vendredi 25 septembre 2009

Formatage En Cours...

Please wait.

"Toi tu dis que t'es bien sans moi,
mais moi y'a quelque chose qui fait que j'entends pas..."

Cerveau formaté, nouvelle identité, ou plutôt, retour aux origines.
Retrouver le gentil garçon d'avant. Lui enlever ses problèmes, le faire vivre.
Lui donner du bonheur, du vrai, pas de faux sourire et autres artifices mielleux.
Vivre pour quelqu'un qu'on aime, grâce à elle. Vivre pour donner tout ce qu'on a, vivre pour faire quelque chose de beau, vivre et s'en aller.

Je t'aime.

mardi 1 septembre 2009

Les Mots Me Manquent.

"J'veux qu'on baise sur ma tombe".

Tu sais, moi aussi j'aimerais bien.
Comme une lettre d'adieu qu'on écrit, et qu'on froisse, qu'on déchire.
On se brûle le cœur un peu plus, et tous les brouillons s'empilent.
Tu ne sais pas expliquer que tu les aimes, mais que tu n'as pas ta place ici.
Alors tu te tais, fais mine d'aller bien.
Et tu pars.

Y'a la corde, toujours, pendue à l'arbre, et la petite souche, juste à côté, comme si quelqu'un était venu tout mettre en scène.
Mais non, pas de scène, pas de spectacle.
La nuit, t'oses imaginer que y'a bien une étoile, même toute petite, qui brille pour toi.

Jack Et La Corde...

Aujourd'hui, Jack est venu me proposer quelque chose. Il m'a dit calmement, la tête posée sur mon épaule, si je voulais venir avec lui après les cours. J'ai dit que je ne pouvais pas et je lui ai demandé ce qu'il comptait faire.
Il a simplement répondu: "Je veux vérifier quelque chose" et il s'en est allé.
Bien qu'il ne m'ait rien dit, je sais qu'il m'attendra demain. Et donc j'ai décidé d'y aller. Je sais exactement ce qu'il attend de moi.
Comme si c'était à nouveau lui le petit centre chaud.

Je sais que sur place, il me dira qu'il veut savoir si j'ai envie d'accrocher cette grande corde tressée, tout en haut de l'arbre près de la maison en ruine. Cette maison qui avait brûlé il y a quelques années, dont les ruines, remplies d'eau forment un petit marécage. Là où les jeunes se retrouvent, n'ayant plus rien à perdre, pour boire jusqu'au petit jour.

Et alors, j'accrocherai cette corde, avec un joli nœud. Il y a une petite souche près de la ruine et Jack me demandera de la placer sous cette corde. Je m'exécuterai, comme toujours. Jack viendra me crier dessus, me faire fondre en larme, résumer ma vie avec mépris et il me regardera monter sur la souche, et passer cette corde autour de mon cou. Il donnera alors un violent coup de pied pour faire basculer la souche et alors la corde me serrera. De plus en plus, mon visage deviendra rouge, et alors je sentirai un cruel manque d'air. Mais Jack sera assis tout près, en train de me fixer comme il le fait parfois.

Alors Jack rira, et me dira que c'est lui qui a gagné la partie.
Jack laissera quelques photos de ce jour mémorable. Un joli carnet morbide.
Une fixation étrangère.
Un meurtre.

lundi 24 août 2009

18 Ans Du Soir...

Tu l'sais aussi bien que moi, ici rien ne va comme tu le voudrais. Ok t'es clean, c'est quand que t'es censé être bien ? Hein dis-le moi encore une fois, y'en a marre de penser aux choses que j'ai pas eues.
Et malgré tout ce que t'as tenté de faire pour moi, n'oublies pas que ce ne sera jamais suffisant, mais à ton nom je garde encore la tête haute, hors de l'eau quand je peux. J'ai jamais trop aspiré à toute ces choses d'ailleurs là j'ai même du mal juste à respirer alors ok tes paroles sont bien belles mais il manquait quand même un peu de la réalité.
C'est fatal, retour de flamme du destin, même si ça fait des plombes que tu m'as pas tenu la main, que j'ai pas pu retourner dans tes bras, tu sais que j'suis fier comme d'un putain de grand frère qui serait devenu une star limite inter-planétaire...
Quoi qu'il arrive t'es là au fond de ma chair et si on a tous les deux grandi un peu trop vite, on finira bien par tout faire rouler tu vois ?
Et moi j'suis là, à essayer de t'écrire un truc bien pour pas que tu penses que je finirai mal, même si ça me colle à la peau, tu sais, comme une entaille jusqu'aux os. T'en sais un peu plus que moi sur le sujet alors je peux bien me taire, plus rien à t'apprendre, je sais que tu me considères comme la relève, t'sais je suis debout mais mes putains de jambes ne tiendront pas, c'est comme ça si j'perds la foi, que je prends froids ou même si je t'ai laissé tombé toutes ces fois, j'espère que je finirai par être à la hauteur de tes espérances, de tes rêves volés par tous ces salauds.

J'sais que même si tes voyages entre nulle part, tes rêves et l'hôpital t'ont usé pour de bon, y'a pas moyen, t'as pas perdu tous ces souvenirs.
Si ça s'trouve ton frère était pareil, avec toi comme un ange gardien, avec moi comme un vaurien.
Il peut pas piger, ou p't'être qu'il a juste trop donné j'en sais rien, tu sais que ça me tue, gentiment, tu souffres avec le sourire.
Des fois y'a des anges qui volent, qui reviennent et m'attendent, ceux qui me disent qu'il ne faut pas espérer et miser sur les hommes. Bourrés comme pas possibles ils me tendent les bras et c'est comme ça, en m'endormant que je pense à toi, tu comprends que j'ai plus rien à vendre ni même à donner, j'suis juste souillé mec excuse-moi si la boutique est fermée.
Si le temps épargne mes blessures et me rend un semblant de sourire alors je serai toujours prêt à me battre, fièrement, pour n'importe laquelle de tes valeurs.
Préviens-moi juste, si tu découvres quelque chose de nouveau et même si tu ignores encore que y'en n'a plus pour longtemps, toi au moins ne baisse jamais les bras, pense à ton putain de protecteur même s'il a parfois été violent, même si parfois tu t'es blessé, comme un coup à la tête ou un pincement au coeur, j'imagine même pas qu'un jour tu partiras.

Je suis désolé d'être si sale, t'es peut-être pas parfait mais au moins t'as un coeur qui te parle et ça, ça vaut tous les anges du monde. Je sais que ton coeur te raconte que sous la boue et les cendres qui couvrent mon coeur se caches de bien belles valeurs. Tu m'as percé en plein jour, t'as tout de suite tout deviné, n'oublie pas le trésor que t'as découvert, même si ça vaut pas une thune c'est tout ce qu'il me restait à t'offrir.

samedi 22 août 2009

Histoire De.

Tu connais toi, l'histoire de la fille dont le copain est mort l'autre soir, peu après minuit ?
Moi, si. C'est une histoire bien tragique que je n'oserai te raconter. On dit que chaque soir depuis ce jour, on en verse des gouttes de sang.

Quelques pas dans un cimetière.
Un inconnu vaporeux assis sur un banc.
Des pas sur du gravier.
Un souffle.
La mort.
Tu fais tomber ton mégot.

vendredi 21 août 2009

Violence Populiste

Peut-être que c'est ça, la douleur. Elle prouve notre existence quand elle vient, sans prévenir et très brutalement. Une forte montée d'adrénaline, le cœur qui bat.
Tu devrais t'écorcher la paume de tes mains, pour voir.
Juste une entaille, un canal rouge et sombre.
Une petite plaie de tristesse.

mercredi 19 août 2009

Tu crois quoi, toi ?

Tu crois, toi, qu'on peut mourir à force de pleurer trop longtemps ?
Parce que moi, j'y crois. J'ai essayé. J'essaie encore...

vendredi 7 août 2009

Que Tout Soit Vidé.

Le chat tourne en rond dans le salon, petite boule dans la gorge deviendra grande.
Précipice dans l'estomac, gouffre languissant, estompe tes cris, une estampe, un écrit.
A tribord, à trois heures le soleil brûle l'épaule, les pôles et les heures, des heures de pause.
Douleur et amertume, ton dessein n'est pas joignable, mon destin est passable.
Couler à pic, se noyer dans des tableaux noirs, tracé épique, de nos royaumes d'ocre.
Vie à la mer, volée et perturbée, nuage dans mon ciel, brouillard dans tes plaines.
Visage plein de poussière, vie à la mer, et la mienne est hantée, ma mère est ocre et noir. Argile d'Espagne, colère de l'Europe. Tempête du nord, opale d'Orient.

lundi 3 août 2009

Drunken...

Bientôt que les os. Tu te lèves un matin avec cinq kilos de moins.
Tu te dis que c'est normal, d'avoir passé ta journée seul, avec un mal de crâne, en jouant avec une lame.
Tu te dis que c'est normal de voir des larmes couler le long de ton visage.
Tu te dis que c'est normal, la vie reprend toujours le dessus, taille ton chemin et tais-toi.

Tu prends le chemin le plus triste de ton existence.

lundi 27 juillet 2009

Allez, allez crache.

La morsure du serpent glisse son venin, qui remonte à la bouche , qui me brûle les mains, mais c'est mon cœur qu'il touche.
Sentiers effacés, sur les chemins du désert, creuse la dune et mords la poussière, on fait des rêves de toi.
Marchand de sable et de poison, lâche ta vipère ou ton serpent à sornettes, inflige-moi le mal d'un liquide mortel jusqu'au creux de mon bras.

dimanche 26 juillet 2009

J'Ai Douté De Détails...



Elle perd ses pétales, les uns après les autres, en les offrant à d'autres horizons.
Portés par les vents trompeurs de l'innocence, les parfums à peine matures s'effacent tandis que de l'autre côté d'un mur oublié, on synthétise ces odeurs jusqu'à saturation.
Le bouton de rose nu et flétri est tombé avant le crépuscule en révélant sa candeur.
Quelques feuilles arrachées par la pluie fraîchement tombée se déposent anarchiquement sur les bancs. L'herbe est verte, bien sombre, le parfait reflet d'un ciel abandonné par les hommes.

samedi 25 juillet 2009

Des Illusions...



Je n'ai pas vu la vérité, il y avait trop de sang qui circulait dans ma tête. Je marche sans comprendre, et les gens regardent. Je fais de l'auto dérision et je reste cynique. J'avance écorché ça et là, en me demandant encore une fois ce que je viens de faire. Je prie pour me reposer convenablement, mais le sommeil a pour moi un goût bien trop amer et les rêves que j'avais l'habitude de construire s'en sont allés les uns après les autres.
On crie.
Je me retrouve au même endroit qu'il y a huit heures. Qu'ai-je bien pu faire ?
Mes yeux se ferment et s'ouvrent droit derrière. Un mal de chien s'installe, c'est à n'y rien comprendre. Je me brûle sans m'en rendre compte. Ma tête glisse dans la baignoire et j'ignore l'eau qui entre dans ma bouche. Je sors de ma transe affolé, bien que j'y sois habitué ou même immunisé, c'est selon.
On s'invente.
Des illusions qui te crachent à la gueule leurs quatre vérités. Tu regardes autour de toi et tu flippes. Pourtant tout semble étrangement normal dans la pièce. Dans la cuisine le four est ouvert et chaud, mais tu ne te souviens pas avoir fait à manger. Tu ne sens pas la faim ni la soif et au loin il y a le soleil qui se couche, alors tu t'assieds par terre et tu contemples, cette perle orangée qui chaque soir prend la fuite.
C'est peut-être ça, la folie. Se rendre compte de la beauté des choses et prendre le temps de les admirer.
La folie. J'ai vécu une journée de plus entre démons farceurs et désespoir.

jeudi 23 juillet 2009

Bathroom Badtrip...


Dans le coin supérieur, araignée silencieuse, voleuse de ma vie, poison dans ma veine, taille-toi une route à mon bras vaincu.
Recommence et pique, déchire sombrement les peaux fragiles de mon corps atrophié par les éclaboussures d'une eau qui n'était que trop bouillante et souillée.
Enfonce encore un peu tes membres et sécrète ton terrible venin qui menace pour toujours mon âme impunie.

Ceci n'est pas un infamie, mais le destin.
Ceci n'est pas un repas de famille, mais un festin.

A Un Marin Egaré


Trêve de plaisanteries non ici on ne joue pas
Avec les mots et les armes, jouets de guerre guère tolérée
Hémicycle abasourdi, messieurs il n'y a pas d'heure pour le trépas
Trépidant, qu'il est laid de trépasser dans une heure creuse
Et éclater des bulles légères qui dégèlent en plein ciel
Braise de cigarette stérile qui arrache les yeux de l'Art
Au visage désenchanté de l'homme mécanique qui crie et qui pleure
Ses larmes de sang qui saturent le sol de ses souvenirs

Voyages aux saveurs épicées, Shiva et Bouddha ne boudent pas
Je t'écris des vers écorchés et tuméfiés, langue française violée
Pour toi, le marin d'outre tombe qui traverse la vie avec fracas
Qui aime une femme de grâce, donc l'histoire est affreuse
Ces mots mieux qu'une profonde alcôve formeront votre fiel
Et ôtera à nos tristes dessins, dessins et destins ces nuages épars
Dès qu'il le faudra, espérant qu'un jour enfin somme la dernière heure
De nos vies sanglotantes, sanglots longs, sangles lentes de nos âmes qui respirent.

dimanche 19 juillet 2009

Rejoins-Moi


Éteindre la lumière
Soumis à la gravité
Tombé à même le sol
Je brûlerai en Enfer.

Système nerveux inconscient
Douleur mentale foudroyante
Étouffe mes poumons
J'atteins un abîme béant.

Dévorer ses rêves couverts
De cendres et de fumée
Lente marche funéraire
Un mort qui gis à tes pieds.

Atroce torpeur, rêve éveillé
Le soleil se lève haut dans le ciel
Remonte le long de mes lèvres
Et retombe comme une bille d'acier.

vendredi 17 juillet 2009

Pleure, je te regarde.


Pour une fois que tout est dans le titre, on se contente du minimum.
Fermer sa gueule.
Et on s'en va.

jeudi 9 juillet 2009

La Fée Grelotine

[Passé]


C'est une fée qui est entrée dans ma vie un soir de plein hiver, elle s'était présentée: Coucou, je suis une fée !
Dès que je l'ai vue, j'en étais fou de joie, à oublier la malheur, à oublier la mort...
Sauvé des serres froides de l'enfer, par les ailes d'une femme, je m'élève jusuq'au ciel, je m'accroche aux étoiles.
Depuis que je l'ai rencontrée, la Fée Grelotine, le bonheur est à deux pas !

Je vais te raconter l'histoire d'un gars paumé
Qui passait son temps en mode Kétamine
Tout à fait par hasard, il a rencontré
Une magnifique fée, la Fée Grelotine.
Elle l'a pris avec ses petits bras
A tout fait pour émerveiller sa vie
Elle lui dit tout bas: "La vie est un contrat
Tu dois l'honorer à tout prix."

Alors moi quand je la croise
J'ai le coeur en amour
Il rougit et s'emballe
Devant trop de beauté

[Présent incertain]

Elle avait trop d'amour à offrir
Et en recevait si peu de ma part
Tant de mots doux, tant de rires
Mais au ventre la peur de décevoir
Je sais que j'ai un mauvais caractère
Et que je suis quelqu'un de banal
Pour une fée qui reste très terre à terre
Qui ne veut pas d'une romance bancale
Alors moi dès que je la vois
Je lui donne tout ce que j'ai
Contre le son de sa voie
Je lui donne sans aucun regret
Car si la Fée Grelotine sourit
Et rit de plus en plus fort
Sache que ce n'est pas comme si
Elle avait toujours eu tort

[Avenir brumeux]

Parler pour ne rien dire
Se taire pour tout te raconter
Te rencontrer et croiser tes yeux
Les regarder encore un peu

Encore et encore, encore un peu !

Et si ce n'est pas ça
De vivre à toute vitesse
Je ris à deux cent à l'heure
Je me moque bien du reste
J'espère pouvoir t'emmener loin
Encore une fois, pouvoir te dire "Viens
Allons rêver un peu
Juste un moment, juste à deux"

[Futur cynique]

[Crise d'angoisse et paranoïa.]

mercredi 8 juillet 2009

Vivre A Ne Plus Jamais Dormir...

Qu'il est dur et froid
Le cœur de l'homme sans toit
Qu'elles soient reines, qu'ils soient rois
Ils ne vivront jamais sans toi
Vivre pour lui comme pour les étoiles, cet homme à toujours eu le choix
Mais de vivre libre, ah non ça il ne l'a pas.
Et si monsieur je dors près d'un tas de bois
Pour qui te prends-tu, ah oui dis-le moi ?
Toi qui vis sans savoir pourquoi
Moi qui vis sans avoir de toit...
Toi qui vis sans vouloir de moi
Moi qui vis sans avoir de toi.

Les Vers Du Troubadour...

Le troubadour croit que sa vie fut destinée à une autre ombre
Que rien ne réparera cette sordide erreur
Il croit que tout ce qui est triste ou sombre
Ne fait qu'embellir son cœur et lui apprend le bonheur..

Parler pour ne rien te dire, se taire pour tout te raconter
Te rencontrer et croiser tes yeux, les regarder encore un peu
Encore et encore, et puis encore un peu !

Car un vagabond n'a pas la lumière que porte le cœur des femmes,
Il ne se réconforte qu'au près de son art
Qu'il maîtrise ou pas, mais qu'il aime avec le cœur
Qu'il est sombre le troubadour, quand vient le silence
Qu'il est triste d'y croire, et puis d'y croire encore !

lundi 6 juillet 2009

Near Death Experience.


Si la vie est une punition, est-ce que la mort est une récompense ?
Tout le monde cherche inlassablement.
Bien que la vie soit pleine de choses magnifiques, à vous en mettre des étoiles plein les yeux et dans le cœur, elle reste peut-être la chose la plus triste que je connaisse.

Oh et puis, ce qui est beau est souvent très triste.
Une plume, un morceau d'accordéon, un coucher de soleil...