mardi 7 décembre 2010

A Mon Marin.

Et chaque jour j'ai attendu qu'il vienne me chercher pour m'emmener vers des rivages inconnus, et j'ai couvert la plage de larmes pleines de sel.
Et chaque jour je retourne au bord de l'eau, cherchant celui qui m'emportera enfin, versant des larmes remplies de peine.
Et chaque soir j'ai attendu qu'un bateau vienne me chercher et me porter au loin, voir le soleil une nouvelle fois, versant des larmes désespérées.

lundi 6 décembre 2010

Scar-shaped Heart

Comportement bizarre
Toujours à côté de la plaque
Série d'action démentielles
Toujours en-dehors de la foule

Le résultat d'un manque
Un plus un plus un moins trois
Ma maison est en feu
Un toit plus un moi moins toi

Et un coeur qui déraille
Produit inachevé d'un rêve avorté
Développé seul hors de l'éprouvette
Bébé déserte le salon

Loin de son intimité en bulle
Bébé complètement défoncé
Loin de tout qui déambule
Bébé au coeur-cicatrice

Le résultat d'un manque
Une addition ratée
Ma maison est en feu
Un règlement de compte

Bébé déserte la maison
Complètement défoncé
Bébé brûle sa maison
Bébé corps mutilé.

dimanche 5 décembre 2010

Something.

Tu veux que je te décrives la manière dont je me sens ?
Coincé entre peine perdue et courage instable et malsain, pulsion démoniaque du coeur qui réfléchit par l'émotion et non par logique. L'instinct de base, la survie et le mal. Juste avoir la haine, chasser un maximum, se donner et écraser le reste, l'inutile. Recommencer droit derrière.
Froissé sous le terrible engrenage, la machine avance et s'emballe. Elle va de plus en plus vite vers l'inconnu. Médecine mentale, à croire ou ne pas croire, sans jamais fermer les yeux, quatre jours de nuit à s'engourdir corps et âme.

mercredi 1 décembre 2010

Le Brancard

Les rêves les plus improbables sont les reflets de la vérité et bien que nous n'y croyons pas, nous baignons dans ces pensées évasives.
Entre inceste et alcool, je prends les deux et je m'en vais comme un sauvage.
Acte sexuel sur un brancard, on se laisse définitivement aller au plus profond, à ne plus savoir quoi en foutre, on s'y jette sous les regards dénonciateurs, le corps alcoolisé comme pas possible, on s'y jette pour de bon, sous les yeux des patients.
On mélange les breuvages, les pilules, et alors, on s'en fiche. Cocktail détonant, on ne recule jamais devant les limites de son propre corps.

mardi 30 novembre 2010

Psychosis

Laisse encore une fois mon regard glisser le long des falaises inexplorées, tant que se verseront des rivières de larmes à ton nom, tant que la houle gardera mon âme en otage.

Dernière Cigarette...

En pleine nuit, se lever pour un meurtre sanglant, en pleine nuit un homme est mort dans ma tête, tué de mes propres mains. En pleine nuit je fais un cauchemar qui me garde éveillé jusqu'à l'aube. Reflet de moi-même, les idées malsaines surgissent toujours dans les moments les plus sereins. Et si je tombe de la falaise, pourrais-je me débarrasser seulement de mon corps ? Et si je tombe, pourras-tu me relever une fois de plus ?
J'agis seul un vendredi de nuit noire, j'abandonne toute activité cérébrale et je passe à l'action. Coup de cutter, hurler de rire ou juste hurler pour le pire, j'en sais rien, un grand coup qui tâche, qui éclabousse.
Vingt ans passés et on se livre à corps perdu dans les tempêtes rageuses de la destruction de soi.
Avoir la rage, ne plus voir passer le temps, tuer chaque instant dans les plaies ouvertes, comme des ouvertures sur le monde, des choses à dire, les années silencieuses qui font surface.
Le silence se retrouve inlassablement dans le cri, dans la douleur, la chair à vif. On s'y fait peu à peu, on s'y fait on n'hésite plus, la confiance vient, à force de tailler, à force de découper, de tirer, déchirer, frapper, broyer la peau comme une feuille de papier. Éteindre sa dernière cigarette dans le creux d'un bras.
Garder des traces, former des cicatrices. Du tout et du rien, garder la cicatrice comme un souvenir béant.

lundi 22 novembre 2010

On l'ouvre, on la ferme, on l'oublie

La plaie.

On l'ouvre un soir d'excès de colère, on l'ouvre vivement d'une taillade au couteau et puis on la laisse cracher. Elle crache la douleur, la peine contenue dans ce sang noir et corrompu. On la referme alors. Ce n'est pas nous, c'est le corps, inconscient et machinal, c'est le corps qui cicatrise et tente de garder le mal à l'intérieur, qui tire un trait sur les évènement vécus, qui hurle "tabula rasa".
On l'oublie enfin. C'est la vie, on avance, on recule, peu importe, les anciennes plaies, au même titre que les hématomes évanouis, s'oublient. On ne s'en souvient que par cette trace laissée à jamais sur notre corps qui nous est étranger, notre mécanique organique qui nous pousse à survivre. Cette horrible cicatrice est la reine, pour toujours.

Je l'ai ouverte, je l'ai fermée, jamais je ne l'ai oubliée.

lundi 15 novembre 2010

Montre-moi qui tu es vraiment.

Ne t'en fais pas, montre-moi juste qui tu es. Fais-moi confiance, totalement. Offre-toi à moi s'il te plaît, au travers de nos regards perçants, mets-toi à nue entre nos yeux dévoreurs. Je te tiendrai au chaud, fais-moi confiance, laisse-toi faire. Ne me pose jamais de questions car je n'y répondrai jamais. Je ne parle pas, tu sais, je ne parle pas, alors seulement fais-moi confiance, montre-moi tout ce que tu as, qui tu es, ne regrette rien car tout ça sera la plus belle chose que tu auras accompli.

mercredi 10 novembre 2010

Cicatrice

Des traces, des lambeaux de souvenirs, déposés un peu partout sur des tessons de verre. Comme si la marée avait tout déblayé, les bateaux de pirates sont très loin et on fait pleuvoir les confettis. Et puis un jour, un vieille homme ouvre un album photo de ces évènements. Il se souvient. Il se souvient des sombres journées passées à lutter, cet espoir qui s'éteint comme une allumette prise dans la colère de l'hiver. Le vieil homme pensait devoir hisser le drapeau blanc. Se rendre, se rendre à la nature et capituler avec honnêteté. Il s'était trompé, il avait survécu, quelques immondes cicatrices sur le torse, quelques cicatrices de vie. Une vie pleine de détails parfois incertains et lourd de conséquences...

lundi 8 novembre 2010

Bulles de regret

Ce soir peu importe, je ne serai pas là pour dîner. Je rentre en pleine nuit, dans les yeux, des lucioles qui s'agitent. Dans ma bulle qui va exploser, non je ne serai pas là pour dîner. Je me fiche bien du reste, car ce soir je vais m'envoler. Je marche dans le ciel, j'écrase les étoiles par milliers. Je me fiche bien du reste, car ce soir je n'ai rien regretté.

dimanche 7 novembre 2010

Pensée

Parce que quand plus personne ne te comprend, il n'y a que l'art pour évacuer les blessures de l'âme.

vendredi 17 septembre 2010

Aleksandra.

Quand je me suis levé ce matin, elle était assise au salon, se brûlant l'intérieur à grandes gorgées de café amer. Le reflet de la lumière matinale sur la baie vitrée de notre appartement du 52ème étage de ce grand building de verre m'avait littéralement aveuglé.
Il me semble que c'est à ce moment même qu'elle ôta son peignoir et se dirigea, nue et belle, vers la salle de bain. J'avais à peine eu le temps de griller un toast que déjà elle partit. La porte avait claqué un grand coup et elle me laissa, l'appartement vide.
Je me retrouvais seul au milieu de rien, et la lumière prenait la couleur de ses yeux, gris profond. Plus tard, je me rendis compte qu'elle avait déchiré quelques photographies de travail que j'avais soigneusement placées sur le panneau de liège du couloir. C'était un petit jeu entre nous, la petite touche d'adrénaline qu'on a juré de ne jamais éteindre.
Et donc, inlassablement, nous vivions avec nos phases de sabotage.
Il était passé 21 heures, et elle n'était pas rentrée du travail. C'était ma première nuit entre les ombres. Ma première nuit, et puis des années.
Des années que je n'ai pas croisé son regard.

mercredi 15 septembre 2010

A Jamais.

Tu savais de quelle manière tout cela allait se terminer, n'est-ce pas ? Tu as choisi le silence, comme un vœu très cher. Ne peux-tu pas comprendre, qu'à s'ennuyer de la sorte, nos liens les plus intimes se sont brisés à jamais dans notre cœur ? Voilà tant de questions auxquelles tu ne m'as pas apporté de réponses. Je t'ai aimé à en mourir, mais cette fois, je n'aspire qu'à l'horrible odeur de la mort. Ton masque sous lequel tu as dissimulé ton identité, ta sale langue de vipère, ton masque, ô artifice protecteur, l'allié du comédien que tu as été, oui, ton masque ne t'es plus utile car de ce que j'ai connu de toi, je ne retiens que le mortel poison de tes crochets de serpent. Et si je me détache de toi maintenant, si je te laisse tomber, sois conscient d'une chose: ce n'est pas ma faute.

Ta chère et tendre.

Torche à la Main.

Poésie moderne, on revendique par la destruction, le carnage. Dans la rue, les anarchistes, en plein acte d'une tragédie à la grecque. Politique du désordre, on favorise la cassure. Au-delà de ça, c'est la consommation de masse, le règne du Dieu média. On te fait acheter tel ou tel truc. Je ne suis ni un anarchiste, ni un ange. Le paradoxe est dans l'air du temps. Le feu dans le regard, les Saints ont la torche à la main. Entre Delphine et Hippolyte, je choisis la mort déchirante, et les lambeaux de peau à n'en plus finir. Là où vit le Chaos, l'Art s'étend. Il n'existe aucune culture dans l'unité et l'ordre, seulement l'élitisme et le dictatoriat d'un système qu'on s'impose.
On se fixe des barrières, comme si l'on se coupait un bras ou une jambe. Elle est donc bien là, la blessure. Ça ne tourne pas rond, et le manège tourne pourtant. Théorie absurde et bourdonnante, on refait un monde qui devra se reconstruire et se trouver une identité propre...

L'Identité

L'identité. Retirer le masque que nous portons, se montrer sans artifices. Suivre sa conscience, être égocentrique et se moquer du reste, car le reste ne nous concerne pas. Aller à l'encontre des lois et de la morale. Agir en fonction de nos désirs, caprices du moment. Faire surgir notre côté chaotique, peu importe le prix, car cela conduit à la pureté. Pas la définition même de la pureté, mais celle qui nous rend beaux. Ce n'est qu'en étant honnête et franc que l'on se purifie. On favorise le désordre sincère du Chaos et l'on empêche la facilité préconstruite du mensonge. Aller à l'encontre du Bien. Ne pas hésiter à comettre les péchers, car ils l'en sont pas.
Il faut briser les habitudes, détruire les clichés. Retourner à l'instinct basique, cesser de réfléchir. Il faut agir pour la beauté du genste, et non pour ses conséquences.

dimanche 12 septembre 2010

The Seed, Part X.

Le Dieu communication
Le Dieu consommation
Mais dites-moi ici, qui manipule qui ?
Le Dieu amour n’a pas de place
C’est le Dieu hypocrite qui monopolise l’attention.

On se charge de mentir, de parler à ceux que l’on n’aime pas, de partager avec l’ennemi, de se nourrir du pain des autres. Mais à l’intérieur de nous, de notre petite graine enfouie au fond de notre cœur, quelque chose – ou quelqu’un – tient les rennes et tire les ficelles des pantins que nous sommes.

Il ne faut surtout pas prétendre être le capitaine de notre esprit voir même le maître de notre destin car tout est régit par le paraître, l’artifice et le malsain qui sommeille dans notre graine à tous. C’est dans la force de la nature, que nous naissons ainsi, pauvres pantins articulés, mus par les lois du profit et du chaos.


Bas les masques !
On se dévoîle enfin, tristes visages
démunis, à la peau fatiguée, subissant toutes les éclaboussures indélébile de la vie.
C'est par un grand moment d'honnêteté que
nous nous révélons enfin.
Le basque se brise dans sa chute et montre alors le serpent caché derrière.
Une lutte acharnée s'en suit.
La mort de l'un, la survie de l'autre, c'est à choix, mais il n'y aura aucun compromis.

L'histoire d'un couple qui s'autodétruit,
qui sort de l'ombre et après avoir fait fausse route, choisit le chemin de la pluie, acide à s'en brûler le coeur, mais sincère comme jamais.
Alors deux serpents se sont rencontrés et s'affrontent enfin...

C'est une graine assez grande, qui donne naissance à deux tiges, une est l'homme, l'autre la femme. Au bout des tiges, y'a pas de fleurs, mais un masque de théâtre représentant chaque sexe. Ils se regardent avec pas mal d'appréhension, de timidité et de confusion
Et dans cette graine, qui est éclatée et dont on voit l'intérieur
Il y a un pantin en bois, qui tient des ficelles, comme si ce couple n'était finalement qu'une marionnette, comme si c'était le pantin qui manipulait le couple
Dans la dernière graine (c'est une série qui raconte tout cette histoire), le pantin meurt, lâche les ficelles, et le couple meurt à son tour.

dimanche 5 septembre 2010

Point de Vue

Il y a différentes manières de percevoir le monde, chacun détient sa propre vérité et une conscience personnelle. Ma vision du monde actuel est celle d’une bouteille de verre. Comme si nous étions tous confinés à l’intérieur d’un lieu dont les barrières stériles nous empêcheraient de voir ailleurs. C’est peut-être notre société. Certes, nous voyons beaucoup de choses, mais nous les voyons de manière déformée, loin du réel. Comme à travers une lentille de verre. On s’embarque dans une bouteille, nous sommes simplement le message à l’intérieur d’une bouteille à la mer…

samedi 4 septembre 2010

L'Objet et le Tout.

Parce que l'on est fait de petits riens, d'étranges mécanismes aléatoires et désordonnés. Notre vie est chaotique et nous voyageons dans le creux des vagues, sans jamais voir l'horizon. Mais la promesse de quelques jours merveilleux nous fait garder l'espoir qui se cache en-dedans, et les idées bouillonnantes de nos propres créations distillent un progrès lent mais certain.
C'est en voyant non pas l'objet, mais l'ensemble qui l'entoure et qui lui donne sa raison d'être que nous pouvons faire évoluer constamment notre manière de percevoir le monde.
L'objet n'est pas, il est seulement à l'intérieur d'un tout qui lui donne son existence.
La Chose existe par procuration.
Il n'y a pas de place pour la vie ou n'importe quel concept d'existence spontanée ou soudaine.

dimanche 22 août 2010

Fred et Sophie, l'Arrogant et la Fée.

Ce n'était pas sa faute si elle était loin de ses rêves.

Elle mit sa bague au doigt, signant par la même occasion le pacte de la décadence.
Sophie ne l'avait que trop bien ignoré des années durant, il n'y a que les fous pour s'unir ainsi.
Parce que l'amour fait mal, bien qu'on ne le voie pas au premier abord. Sophie devenait femme, chaque jour depuis son enfance, elle s'éloignait de tout et fit ainsi la promesse de grandir plus vite. Elle était mûre et délicieuse à souhait, leurs lèvres tremblaient lorsqu'ils s'embrassaient sous la neige. Tout semblait aller, mais les rêves que l'on fait s'écroulent comme passe la vie, fatalement. Ainsi, il ignorait que Sophie pleurait son enfance sacrifiée, régulièrement lorsqu'elle rentrait de l'université où ils s'étaient rencontrés.

Ce n'était pas sa faute si elle était loin du bonheur.

Flirtant avec la souffrance, Sophie saignait en-dedans. Les hématomes de son coeur devenaient bleus puis tournaient au jaune. Elle se rappelait toujours de ce voisin, qui avait répandu de l'essence dans tout le salon, puis, après avoir pris des somnifères, avait allumé des bougies. Il n'avait plus qu'à attendre que les bougies fondent et que les flammes se trouvent en bas pour que son corps vide et endormi se consume dans la chaleur de l'appartement.
Sophie y pensait souvent. Le jeu de la mort se complique quand il devient jeu de l'amour. Fred sentait maintenant qu'elle n'était pas bien à l'intérieur et il mit tout en oeuvre pour lui venir en aide. C'était peine perdue. Il finit par se mettre en colère quelques fois puis ne revint jamais plus. Sophie l'avait perdu pour une poignée de larmes mal contenues.

Ce n'était pas sa faute si elle était loin du monde.

Sophie avait jeté la bague par la fenêtre de leur appart. Un ami lui avait expliqué que l'amour, c'était comme de croquer une pomme et la laisser. Une fois qu'on avait commencé le jeu de l'amour, tout se mettait à flétrir. Mais quelques semaines plus tard, un gamin de l'immeuble sonna à sa porte. Il lui apporta la bague et désigna le prénom de la jeune femme qui était gravé à l'intérieur de l'anneau.

Ce n'était pas sa faute si elle soufrait tant.
Ce n'était pas sa faute si tout s'en allait.
Tout s'en allait, ses rêves, ses sourires et même sa vie, qui fuyait le long de cette lame, un soir d'automne, entre feuilles mortes et vent glacé.

L'amour était sa tombe, l'amour était sa fatalité.

samedi 7 août 2010

La Nuit des Illuminés.

Entre fausses notes et faux pas, je cherche un témoin à la mascarade. Je tombe de la gouttière, m'accroche aux barreaux, délicieuse escapade nocturne qui me consume, chaque nuit un peu plus fort, chaque nuit près de la mort.
Comédie tragique de notre histoire, je cherche encore ce paradoxe qui m'a tout dérobé.
Entente avec le diable, petit deal entre amis, il n'y a plus que lui et moi, épaule contre épaule, tandis que chaque étoile joue un tour à tant de regards vidés.
Entre chiens et loups, s'entretuent les volontés, toutes asservies par un millier de désirs hurlants. De tout là-haut, je t'aperçois, au bord de la fenêtre, fantôme de ma nuit.
Lumière divine contre ombre malicieuse, chaque mélodie enivrante s'estompe dans ma mémoire, tout passe tout casse, désaccord et mésentente, deux tons au-dessous du reste.
Loin des futilités, chute cent fois sans faille, rien ne pourra plus arrêter la chute qui nous lie. Certains se jettent du haut de la falaise, dans la vie ou dans la tête, certains se jettent du haut du malaise...
Tragédie comique de notre histoire, une harmonie de plus, extinction des âmes.
Entente avec les anges, l'esprit consolé par les douces ailes tièdes des anges endormis. On profite, un saut depuis le haut du paradis, un saut et on s'enfuit.