flasques, la vision trouble, mais avait encore du mal à ne plus y croire. Ses dessous avaient disparus dans la nuit de l'Arizona, avec son argent et sa mémoire...
mardi 30 août 2011
Avec des si...
Si je devais choisir entre l'honneur et richesse, je prendrais l'honneur, car même s'il ne fait pas de toi un homme plus heureux, l'honneur te fait traverser les siècles.
Si je devais choisir entre la rage et brutalité, je choisirais la rage, car même si tu n'es pas fort, elle te donne la volonté d'aller jusqu'au bout.
Si je devais choisir entre amitié et amour, je prendrais l'amour, car même s'il peut t'écorcher, il est solide et durable, là où l'amitié peut se briser au moindre choc.
Si je devais choisir entre un crayon et plume, je prendrai le crayon, car rien n'est définitif.
Je devais choisir entre toi et moi, ça ne fait pas de doute, je te choisirais.
Si je devais choisir entre la rage et brutalité, je choisirais la rage, car même si tu n'es pas fort, elle te donne la volonté d'aller jusqu'au bout.
Si je devais choisir entre amitié et amour, je prendrais l'amour, car même s'il peut t'écorcher, il est solide et durable, là où l'amitié peut se briser au moindre choc.
Si je devais choisir entre un crayon et plume, je prendrai le crayon, car rien n'est définitif.
Je devais choisir entre toi et moi, ça ne fait pas de doute, je te choisirais.
mardi 16 août 2011
Darling
In the darkest days, I feel you deeply over me, watching me.
The lights fade away, the rain is still chanting. The fresh air of the night is giving me shivers.
And then, I know there's something more than this, there something greater than all of this. My very own way to the stars, my only connexion left.
My darling.
The lights fade away, the rain is still chanting. The fresh air of the night is giving me shivers.
And then, I know there's something more than this, there something greater than all of this. My very own way to the stars, my only connexion left.
My darling.
vendredi 12 août 2011
De l'Abrasif sur nos Contours III
L'alcool ronge, les tissus se flétrissent, les rides sous les yeux se sont creusées et creusées encore. Les larges entailles aux bras restent çà et là comme pour remémorer à vie une douleur évanouie. Nos plus belles cicatrices sont nos meilleures archives et là où un livre ne saurait trouver les mots, les plaies anciennes ont beaucoup à dire, témoignent le chaos et l'absurde violence qui se sont emparés de nous.
Quand soudain la peine remonte sous la plaie, les lames effleurent à nouveau la peau. Tout se joue si subtilement, tout bascule, c'est si vicieux, à ni rien comprendre.
Et juste là, les yeux ouverts, sans même ressentir aucune douleur, ton corps t’abandonne, un mauvais trip aux mille délices t'as joué un tour de plus.
Et tu garde en toi la certitude que tout cela va se répéter, inlassablement...
Quand soudain la peine remonte sous la plaie, les lames effleurent à nouveau la peau. Tout se joue si subtilement, tout bascule, c'est si vicieux, à ni rien comprendre.
Et juste là, les yeux ouverts, sans même ressentir aucune douleur, ton corps t’abandonne, un mauvais trip aux mille délices t'as joué un tour de plus.
Et tu garde en toi la certitude que tout cela va se répéter, inlassablement...
lundi 8 août 2011
Insane Child.
The whole world is burning, but, my darling, we're still together. Maybe you don't give a toss about all of this, when I smile, when I cry, you keep playing with the devil. Passers-by were watching you as you walked there with the bruises on your arms, innocent as little girl, but hey, you have so much dirty thoughts.
The ashes in our lungs make breathing difficult and we don't really care, because tonight we'll stop playing.
You're not a child any more, I'm not a sweet prince any more. We're just two souls high on life, living for destruction. I know I'm insane, I'll be even worse next time we meet.
You threw me to the ground, I don't even bleed. I don't even think. I'm frozen, my heart beats from time to time.
We won't end this story right now.
There is something left to do.
The ashes in our lungs make breathing difficult and we don't really care, because tonight we'll stop playing.
You're not a child any more, I'm not a sweet prince any more. We're just two souls high on life, living for destruction. I know I'm insane, I'll be even worse next time we meet.
You threw me to the ground, I don't even bleed. I don't even think. I'm frozen, my heart beats from time to time.
We won't end this story right now.
There is something left to do.
vendredi 1 juillet 2011
Départ I
C'est pas tes joues creusées et ton sourire d'arraché qui feront que ton visage a changé...
vendredi 24 juin 2011
D'un côté, de l'autre.
La vie reprend ici et là, à cent à l'heure, entre deux comprimés de Xanax. Entre deux boîtes, entre toi et moi. Et tout ça me fait penser que demain j'en serai fatigué, fatiguer de flirter avec la limite. Ça brûle et ça tire, dans les yeux et sous la peau, tu sais ma belle, des fois j'y pense encore.
J'y pense comme ça fort, les yeux dans le vague, les dents serrées. Les jointures de mes mains se cicatrisent pendant qu'en douce je déconnecte mon esprit, ma pensée, que je regarde juste au-dessus de moi pour constater qu'il n'y a personne.
Baise-moi, claque-moi, qu'attends-tu ? Quel du ciel viennent les bombes ?
J'y pense comme ça fort, les yeux dans le vague, les dents serrées. Les jointures de mes mains se cicatrisent pendant qu'en douce je déconnecte mon esprit, ma pensée, que je regarde juste au-dessus de moi pour constater qu'il n'y a personne.
Baise-moi, claque-moi, qu'attends-tu ? Quel du ciel viennent les bombes ?
jeudi 9 juin 2011
Incendie
Lettre incendiaire, on met le feu aux poudres en attendant la foudre.
Des lettres et des mots, des idées qui s'embrasent, qui embrassent les flammes et se répandent.
Des futilités qui se calcinent, tranquillement se répand l'odeur du salpêtre...
Des lettres et des mots, des idées qui s'embrasent, qui embrassent les flammes et se répandent.
Des futilités qui se calcinent, tranquillement se répand l'odeur du salpêtre...
mardi 24 mai 2011
Homicide.
Des formes, des cicatrices, des grands airs de rien. Corps nu, le clou sous la peau, il marchait tout droit, avançait à corps perdu. L'empire de ses rêves n'était qu'un tas de cendres encore tiède, et les hématomes de la vie lui colorait son petit cœur ridé. Il était devenu quelqu'un, mais il avait perdu la prétention de vouloir exister. La coupe aux lèvres, il n'était pas un enfant de cœur. Il ouvrait ses bras à tous les dangers, se réveillait là, au hasard, l'aiguille et le sang pour quelques heures de frissons.
Le ciel pleurait parfois avec lui, mais ne le prenait pas. Enfant naturel d'un couple maudit, comme le dit la chanson, ce fils de pute se battait chaque jour pour recoudre et fermer les plaies infligées malgré tout, mais était arrivé le temps de la reddition. Son tout et sa moitié s'en était déjà allée. Parfois, il cherchait une femme au gré des rues, le famous blue raincoat déchiré à l'épaule. Lui aussi aspirait à aller vivre loin, loin de tout, au fond du désert. Sans l'ombre d'un doute, son âme le quitte en douce, ce n'était plus le même, corps sans âme rempli de poison mais, comme d'habitude, il répétait: "non mon Ange, ce n'est pas ma faute."
Il offrait au monde entier la beauté par le chaos, les rires dans la tête et sa chair inanimée. Il planait, aux premières lumières matinales, lorsque les corps ravagés des autres se reconstruisaient. Ses poumons étaient deux grands cendriers qui jamais ne se vidaient. Il n'avait pas le temps de souffler, juste le temps pour se détruire. Le plus beau des homicides. Homicide volontaire, un don au ciel.
Le ciel pleurait parfois avec lui, mais ne le prenait pas. Enfant naturel d'un couple maudit, comme le dit la chanson, ce fils de pute se battait chaque jour pour recoudre et fermer les plaies infligées malgré tout, mais était arrivé le temps de la reddition. Son tout et sa moitié s'en était déjà allée. Parfois, il cherchait une femme au gré des rues, le famous blue raincoat déchiré à l'épaule. Lui aussi aspirait à aller vivre loin, loin de tout, au fond du désert. Sans l'ombre d'un doute, son âme le quitte en douce, ce n'était plus le même, corps sans âme rempli de poison mais, comme d'habitude, il répétait: "non mon Ange, ce n'est pas ma faute."
Il offrait au monde entier la beauté par le chaos, les rires dans la tête et sa chair inanimée. Il planait, aux premières lumières matinales, lorsque les corps ravagés des autres se reconstruisaient. Ses poumons étaient deux grands cendriers qui jamais ne se vidaient. Il n'avait pas le temps de souffler, juste le temps pour se détruire. Le plus beau des homicides. Homicide volontaire, un don au ciel.
lundi 23 mai 2011
Le Condamné.
Une braise mourante sur la peau d'un condamné pousse à sortir un cri, tel une tempête surnaturelle, que nul poumon ne pourrait souffle. La plaie sur son bras s'élargit et se vide du liquide malsain et d'un peu de vice, de la terreur en lui qui l'a guidé à la faute, comme l'homme aux yeux bandés que l'on pousse au précipice. Sans demander pardon ni vouloir se repentir, il mène son corps à travers la dernière nuit, et au seuil de la mort, espère ne pas souffrir.
Le Soir où...
Je n'ai pas d'alibi, c'est vrai, ce soir je suis parti.
Je suis bien parti pour changer, ce soir, j'en suis désolé.
Je suis parti pour une danse, ce soir, j'entame ma décadence.
Je suis fini en tout cas, ce soir, je ne suis plus moi.
Je marche sur le bord d'un verre, ce soir, je m'y perds.
Je tente d'éviter les questions, ce soir, faut dire, je fais le con.
Je suis bien parti pour changer, ce soir, j'en suis désolé.
Je suis parti pour une danse, ce soir, j'entame ma décadence.
Je suis fini en tout cas, ce soir, je ne suis plus moi.
Je marche sur le bord d'un verre, ce soir, je m'y perds.
Je tente d'éviter les questions, ce soir, faut dire, je fais le con.
vendredi 20 mai 2011
Le Boulevard I
Il pleut à chaudes larmes sur le boulevard des gens qui s'ennuient,
ou qui ne savent plus c'que c'est la vie...
ou qui ne savent plus c'que c'est la vie...
jeudi 19 mai 2011
"...le point commun c'est qu'on n'est pas heureux."
Ne compte que la route, pour moi, ce soir je marche un peu, ou encore un peu plus, un peu trop j'en sais trop rien. Quelques pas offerts dans le noir, à marcher tête baissée, à ne parler de rien. Quelque part, j'arrive, on verra, c'est ça qu'est bien.
Il fait tellement noir cette nuit, qu'on dirait que le ciel a bu, les étoiles tombent les unes après les autres, à finir sur le pavé, comme un mauvais soir d'ivresse, me retourner la tête. Je t'avais laissé ces quelques mots, ces bouts de papier où j'ai versé ma haine, ne pense pas à moi comme ça, je t'en prie, déchire-les !
Toute seule, ton petit corps au fond d'un lit trop grand, trop grand pour être seul, tu t'attends au levé du jour, ta première clope et ton premier verre, et c'est parti pour un autre jour, un jour d'attente en plein hiver.
Je sais en vain qu'on n'est pas heureux, mais tu sais, tu vois moi j'y peux rien...
Ne compte que la route, pour moi, ce soir je marche un peu, ou encore un peu plus, un peu trop j'en sais trop rien. Quelques pas offerts dans le noir, à marcher tête baissée, à ne parler de rien. Quelque part, j'arrive, on verra, c'est ça qu'est bien.
Il fait tellement noir cette nuit, qu'on dirait que le ciel a bu, les étoiles tombent les unes après les autres, à finir sur le pavé, comme un mauvais soir d'ivresse, me retourner la tête. Je t'avais laissé ces quelques mots, ces bouts de papier où j'ai versé ma haine, ne pense pas à moi comme ça, je t'en prie, déchire-les !
Toute seule, ton petit corps au fond d'un lit trop grand, trop grand pour être seul, tu t'attends au levé du jour, ta première clope et ton premier verre, et c'est parti pour un autre jour, un jour d'attente en plein hiver.
Je sais en vain qu'on n'est pas heureux, mais tu sais, tu vois moi j'y peux rien...
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