mercredi 9 avril 2008
Le Soir Arrive Enfin
Ton monde est superficiel
Loin de tout, loin du réel
Nous sommes d'une autre planète
Et le soir arrive enfin
Au hasard, au gré des vents
Tu consumes ta petite vie
Loin de toutes nos galaxies
A la vitesse du courant
Et le soir arrive enfin
Et le feu nous brûle les yeux
Et la nuit arrive enfin
On t'a jugé coupable
Psychotrope et paradis
C'est un nouvel interdit
Le bonheur indissociable
Et le soir arrive enfin.
lundi 7 avril 2008
C'est juste un simple fait divers. Et la vie continue, on oubliera bien vite. De l'abrasif en action. Mémoire effacée. Lobotomie. Formatage du cerveau. Préparez-vous à tout oublier, maintenant.
Voici la dernière image que j'ai gardée en tête. Le soleil s'en va et tout s'en va en coup de vent, et j'ai tout manqué. Déconnecte-moi, enferme-moi dans ta petite boîte. Un autre monde est ouvert. Juste un monde irréel, un univers de démence et de lente décadence... Encore une petite pilule ?
Vous vous sentez mal, buvez ceci. Tenez, avalez cette pastille. Tendez le bras, l'injection ne vous fera aucun mal. Détendez-vous, la perfusion vous soulagera.
Reprenez votre souffle, calmez-vous, vous êtes en sécurité. Répondez au son de ma voix. Monsieur ?
...
dimanche 6 avril 2008
Is There Life On Mars ?
Fais gaffe, juste là, y'a un ravin énorme.
Pique-moi, intraveineuse...
Enfermé entre quatre murs
Défoncé, épuisé, inconscient
Abusé, essoufflé, innocent
Nous avons perdu, oui, j’en suis sûr.
lundi 25 février 2008
Grands espoirs...Liberté...
Par-delà l'autoroute, loin du béton, nous aimions courrir dans les hautes herbes qui recouvraient nos contrées. Et alors, tout était magnifique.
La chaleur du mois d'Août nous rajeunissait et le soleil se couchait tard le soir, pour mieux briller le lendemain. Mais un jour, on a érigé des barrières, des clotûres. La liberté était morte. Et le vent était de plus en plus fort. J'étais là, à te regarder, tes cheveux dans le vent. Mais tu étais de l'autre côté de la barrière...
Un jour, je reviendrai, j'aurai une pince et j'irai casser cette barrière. Nous nous retrouverons...
vendredi 8 février 2008
C'est l'histoire d'un mec...
Cela formait une ancienne route qui entourait le bâtiment. Je connaissais quelqu'un, un gars normal à première vue. Je connassais ce type. Il voyait la vie en noir et blanc. Ca cigarette le brûlait vite et fort. Ca le laissait éveillé, retenu à la réalité. Alors quand elle finissait de se consumer, l'homme partait dans des rêves sans fin. Et pour lui tout était beau. Et pour lui, tout était sincère. Pourtant, il n'avait que la solutide...pour lui.
Et pour la gloire de la solitude, sa clope roulait le long des pavés et s'arrêtait. Le vent finissait par l'emporter un peu plus loin, pour la tuer, la tête plongée dans une flaque d'eau. Alors elle émettait son dernier filet de fumée...
Je connaissais un type, un peu étrange, sans morale ni logique. Et sur un banc, il avait écrit: Héros toxicomane et violent. Alors les arbres finissaient par perdre leurs feuilles et la neige tombait. Et assis, il pleurait. Un samedi soir, sur un banc, un homme banal s'en est allé. Il est parti pour trouver son chemin, il est parti pour toujours. Sans morale, ni logique.
mercredi 16 janvier 2008
Sombre présage.
Tu n'as pas de titre, t'es qu'un orphelin. Je t'aime pas.
Juste une plaque, un chiffre. Un repère.
Alors, t'y crois encore toi, à la fraternité ? T'y crois, à l'égalité et la solidarité ?
Nous l'avions bien dit: Monde de merde. Non, rectifions, c'est juste un monde génial, peuplé par une race de cons dont nous faisons partie.
Beurk, ça fout la gerbe.
Menteur ! Mon père à un fusil, un jour, il va t'avoir.
samedi 15 décembre 2007
Tire-toi, tu portes la poisse.
Tout est parti. Tout est parti avec le vent.
Les rêves s'en sont allés. Même celui où les hommes étaient une nation unique, celui où des enfants brûlaient tous nos drapeaux et pour dire, notre liberté est morte. Le flingue, la révolution, l'immoralité, nous ne contrôlons rien. Rien !
lundi 10 décembre 2007
Oublions-nous.
Peut-être qu'il voulait juste voyager. Car tu sais, le monde est grand, grand. Grand !
Au quatrième étage, Pinpin était aussi seul que haut. Personne ne pouvait être plus haut. Un grand sentiment de vide s'empara de lui.
jeudi 29 novembre 2007
Le vendredi était notre petite mort et notre renaissance.
Etrangle-moi. Laisse-moi des ématomes sur ma peau blanche. Il n'y a que la douleur physique que l'on perçoit réellement. Continue, donne-moi des coups. Fais ressortir ce surplus de violence.
Je ferai pareil.
Dans le noir du parking souterrain, minuit nous arrête.
Samedi, nous devons profiter de revivre. Pour ce que nous sommes, parce que nous sommes des hommes forts. Nous n'avons aucunement besoin de votre monde de consommation.
Il est inutile de penser que nous vous écoutons. Continuez votre chemin.
Eh, frère, on remet ça à vendredi soir. Promis, je serai là...
J'aimerai faire ce rêve, avec toi. J'aimerai juste te toucher, te dire que tu es quelque chose que je ne peux pas avoir.
mardi 27 novembre 2007
Dans la gare de Cornavin
On voit ceux qui, un verre à la main, s'oublient comme une samedi soir.
Ceux dont l'espoir s'en est allé, loin d'ici. Il y a les autres et puis toi. Sur le quai, le plus éloigné,
les femmes qui font leurs adieux. Tu es là, toi. Et on se perd à jamais, dans le dernier wagon.
Alors on se souvient de nous, deux enfants qui ont grandit un peu trop vite, deux enfants dépassés par le temps et ratrappés par leurs soucis. Mais regarde-moi, nous avons bien vieilli.
Allez, fait moi un sourire, fait juste un signe...
Et moi j'étais là, assis dans ma chambre. Rendez-moi les rêves que nous avions fait.
lundi 26 novembre 2007
On se réjouit déjà des longues nuits de l'hiver.
mercredi 21 novembre 2007
La vie passe comme tombe la pluie...Fatalement.
mardi 13 novembre 2007
Les roses son fannées.
L'automne est là, il est bien installé. Nous nous sommes regardés et tu as juré que tu m'aimais encore. L'horizon, lui, loin de nos problèmes, a déjà enfilé son manteau blanc. Les montagnes sont tristes et fades. Quoi de plus beau que le ciel bleu qui illumine nos monts ? Quoi de mieux que le contraste naturel de l'herbe verte et du ciel orageux ? J'aurai tellement voulu mourir maintenant.
Finir dans la beauté la plus parfaite. S'en aller. Te prendre la main, une dernière fois.
L'automne s'en est allé, nos espoirs avec. Je marche, seul. Nous avions juré tant de choses.
Nous disions toujours que leur amour était juste un artifice, qu'il n'en était rien.
Et puis la pluie est tombée. Mais si toi tu atrappes le rhume, moi je pleure. Je me dis que je n'ai que le ciel et ma guitare, pour moi. Mais il fait déjà nuit. Titubons une fois de plus dans les ruelles de cette grande ville, Genève. Ah, Genève ! Passons un peu de temps, au détours des bars et des cafés. Oublions-nous un instant, rien qu'un instant. Trinquons pour nos souvenirs, nos pêchés.
Et tes larmes n'ont pas pu être contenues...
Nous nous sommes tant aimés.
mardi 31 juillet 2007
jeudi 1 février 2007
Eloge à un Ange.
Eloge à un Ange.
Le vert de ses yeux me paralyse. Ses beaux yeux verts. Je crois que j’ai rencontré quelqu’un, mais pas un être humain, plutôt un ange. Un ange magnifique, doux, beau, un ange unique, qui est partout.
Près de moi et dans ma tête, tout le temps, comme une mélodie psychédélique et répétitive.
Un ange qui, de jour en jour, me ronge l’esprit et dévore mon cœur. Et je fonds en regardant celle que j’aime. Car je l’aime, plus que tout.
C’est ma drogue. Elle sent la même chose que tous les anges, mais reste si particulière, si précieuse. Il n’y a pas assez de mot pour décrire un tel spectacle. Un seul de ses sourires suffit à m’arracher une petite parcelle de bonheur, je plane.
Son ombre est délicate, l’ange resplendit m’envoûte, m’enivre. Elle est la personne parfaite. De mon cœur sombre et embrumé, le brouillard est chassé et tout redevient limpide. Elle purifie mon cœur et me nettoie de mes souillures.
Suis-je mort ? J’ai rencontré un ange. Il n’y en a pas sur Terre, normalement. Mais vous savez, il arrive que parfois, les anges tombent de leur beau ciel bleu, par malheur.
Je l’aime.
Je te vois. Je t’imagine.
samedi 2 septembre 2006
Dans 6 jours..
samedi 12 août 2006
Articles en vrac...
Pendant les vacances à Venise, j'ai trouvé un beau coucher de soleil...
Sinon, dédicace pour Jeepster: J'ai retrouvé mes RayBan ! Du coup les voilà et pour toi j'ai mis le T-shirt Nirvana ! Heureuse ? xD
Je vous ferai découvrire le prologue d'ici peu dans un futur article.
jeudi 10 août 2006
Mélancolie, Ô ma reine.
Fatigué, à bout de souffle, il y a des images qui me hantent, des bruits étranges pourtant si familiers. Je me souviens, pas assez grand pour être mélancolique, mais assez grand pour la nostalgie. Un sentiment de voir et entendre les choses, comme dans le passé, comme un envie de pleurer, ou un mal moral sans fond. Pourtant dans ce gouffre, je suis accroché et je monte et je monte… Sauf que sur le chemin il y aurait des rochers qui tomberaient et m’entraînent avec eux au fond. L’eau coule dans le trou bientôt il sera impossible de respirer, il faut sortir la tête du fond, se réveiller.
Mais oui, il faut se réveiller ! ‘Paraît que je suis très mélancolique, que c’est mal. La mélancolie est « un état de dépression grave » comme on aime le dire. Moi je crois pas, il n’en est rien. Et pourtant.
Y’a bien des choses que je regrettes, des choses que j’aurai dû faire, des choses que je n’aurai pas dû faire. C’est dur, ici, c’est pas comme un film, la vie. On a appuyé sur « play » dans mon lecteur et je suis arrivé. Je vous ai regardé avec des yeux étonnés, parfois surpris. J’ai grandit dans le bonheur, j’ai fréquenté l’épanouissement. Bientôt, j’ai rencontré la force physique, puis l’intelligence. L’intelligence m’a dit que ce n’était pas utile de frapper et que les mots font plus mal que la violence. Au début j’avais pas compris, mais l’intelligence m’a envoyé voir les sentiments. Alors j’ai rencontré quelque chose de féerique, une sorte de bonheur à double tranchant, la psychologie. Quand tu apprends à la contrôler, tu es une personne bien, mais si tu pense trop, la psychologie te ronge grâce aux sentiments.
Les sentiments me rongent, doucement, y’a la mélancolie, qui hiberne et qui se réveille parfois, y’a aussi la tristesse qui suit la mélancolie. Des fois il y a la joie, qui vient dans mon cœur comme un soleil en automne, qui vient dorer les feuilles des arbres et réchauffe.
J’ai également vu la trahison sonner à ma porte, le jour ou j’ai entendu « Salut je ne t’aime plus. » Faut pas oublier la haine et la rancunes, c’est des frères qui restent au fond de vous en mangeant tout ce que vous accumulez et qui grossissent. Un jour, ils sont très fort et sortent de toi, tu perds la maîtrise de toi, tu hurles tu casses tout et y’a des gens qui sont là pour être tes victimes. Après cet élan de colère, la haine et la rancune sont de nouveau petit et s’endorment en attendant de pouvoir se mettre quelque chose sous la dent.
Je vis avec tout ce monde bien ancrés dans ma tête. Ils sont là. Ils se servent de moi pour agir, comme un pantin. Mais après tout, c’est moi qui les contrôle et alors, alors je peux les tuer si je veux. Heureusement, la volonté et la franchise étaient arrivées très tôt dans ma vie. Toujours là pour passer à l’action.
Je filtre tellement d’évènements dans ma tête que j’en fini épuisé. Et je suis encore jeune.

