mardi 27 mai 2008

La télévision est l’intraveineuse du peuple...

La télévision est l’intraveineuse du peuple.

Et nous sommes tous sous perfusion. Encore une petite dose ? La télévision, c’est l’intraveineuse de l’être humain occidental, de l’Homme qui se prétend évolué et soi-disant supérieur. Mais supérieur en quoi ? On te passe goutte après goutte, jour après jour, des images inutile, des émissions qui nous conditionnent et sucent le pognon du pauvre. Tu te prends dans la gueule des informations détournées, ce qui, à la base, pouvait être un moyen de communiquer est devenu un silo à merde.

Vos présentatrices dénudées ne m’excitent pas, montrez-moi encore vos pubs pour les fast food, jusqu’à la gerbe. Mentez-moi, mentez-moi. Bourrez-nous de vos stupidités et poussez-nous à consommer. La télé est un outil de propagande, une machine à abrutir en masse.

dimanche 25 mai 2008

La Nuit, Au Bord De La Route...


Il pleut, mais tout est calme. Sur la route, je suis le seul, et je marche. Vers nulle part, je suis simplement ce chemin. Devant mes yeux, juste la nuit. Il n'y a pas d'étoiles, pas de rêves. Et la pluie continue de couler. Mes jambes sont humides, c'est le froid qui arrive. Peut-on encore avancer ? Laisse-moi avancer dans le noir. Et si je tombe, ne me relève pas.
La pluie se déverse encore et toujours, d'interminables filets d'eau qui fouettent mon visage.
Il est tard, je suis perdu sur le chemin, mais j'avance sans savoir où je vais. Je reste indifférent. Seul dans son monde, il fait froid mais il s'en fout.

mercredi 9 avril 2008

Le Soir Arrive Enfin

Tu pleures, les mains sur la tête
Ton monde est superficiel
Loin de tout, loin du réel
Nous sommes d'une autre planète

Et le soir arrive enfin

Au hasard, au gré des vents
Tu consumes ta petite vie
Loin de toutes nos galaxies
A la vitesse du courant

Et le soir arrive enfin
Et le feu nous brûle les yeux
Et la nuit arrive enfin

On t'a jugé coupable
Psychotrope et paradis
C'est un nouvel interdit
Le bonheur indissociable

Et le soir arrive enfin.

lundi 7 avril 2008


C'est juste un simple fait divers. Et la vie continue, on oubliera bien vite. De l'abrasif en action. Mémoire effacée. Lobotomie. Formatage du cerveau. Préparez-vous à tout oublier, maintenant.

Voici la dernière image que j'ai gardée en tête. Le soleil s'en va et tout s'en va en coup de vent, et j'ai tout manqué. Déconnecte-moi, enferme-moi dans ta petite boîte. Un autre monde est ouvert. Juste un monde irréel, un univers de démence et de lente décadence... Encore une petite pilule ?
Vous vous sentez mal, buvez ceci. Tenez, avalez cette pastille. Tendez le bras, l'injection ne vous fera aucun mal. Détendez-vous, la perfusion vous soulagera.
Reprenez votre souffle, calmez-vous, vous êtes en sécurité. Répondez au son de ma voix. Monsieur ?
...

dimanche 6 avril 2008

Is There Life On Mars ?

Le long de l'autoroute, les lumières défilent. Les nuages vont vite, comme si, toujours pressés, ils allaient vers leur prochain naufrage. Eux, ils touchent le fond. Ils s'entrechoquent tandis que le paysage change. Tout est rapide, trop rapide. L'amour, la haine, le sang qui coule. Tout est rapide. Les jours, les couchers de soleil, la mort. Tout est rapide. On te baise sur l'autoroute de la vie.
Fais gaffe, juste là, y'a un ravin énorme.

Pique-moi, intraveineuse...

Et cette aiguille me déchire la peau, le liquide brûle dans mes veines. Intraveineuse, non ne me pique pas. Hystérie collective, on marche, on vient, mélangeons nos sangs et partageons nos idées. Mange, bois, détruis-toi lentement dans une bulle de béton. Et remplis-toi de larmes.

Enfermé entre quatre murs
Défoncé, épuisé, inconscient
Abusé, essoufflé, innocent
Nous avons perdu, oui, j’en suis sûr.

lundi 25 février 2008

Grands espoirs...Liberté...



Par-delà l'autoroute, loin du béton, nous aimions courrir dans les hautes herbes qui recouvraient nos contrées. Et alors, tout était magnifique.
La chaleur du mois d'Août nous rajeunissait et le soleil se couchait tard le soir, pour mieux briller le lendemain. Mais un jour, on a érigé des barrières, des clotûres. La liberté était morte. Et le vent était de plus en plus fort. J'étais là, à te regarder, tes cheveux dans le vent. Mais tu étais de l'autre côté de la barrière...

Un jour, je reviendrai, j'aurai une pince et j'irai casser cette barrière. Nous nous retrouverons...

vendredi 8 février 2008

C'est l'histoire d'un mec...

Je connaissais un type qui marchait toujours près de la cathédrale, le soir venu. Un type banal, à première vue. Sous la pluie, ses longs cheveux noirs se bouclaient et brillaient. Pour lui, marcher sous la pluie était une libération. Pas n'importe laquelle, celle de l'esprit. Il pouvait s'abandonner, s'asseoir sur un banc de pierre blanchâtre et attendre. Je connaissais un mec qui avait besoin de pleurer. Alors il se posait sur ce putain de banc et mélangeait la pluie à ses larmes. Dos à la cathédrale, il regardait les pavés, placés les uns à côté des autres.
Cela formait une ancienne route qui entourait le bâtiment. Je connaissais quelqu'un, un gars normal à première vue. Je connassais ce type. Il voyait la vie en noir et blanc. Ca cigarette le brûlait vite et fort. Ca le laissait éveillé, retenu à la réalité. Alors quand elle finissait de se consumer, l'homme partait dans des rêves sans fin. Et pour lui tout était beau. Et pour lui, tout était sincère. Pourtant, il n'avait que la solutide...pour lui.

Et pour la gloire de la solitude, sa clope roulait le long des pavés et s'arrêtait. Le vent finissait par l'emporter un peu plus loin, pour la tuer, la tête plongée dans une flaque d'eau. Alors elle émettait son dernier filet de fumée...
Je connaissais un type, un peu étrange, sans morale ni logique. Et sur un banc, il avait écrit: Héros toxicomane et violent. Alors les arbres finissaient par perdre leurs feuilles et la neige tombait. Et assis, il pleurait. Un samedi soir, sur un banc, un homme banal s'en est allé. Il est parti pour trouver son chemin, il est parti pour toujours. Sans morale, ni logique.

mercredi 16 janvier 2008

Sombre présage.


"Le ciel ne sera plus jamais
Aussi noir qu'il n'est aujourd'hui
Comme un soleil ensorcelé
Tes yeux se perdent dans mes nuits."

Tu n'as pas de titre, t'es qu'un orphelin. Je t'aime pas.

Ouais, c'était le 36. Pourquoi ? On sait pas, mais ce que l'on sait, c'est qu'ainsi va la vie. Le 36. Ne pose pas de questions.
Juste une plaque, un chiffre. Un repère.




Alors, t'y crois encore toi, à la fraternité ? T'y crois, à l'égalité et la solidarité ?
Nous l'avions bien dit: Monde de merde. Non, rectifions, c'est juste un monde génial, peuplé par une race de cons dont nous faisons partie.
Beurk, ça fout la gerbe.


Tu ne m'auras jamais, je suis loin de toi, là-haut, perché sur ce câble.
Menteur ! Mon père à un fusil, un jour, il va t'avoir.

samedi 15 décembre 2007

Tire-toi, tu portes la poisse.

On a flingué la colombe et ses idées de paix. Les longues nuits sont revenues, il n'y a plus rien à foutre ici.
Tout est parti. Tout est parti avec le vent.
Les rêves s'en sont allés. Même celui où les hommes étaient une nation unique, celui où des enfants brûlaient tous nos drapeaux et pour dire, notre liberté est morte. Le flingue, la révolution, l'immoralité, nous ne contrôlons rien. Rien !

lundi 10 décembre 2007

Oublions-nous.

Allez oublions tout ça. Oublie-moi, oublie-toi. Tu es seul ici. Du haut de l'immeuble, nous ne sommes plus rien. Pars, si c'est ce que tu veux. Quelque part dans la ville, un petit garçon pleure à la disparition de son lapin. Mais cesse de pleurer petit, ton ami voulait juste un peu de liberté.
Peut-être qu'il voulait juste voyager. Car tu sais, le monde est grand, grand. Grand !



Au quatrième étage, Pinpin était aussi seul que haut. Personne ne pouvait être plus haut. Un grand sentiment de vide s'empara de lui.

jeudi 29 novembre 2007

Le vendredi était notre petite mort et notre renaissance.

Frappe-moi aussi fort que je te frappe. Détruisons nos enveloppes charnelles, libérons nos esprits.
Etrangle-moi. Laisse-moi des ématomes sur ma peau blanche. Il n'y a que la douleur physique que l'on perçoit réellement. Continue, donne-moi des coups. Fais ressortir ce surplus de violence.

Je ferai pareil.

Dans le noir du parking souterrain, minuit nous arrête.
Samedi, nous devons profiter de revivre. Pour ce que nous sommes, parce que nous sommes des hommes forts. Nous n'avons aucunement besoin de votre monde de consommation.
Il est inutile de penser que nous vous écoutons. Continuez votre chemin.

Eh, frère, on remet ça à vendredi soir. Promis, je serai là...

J'aimerai faire ce rêve, avec toi. J'aimerai juste te toucher, te dire que tu es quelque chose que je ne peux pas avoir.

mardi 27 novembre 2007

Dans la gare de Cornavin


On voit ceux qui, un verre à la main, s'oublient comme une samedi soir.
Ceux dont l'espoir s'en est allé, loin d'ici. Il y a les autres et puis toi. Sur le quai, le plus éloigné,
les femmes qui font leurs adieux. Tu es là, toi. Et on se perd à jamais, dans le dernier wagon.
Alors on se souvient de nous, deux enfants qui ont grandit un peu trop vite, deux enfants dépassés par le temps et ratrappés par leurs soucis. Mais regarde-moi, nous avons bien vieilli.
Allez, fait moi un sourire, fait juste un signe...
Et moi j'étais là, assis dans ma chambre. Rendez-moi les rêves que nous avions fait.

lundi 26 novembre 2007

On se réjouit déjà des longues nuits de l'hiver.



Et tout le monde reste indifférent. Et tout le monde brûle sa vie à toute vitesse. Consummons-nous comme nous fumons nos cigarettes.
Juste une petite pour la route.
Juste une dernière.
Juste une.

mercredi 21 novembre 2007

La vie passe comme tombe la pluie...Fatalement.


Il est probable que Dieu ne nous aime pas, qu'il nous déteste.

Et enfin, une odeur de brûlé. Une brûlure de cigarette.
Trinquons pour nos efforts et nos rêves de liberté.

mardi 13 novembre 2007

Les roses son fannées.

Novembre surgit en silence, dans le froid. Il arrive vite, avec le tourbillon des feuilles mortes.
L'automne est là, il est bien installé. Nous nous sommes regardés et tu as juré que tu m'aimais encore. L'horizon, lui, loin de nos problèmes, a déjà enfilé son manteau blanc. Les montagnes sont tristes et fades. Quoi de plus beau que le ciel bleu qui illumine nos monts ? Quoi de mieux que le contraste naturel de l'herbe verte et du ciel orageux ? J'aurai tellement voulu mourir maintenant.

Finir dans la beauté la plus parfaite. S'en aller. Te prendre la main, une dernière fois.
L'automne s'en est allé, nos espoirs avec. Je marche, seul. Nous avions juré tant de choses.
Nous disions toujours que leur amour était juste un artifice, qu'il n'en était rien.
Et puis la pluie est tombée. Mais si toi tu atrappes le rhume, moi je pleure. Je me dis que je n'ai que le ciel et ma guitare, pour moi. Mais il fait déjà nuit. Titubons une fois de plus dans les ruelles de cette grande ville, Genève. Ah, Genève ! Passons un peu de temps, au détours des bars et des cafés. Oublions-nous un instant, rien qu'un instant. Trinquons pour nos souvenirs, nos pêchés.
Et tes larmes n'ont pas pu être contenues...
Nous nous sommes tant aimés.

mardi 31 juillet 2007

Bon anniversaire...

Ben voilà, un peu plus d'un an que t'es morte. Désolé...
R.I.P.

jeudi 1 février 2007

Eloge à un Ange.

Eloge à un Ange.

Le vert de ses yeux me paralyse. Ses beaux yeux verts. Je crois que j’ai rencontré quelqu’un, mais pas un être humain, plutôt un ange. Un ange magnifique, doux, beau, un ange unique, qui est partout.

Près de moi et dans ma tête, tout le temps, comme une mélodie psychédélique et répétitive.

Un ange qui, de jour en jour, me ronge l’esprit et dévore mon cœur. Et je fonds en regardant celle que j’aime. Car je l’aime, plus que tout.

C’est ma drogue. Elle sent la même chose que tous les anges, mais reste si particulière, si précieuse. Il n’y a pas assez de mot pour décrire un tel spectacle. Un seul de ses sourires suffit à m’arracher une petite parcelle de bonheur, je plane.

Son ombre est délicate, l’ange resplendit m’envoûte, m’enivre. Elle est la personne parfaite. De mon cœur sombre et embrumé, le brouillard est chassé et tout redevient limpide. Elle purifie mon cœur et me nettoie de mes souillures.

Suis-je mort ? J’ai rencontré un ange. Il n’y en a pas sur Terre, normalement. Mais vous savez, il arrive que parfois, les anges tombent de leur beau ciel bleu, par malheur.

Je l’aime.

Je te vois. Je t’imagine.

samedi 2 septembre 2006

Dans 6 jours..

Ca fera un mois que t'es plus là.
Un mois que j'ai passé à pleurer.
Je te cherche, je n'ose pas rentrer chez moi en sachant que je ne te verrai pas.
Putain, c'est trop dur.Désolé de t'avoir volé quelques moments de ta vie.
T'es partie trop tôt bordel. Beaucoup trop tôt. J'étais pas prêt.