dimanche 11 juillet 2010

Hématomes Toujours...

Parce que ce sont les hématomes les plus sombres qui se dérobent en premier...
Molécule folle, à la pupille dilatée, dansant à tout-va au travers des artères perdues, les kilomètres de veines nouées dans tes bras, molécule folle avance à la vitesse des aiguilles, qui piquent et repiquent, là où le garrot se tend.
Plus profond qu'une brûlure à l'acide, de l'essence dans les yeux, le compte à rebours vers Dieu le père.
Ouvre-moi ta porte.

Tu attends que l'aiguille froide te guide, à travers ta vie, au plus près des paradis dans lesquels se déversent des soleils bouillants comme des boules dans la gorge, un chat bien caché qui fait tousser jusqu'à la fin.
Et juste là, à deux pas, y'a ce putain qui te dit:
- C'est fini !
Alors tes paupières s'entrouvrent, et le son de l'ambulance résonne dans ta tête.
Tout tourne et puis s'en va, à commencer par tes souvenirs. Le faisceau lumineux traverse tes grands yeux vides, c'est à n'y rien comprendre.
C'est fini.
Tu vas terminer ta rencontre avec Dieu le père pendant que l'ambulance aux hurlement déchirants te conduit à l'hôpital.

Tu viens juste d'interrompre ta rencontre avec la mort. Avec Dieu, la mort.
La mort.
Et les hématomes sur ton bras virent au jaune puis disparaissent...

mardi 15 juin 2010

Thoughts

I always knew looking back on the tears would make me laugh,
but I never knew looking back on the laughs would make me cry.

lundi 14 juin 2010

Héroïne

Elle s'accroche à sa ligne de vie
Du rêve plein les poches
Comme du linge abandonné
Qui flotte jusqu'à l'horizon
Et lentement, s'en va.

Petite fille en mal de rêve
Elle est morte en adolescente qui se fane
Comme un bouton de rose sans eau
Qui perd son parfum, se sèche
Et lentement, s'en va.

vendredi 11 juin 2010

"Non, ce n'est pas du vin. Oui mon ange, c'est du sang..."

Cœur rongé et qui lentement fait ressortir les rides de l'angoisse et de tant de crispations.
Âme solide, attachée pour l'éternel à ce cœur de pierre. Toujours au plus profond se plante le poignard d'un passé qui n'a pas existé.
Visages fantomatiques, illusoires, pure décadence de l'esprit par la force de la parole. Des sanglots qu'on ne peut plus jamais faire taire, qui ne finisse plus de couler et qui ne sècheront jamais, dans l'âme et au plus sombre du cœur.
Il verse un liquide qui n'est pas du sang. Il se vide de quelque chose, ce soir, quelque chose qui fait mal.
Des années de silence.
Le mal en bouteille se répand, le conteneur se brise, fissure amer qui fait pleurer comme pleurent les yeux des statues.
Des cicatrices dans mes souvenirs, mutilation des rêves et des désirs.
Se taire pour mieux se révolter.
La plus longue recette de l'esprit.
Liberté: dans le cœur, au fond de soi, que l'on garde pour la vie. Et moi, je tiens mon cœur à la main, et je longe ce chemin qui s'étend jusqu'à mordre le bas de l'horizon. Alors j'avance à jamais ce chemin, au nom d'un combat qui ne cessera point.

dimanche 6 juin 2010

Bleu

Bleu suicide.
Se jeter au ciel, hématome contenu sous l'épiderme fatigué.
Fondre lentement dans le creux des rides.
Bleu amer, les cauchemars à base de mauvais vin.
Bleu suicide.

mercredi 19 mai 2010

Les Oiseaux De Passage...

Je me suis demandé pourquoi les oiseaux restaient toujours au même endroit, alors qu'ils pouvaient voler jusque n'importe où sur Terre. Et puis je me suis posé la question pour moi-même...

lundi 10 mai 2010

Grande Gueule.

Arrache-moi les yeux, s'il te plaît, que ça m'évite de pleurer encore. Arrache-les moi, pour que je ne puisse plus voir ce que vous faites de ce monde.
Arrache-moi à ce monde, chérie, arrache-moi de là.

dimanche 2 mai 2010

"J'ai douté de détails..."

Souffler sur des braises évanouies.
Se concentrer sur un point luminescent, dans le grenier d'un hangar, tard le soir.
Deux grosses femmes traversent la route.
Souffler des cendres dans le ciel bleu.
Regarder couler la cire d'une bougie, puis l'éteindre dans un hangar, en pleine nuit.
Deux statistiques, deux âmes sans corps.

vendredi 23 avril 2010

Et par tant de liberté moi, je me sens le coeur froid, c'est une bien triste nuit qui dépose son givre, sur mes lambeaux de rêves. Par tant de sentiers, de routes, j'ai choisi de prendre la nuit, le large qui coupe nos amarres.
Je vous le dis, au revoir.

jeudi 15 avril 2010

Ebauche Sans Nom.

Peu m'importe maintenant
Si tu penses un peu à moi
Ou pas du tout, j'ai oublié
Est-ce que tu m'as bien regardé
Les larmes sèchent au soleil
J'ai vu leur cadavres plein de sel
Mêmes ces journées d'hiver
Traîneront jamais mon cœur sous terre

Ce soir, t'as voulu voir la fin
Me laisser au bord d'une falaise
Ce soir, t'as voulu un témoin
A notre chute préméditée

Je ne peux que te regarder
Du haut de mon empire
Tu sais, que tout est bien fini
C'est demain que je vois d'ici
Dans mon lit s'endort la reine
D'un royaume plein de ruines
Les fissures sont colmatées
Des plaies dans mon cœur emprunté

Ce soir, t'as voulu voir la fin
Me laisser au bord d'une falaise
Ce soir, t'as voulu un témoin
A notre chute préméditée

...

mercredi 14 avril 2010

Industrie Malsaine.

Cendres et poussières, sang au goût de fer, tournoient et coulent près des fils barbelés, dans le périmètre accidenté de la vieille usine désaffectée. Les murs sont couverts de ronces épineuses et d'herbes folles. Nuage et fumée, autour de l'usine, près de l'autoroute de la mort. Lièvre défait, séché par le soleil, lente cuisson de l'âme, recette magique pour une petite entrée au paradis. Le dessert est en enfer. L'erreur est humaine, et le béton nous le prouve, dans la force de réflexion de l'homme, industrie et chimie. Pollue, tue, pille, impérialisme et suprématie.
Dictature de l'être supérieur.
Penser trop vite que son ombre.
Creuser des galeries sous terre, vivre dans le noir.

samedi 10 avril 2010

Libère-toi


Peu m’importe ce qui brûle au travers de tes yeux
Pourvu que ton cœur t’emporte dans les cieux
Car ici illusion rime avec magie noire
Et je veux pour toi autre chose que du poison à boire

Trace ta route à grand coup de crayon
Puisse le soleil te couvrir de rayons
Beauté divine aux yeux qui brillent comme de l’or
Non, l’amour n’est pas un mauvais sort

Et si moi je n’ai que des larmes à t’offrir
Il faudra les changer contre le plus beau de tes sourires
Car ici encore on attend le grand naufrage
Prépare-toi amie à esquiver la rage

S’il suffit de nager à contre-courant
Je nagerai alors le long des océans
Des milliers de crépuscule s’endormiront à tes pieds
Moi j’ai dans mon cœur l’aurore qui t’es voué

Une coupe de mauvais vin pour étancher ta soif
Pour te servir le bonheur par pleines carafes
Ne t’arrête jamais de suivre ce sentier
Puisque c’est ton nom qu’on lui a donné

Des ces malédictions je t’en prie libère-toi
Pour que le soleil guide enfin tes pas
Ainsi ton nom ne manquera pas à l’appel
Et puisse notre union être forgée dans l’Eternel.

vendredi 2 avril 2010

Un Pas De Plus...

Patates et sédiments. Des pierres droit dans le fossé. Des vertiges et plus encore, au travers de la boue qui nous coule entre les doigts. Absurdité du monde, lente décadence et adieux. La recette miracle d'un monde dans lequel la pureté ressort par souillure. Et bien plus encore. Main dans la main, quelques pas hésitants, un pas de plus au bord du ravin. Un pas de plus et c'est la chute, et bien plus encore.

dimanche 28 mars 2010

Effluve Amère.

Tes paroles n'ont plus le même goût lorsque je les bois par petites gorgées irrégulières, entre deux tremblements, pendant les pauses, dans le silence de ta voix. Ne me laisse pas m'habituer à ce goût amer auquel je ne fais que de penser depuis ce jour. Distille encore ton parfum à travers la chambre de ma mémoire, laisse-moi être un peu plus.
Laisse-moi devenir.

mardi 23 mars 2010

C'est Pas La Peine.

C'est pas la peine
De vouloir changer pour un rien
De vouloir s'en aller demain
C'est pas la peine

Oh non, non

C'est pas la peine
D'agiter ton pauvre cœur
De sourire à tout-va, d'éviter les pleurs
C'est pas la peine

Non mon ange ça vaut pas l'coup
D'avancer, tout oublier, comme beaucoup
De se donner de la peine
Ignorer les éclairs sur la plaine

C'est pas la peine
Oh non, non, c'est pas la peine

C'est pas la peine
De croire tous ces menteurs
Et de vouloir sortir de ta torpeur
C'est pas la peine
...

samedi 20 mars 2010

A Toi De Voir.

Il y a des écorchures sur les lèvres, dans le creux des joues, partout ou il s'est mordu. Les hématomes tournent au jaune, les plaies sont dissimulée. On peut tout faire, mais tu vois, les blessures restent bien là. On ne s'en sortira pas indemnes. Il ne reste plus qu'à espérer l'amnésie, oublier tout, laisser les choses prendre leur envol, laisser faire. Après tout, on s'en lasse, c'est la vie. C'est la mort. Tu choisis jamais vraiment. Pile, ou face ?

lundi 15 mars 2010

Quote

"J'voulais apprendre à pardonner, j'ai appris à me venger
J'voulais apprendre à aimer, j'ai appris à haïr."

Une pensée pour la semaine:

"Je sais qu'la vie c'est la mort donc la mort faut la vivre."

dimanche 14 mars 2010

Boîte Aux Larmes.

Dans la boîte aux malices, on s'en sort ou on ne s'en sortira pas.
A s'enfuir dans les cratères, on se perd ou on se trouve, tout dépend. Bracelet maudit et sables mouvants, on referme la boîte dans la crainte, on s'évade au gré des éboulements. Sentiers sur la dune, falaises et malaises, aveugle sur le chemin, mon âme s'engouffre au fond du ravin. Se laisser tomber de haut, devenir léger dans le vide, se heurter au fond, dans le creux près de la mer. Sépulture pleine de larmes, enterrement par procuration, ta boîte sous la terre, bien cachée dans le gouffre, des kilos de terre, des nerfs d'acier et voir le temps passer...
Tu vois, comme ça fait mal ?

samedi 6 mars 2010

Trop longtemps...

Mon écorce pâle et salie se fane, et s'effondre de plus en plus, se fend pour voir le Mal sourire et se tordre de rire. Tu sais que je t'ai attendue depuis si longtemps. Mon cœur fatigué vient à s'endormir, battre moins souvent, comme ses tissus blancs dans les ports qui s'en vont dans le vent. Je ne le supportais alors plus, tu sais que je t'ai attendue depuis si longtemps. Tu seras pour toujours à moi, oh oui mon amour, tu seras toujours à moi. Ma peau pâle presque transparente laisse deviner mes veines apparentes. Tout ça n'a aucun sens, plus jamais. Ma mémoire s'efface comme ces pas que j'ai fait dans la neige, et tu sais déjà que je t'ai attendue depuis si longtemps. Quand le sang se fait froid, peau frottée sur le carrelage au matin, j'ai l'effet du détergent dans les plaies à chaque jour que je vis, car je t'ai attendue depuis si longtemps. Et toutes les pages qui sont écrites ne peuvent pas raconter tout ce que je ressens en ce moment. Tout cela est à moi. Tout cela est pour moi. Tu sais que je t'ai attendue depuis si longtemps. Mon être a été rongé de toute cette attente, de toutes ces pensées. Je me suis cogné à la vie avec autant de zèle que pouvais contenir mon esprit. Et toutes ces choses que je n'ai pas supportées me remontent comme des filets de larmes sur le bord de mes yeux brûlants de peine et de désespoir. Tu sais que je t'ai attendue depuis si longtemps. Tu seras pour toujours à moi, oh oui mon amour, tu seras toujours à moi. Et mes yeux brûlants de peine et de désespoir ne pourront jamais témoigner du mal que j'ai enduré avant que tu sois là. Tu ne peux pas t'en souvenir, cela est en moi, ce sont les braises crépitantes qui s'étouffent lorsque les larmes se déversent sur les cendres tièdes. Tes yeux azur pansent les plaies que l'on se fabrique tout seul dans le noir. Je cicatrise avec impatience, car tu sais que je t'ai attendue depuis si longtemps...

jeudi 4 mars 2010

Childhood.

Te souviens-tu du temps où nous donnions des coups aux pigeons dans le park derrière ton immeuble ? Donnes-tu encore de l'importance à ces nuits où nous restions couchés sur le sol tandis que la pluie frappait nos visages ?
J'espère que tu te souviens de tous ces jeux dont nous avions l'habitude de jouer...

Parce que moi oui.