Y'a plus que la haine pour aiguiser mes dents
Je l'ai expliqué à des tas de gens
Mais tu sais plus personne ne comprend
J'ai beau gueuler y'a personne qui m'entend
Gentiment mais sûrement la tristesse rend l'enfant violent
Encore pire qu'avant, un coup de plus qui partira dans le vent
Mais t'inquiète, tous les jours j'me donne à cent pour cent
C'est comme ça, j'dois y aller il est grand temps.
mercredi 9 février 2011
jeudi 27 janvier 2011
De ma Fenêtre
Je t'écris une lettre, du bord de ma fenêtre, et déjà tu sais ce que j'y vois en bas. D'abord y'a cette vieille femme, celle qui fait traverser les mômes, les cheveux comme une sorcière, tellement folle qu'elle est partie en guerre. Du bord de ma fenêtre, j'y vois, là contre le mur, la lumière verte de la pharmacie et j'entends des murmures, des p'tits bruits qui font "oh oui, oh oui". Ca c'est encore un coup du voisin d'en face, qui sait seulement tirer son coup avec des poufiasses. Et t'as ces dégueulasses, les cheveux filasses, qui vivent à deux, j'vous le dis c'est des hippies, gratteux comme pas d'autres, parce que bon les autres, oh non, n'en parlons pas...
Et puis aussi, y'a tous ces gamins, qui volent des bonbons dans le petit magasin. Ah et j'oubliais, un peu plus loin y'a le café, et ses increvables clients, qui viennent pour mater, quand la serveuse met son beau décolleté.
[...]
Je te raconte ça, j'te jure que c'est ça mes journées, tu sais quand je suis posé, juste une journée au bord de ma fenêtre !
Et puis aussi, y'a tous ces gamins, qui volent des bonbons dans le petit magasin. Ah et j'oubliais, un peu plus loin y'a le café, et ses increvables clients, qui viennent pour mater, quand la serveuse met son beau décolleté.
[...]
Je te raconte ça, j'te jure que c'est ça mes journées, tu sais quand je suis posé, juste une journée au bord de ma fenêtre !
Entre nos Voix
Y'en a eu plein des matins comme ça, ou t'étais même pas là
Des réveils pleins de peine en te disant hé réveille-toi
Ton corps perdu au fond du lit, la tête qui pense à un autre que moi
Tu sors enfin vivre ta vie, et je me dis t'inquiète, on s'reverra
Et tu sais, c'est entre nos voix qu'on étouffera notre histoire
Des journées entières, j'en ai fait tant, des chansons pour toi
Des réveils pleins de peine en te disant hé réveille-toi
Ton corps perdu au fond du lit, la tête qui pense à un autre que moi
Tu sors enfin vivre ta vie, et je me dis t'inquiète, on s'reverra
Et tu sais, c'est entre nos voix qu'on étouffera notre histoire
Des journées entières, j'en ai fait tant, des chansons pour toi
Quatre Jours
Quatre jours de nuit à s'engourdir corps et âme
A plonger tête baissée dans les yeux d'une femme
Sans compter sur ce gouffre, où s'enfonce mon cœur
Je me brûle contre ta flamme et tu pleures
Comme pour éteindre en moi la luciole qui rêve
Un peu fort, un peu trop et qui crève
J'y vois rien, j'en sais rien, je m'en fous
J'y ai vu, dans tes yeux, c'était flou
Mais limpide à la fois, la débâcle
De nos corps, dans tes draps, un miracle
Et quatre jours de nuit, à maudire ton nom
Et quatre jours de nuit, à mourir pour de bon
A plonger tête baissée dans les yeux d'une femme
Sans compter sur ce gouffre, où s'enfonce mon cœur
Je me brûle contre ta flamme et tu pleures
Comme pour éteindre en moi la luciole qui rêve
Un peu fort, un peu trop et qui crève
J'y vois rien, j'en sais rien, je m'en fous
J'y ai vu, dans tes yeux, c'était flou
Mais limpide à la fois, la débâcle
De nos corps, dans tes draps, un miracle
Et quatre jours de nuit, à maudire ton nom
Et quatre jours de nuit, à mourir pour de bon
mercredi 12 janvier 2011
Le Blues de l'Artiste.
Sur une mélodie de Jacques Brel - Ces Gens-là
C'était un mardi soir, lui qui rentrait chez lui, du vide plein la tête, dans ses rêves, que du noir.
Se prend un petit verre, lui qui est si sûr de lui, qui est si sûr de plaire.
Et puis qui s'déchire, seul, dans son putain d'apart', lui qu'est un gars à part.
Faut vous dire Monsieur, que ce gars-là Monsieur, que ce gars-là, oui, a le blues de l'artiste, et puis des larmes aux yeux...
Et puis y'a sa feuille, elle qui reste toute blanche, qui n'parle pas mais pense.
Celle qui lui fout l'cafard, et qui l'envenime, quand il la peint le soir.
Et puis qui le tue, sûr que c'est à petit feu, elle qui lui dit "tu", quand il a trop bu, mais il a presque pas bu, ou alors un peu, enfin je sais plus.
Faut vous dire Monsieur, que ce gars-là Monsieur, que ce gars-là, oui, a le blues de l'artiste, et puis des pinceaux tristes...
...
C'était un mardi soir, lui qui rentrait chez lui, du vide plein la tête, dans ses rêves, que du noir.
Se prend un petit verre, lui qui est si sûr de lui, qui est si sûr de plaire.
Et puis qui s'déchire, seul, dans son putain d'apart', lui qu'est un gars à part.
Faut vous dire Monsieur, que ce gars-là Monsieur, que ce gars-là, oui, a le blues de l'artiste, et puis des larmes aux yeux...
Et puis y'a sa feuille, elle qui reste toute blanche, qui n'parle pas mais pense.
Celle qui lui fout l'cafard, et qui l'envenime, quand il la peint le soir.
Et puis qui le tue, sûr que c'est à petit feu, elle qui lui dit "tu", quand il a trop bu, mais il a presque pas bu, ou alors un peu, enfin je sais plus.
Faut vous dire Monsieur, que ce gars-là Monsieur, que ce gars-là, oui, a le blues de l'artiste, et puis des pinceaux tristes...
...
jeudi 30 décembre 2010
mardi 14 décembre 2010
mercredi 8 décembre 2010
L'élitisme culturel.
Production de masse et destruction des masses. Lise aime John et John se suicide dans un long couloir blanc. Dieu autoproclamé seigneur de l'empire commercial, industrie de l'industrie de l'industrie de masse et des masses de consommation pour toi, dans ton magasin, avec tes tous issus de ton travail.
Brûle le fric, consomme, c'est la règle, consomme ou casse-toi. Extension de l'empire financier du grand requin avare ou du requin marteau, grosse poiscaille et petits crabes souffrants. Produit brut, produit net, PIB, abréviations stupides, l'intellectuel du pognon, la foire au cochon, l'espoir aux cons.
Plus jamais de rêves pour toi.
Élitisme et monopole, on suce ta cervelle dans ses moindres recoins, accroche-toi petit car toi aussi tu y arriveras.
Brûle le fric, consomme, c'est la règle, consomme ou casse-toi. Extension de l'empire financier du grand requin avare ou du requin marteau, grosse poiscaille et petits crabes souffrants. Produit brut, produit net, PIB, abréviations stupides, l'intellectuel du pognon, la foire au cochon, l'espoir aux cons.
Plus jamais de rêves pour toi.
Élitisme et monopole, on suce ta cervelle dans ses moindres recoins, accroche-toi petit car toi aussi tu y arriveras.
mardi 7 décembre 2010
A Mon Marin.
Et chaque jour j'ai attendu qu'il vienne me chercher pour m'emmener vers des rivages inconnus, et j'ai couvert la plage de larmes pleines de sel.
Et chaque jour je retourne au bord de l'eau, cherchant celui qui m'emportera enfin, versant des larmes remplies de peine.
Et chaque soir j'ai attendu qu'un bateau vienne me chercher et me porter au loin, voir le soleil une nouvelle fois, versant des larmes désespérées.
Et chaque jour je retourne au bord de l'eau, cherchant celui qui m'emportera enfin, versant des larmes remplies de peine.
Et chaque soir j'ai attendu qu'un bateau vienne me chercher et me porter au loin, voir le soleil une nouvelle fois, versant des larmes désespérées.
lundi 6 décembre 2010
Scar-shaped Heart
Comportement bizarre
Toujours à côté de la plaque
Série d'action démentielles
Toujours en-dehors de la foule
Le résultat d'un manque
Un plus un plus un moins trois
Ma maison est en feu
Un toit plus un moi moins toi
Et un coeur qui déraille
Produit inachevé d'un rêve avorté
Développé seul hors de l'éprouvette
Bébé déserte le salon
Loin de son intimité en bulle
Bébé complètement défoncé
Loin de tout qui déambule
Bébé au coeur-cicatrice
Le résultat d'un manque
Une addition ratée
Ma maison est en feu
Un règlement de compte
Bébé déserte la maison
Complètement défoncé
Bébé brûle sa maison
Bébé corps mutilé.
Toujours à côté de la plaque
Série d'action démentielles
Toujours en-dehors de la foule
Le résultat d'un manque
Un plus un plus un moins trois
Ma maison est en feu
Un toit plus un moi moins toi
Et un coeur qui déraille
Produit inachevé d'un rêve avorté
Développé seul hors de l'éprouvette
Bébé déserte le salon
Loin de son intimité en bulle
Bébé complètement défoncé
Loin de tout qui déambule
Bébé au coeur-cicatrice
Le résultat d'un manque
Une addition ratée
Ma maison est en feu
Un règlement de compte
Bébé déserte la maison
Complètement défoncé
Bébé brûle sa maison
Bébé corps mutilé.
dimanche 5 décembre 2010
Something.
Tu veux que je te décrives la manière dont je me sens ?
Coincé entre peine perdue et courage instable et malsain, pulsion démoniaque du coeur qui réfléchit par l'émotion et non par logique. L'instinct de base, la survie et le mal. Juste avoir la haine, chasser un maximum, se donner et écraser le reste, l'inutile. Recommencer droit derrière.
Froissé sous le terrible engrenage, la machine avance et s'emballe. Elle va de plus en plus vite vers l'inconnu. Médecine mentale, à croire ou ne pas croire, sans jamais fermer les yeux, quatre jours de nuit à s'engourdir corps et âme.
Coincé entre peine perdue et courage instable et malsain, pulsion démoniaque du coeur qui réfléchit par l'émotion et non par logique. L'instinct de base, la survie et le mal. Juste avoir la haine, chasser un maximum, se donner et écraser le reste, l'inutile. Recommencer droit derrière.
Froissé sous le terrible engrenage, la machine avance et s'emballe. Elle va de plus en plus vite vers l'inconnu. Médecine mentale, à croire ou ne pas croire, sans jamais fermer les yeux, quatre jours de nuit à s'engourdir corps et âme.
mercredi 1 décembre 2010
Le Brancard
Les rêves les plus improbables sont les reflets de la vérité et bien que nous n'y croyons pas, nous baignons dans ces pensées évasives.
Entre inceste et alcool, je prends les deux et je m'en vais comme un sauvage.
Acte sexuel sur un brancard, on se laisse définitivement aller au plus profond, à ne plus savoir quoi en foutre, on s'y jette sous les regards dénonciateurs, le corps alcoolisé comme pas possible, on s'y jette pour de bon, sous les yeux des patients.
On mélange les breuvages, les pilules, et alors, on s'en fiche. Cocktail détonant, on ne recule jamais devant les limites de son propre corps.
Entre inceste et alcool, je prends les deux et je m'en vais comme un sauvage.
Acte sexuel sur un brancard, on se laisse définitivement aller au plus profond, à ne plus savoir quoi en foutre, on s'y jette sous les regards dénonciateurs, le corps alcoolisé comme pas possible, on s'y jette pour de bon, sous les yeux des patients.
On mélange les breuvages, les pilules, et alors, on s'en fiche. Cocktail détonant, on ne recule jamais devant les limites de son propre corps.
mardi 30 novembre 2010
Psychosis
Laisse encore une fois mon regard glisser le long des falaises inexplorées, tant que se verseront des rivières de larmes à ton nom, tant que la houle gardera mon âme en otage.
Dernière Cigarette...
En pleine nuit, se lever pour un meurtre sanglant, en pleine nuit un homme est mort dans ma tête, tué de mes propres mains. En pleine nuit je fais un cauchemar qui me garde éveillé jusqu'à l'aube. Reflet de moi-même, les idées malsaines surgissent toujours dans les moments les plus sereins. Et si je tombe de la falaise, pourrais-je me débarrasser seulement de mon corps ? Et si je tombe, pourras-tu me relever une fois de plus ?
J'agis seul un vendredi de nuit noire, j'abandonne toute activité cérébrale et je passe à l'action. Coup de cutter, hurler de rire ou juste hurler pour le pire, j'en sais rien, un grand coup qui tâche, qui éclabousse.
Vingt ans passés et on se livre à corps perdu dans les tempêtes rageuses de la destruction de soi.
Avoir la rage, ne plus voir passer le temps, tuer chaque instant dans les plaies ouvertes, comme des ouvertures sur le monde, des choses à dire, les années silencieuses qui font surface.
Le silence se retrouve inlassablement dans le cri, dans la douleur, la chair à vif. On s'y fait peu à peu, on s'y fait on n'hésite plus, la confiance vient, à force de tailler, à force de découper, de tirer, déchirer, frapper, broyer la peau comme une feuille de papier. Éteindre sa dernière cigarette dans le creux d'un bras.
Garder des traces, former des cicatrices. Du tout et du rien, garder la cicatrice comme un souvenir béant.
J'agis seul un vendredi de nuit noire, j'abandonne toute activité cérébrale et je passe à l'action. Coup de cutter, hurler de rire ou juste hurler pour le pire, j'en sais rien, un grand coup qui tâche, qui éclabousse.
Vingt ans passés et on se livre à corps perdu dans les tempêtes rageuses de la destruction de soi.
Avoir la rage, ne plus voir passer le temps, tuer chaque instant dans les plaies ouvertes, comme des ouvertures sur le monde, des choses à dire, les années silencieuses qui font surface.
Le silence se retrouve inlassablement dans le cri, dans la douleur, la chair à vif. On s'y fait peu à peu, on s'y fait on n'hésite plus, la confiance vient, à force de tailler, à force de découper, de tirer, déchirer, frapper, broyer la peau comme une feuille de papier. Éteindre sa dernière cigarette dans le creux d'un bras.
Garder des traces, former des cicatrices. Du tout et du rien, garder la cicatrice comme un souvenir béant.
lundi 22 novembre 2010
On l'ouvre, on la ferme, on l'oublie
La plaie.
On l'ouvre un soir d'excès de colère, on l'ouvre vivement d'une taillade au couteau et puis on la laisse cracher. Elle crache la douleur, la peine contenue dans ce sang noir et corrompu. On la referme alors. Ce n'est pas nous, c'est le corps, inconscient et machinal, c'est le corps qui cicatrise et tente de garder le mal à l'intérieur, qui tire un trait sur les évènement vécus, qui hurle "tabula rasa".
On l'oublie enfin. C'est la vie, on avance, on recule, peu importe, les anciennes plaies, au même titre que les hématomes évanouis, s'oublient. On ne s'en souvient que par cette trace laissée à jamais sur notre corps qui nous est étranger, notre mécanique organique qui nous pousse à survivre. Cette horrible cicatrice est la reine, pour toujours.
Je l'ai ouverte, je l'ai fermée, jamais je ne l'ai oubliée.
On l'ouvre un soir d'excès de colère, on l'ouvre vivement d'une taillade au couteau et puis on la laisse cracher. Elle crache la douleur, la peine contenue dans ce sang noir et corrompu. On la referme alors. Ce n'est pas nous, c'est le corps, inconscient et machinal, c'est le corps qui cicatrise et tente de garder le mal à l'intérieur, qui tire un trait sur les évènement vécus, qui hurle "tabula rasa".
On l'oublie enfin. C'est la vie, on avance, on recule, peu importe, les anciennes plaies, au même titre que les hématomes évanouis, s'oublient. On ne s'en souvient que par cette trace laissée à jamais sur notre corps qui nous est étranger, notre mécanique organique qui nous pousse à survivre. Cette horrible cicatrice est la reine, pour toujours.
Je l'ai ouverte, je l'ai fermée, jamais je ne l'ai oubliée.
lundi 15 novembre 2010
Montre-moi qui tu es vraiment.
Ne t'en fais pas, montre-moi juste qui tu es. Fais-moi confiance, totalement. Offre-toi à moi s'il te plaît, au travers de nos regards perçants, mets-toi à nue entre nos yeux dévoreurs. Je te tiendrai au chaud, fais-moi confiance, laisse-toi faire. Ne me pose jamais de questions car je n'y répondrai jamais. Je ne parle pas, tu sais, je ne parle pas, alors seulement fais-moi confiance, montre-moi tout ce que tu as, qui tu es, ne regrette rien car tout ça sera la plus belle chose que tu auras accompli.
mercredi 10 novembre 2010
Cicatrice
Des traces, des lambeaux de souvenirs, déposés un peu partout sur des tessons de verre. Comme si la marée avait tout déblayé, les bateaux de pirates sont très loin et on fait pleuvoir les confettis. Et puis un jour, un vieille homme ouvre un album photo de ces évènements. Il se souvient. Il se souvient des sombres journées passées à lutter, cet espoir qui s'éteint comme une allumette prise dans la colère de l'hiver. Le vieil homme pensait devoir hisser le drapeau blanc. Se rendre, se rendre à la nature et capituler avec honnêteté. Il s'était trompé, il avait survécu, quelques immondes cicatrices sur le torse, quelques cicatrices de vie. Une vie pleine de détails parfois incertains et lourd de conséquences...
lundi 8 novembre 2010
Bulles de regret
Ce soir peu importe, je ne serai pas là pour dîner. Je rentre en pleine nuit, dans les yeux, des lucioles qui s'agitent. Dans ma bulle qui va exploser, non je ne serai pas là pour dîner. Je me fiche bien du reste, car ce soir je vais m'envoler. Je marche dans le ciel, j'écrase les étoiles par milliers. Je me fiche bien du reste, car ce soir je n'ai rien regretté.
dimanche 7 novembre 2010
Pensée
Parce que quand plus personne ne te comprend, il n'y a que l'art pour évacuer les blessures de l'âme.
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