lundi 7 décembre 2009

A La Cour Du Roi, On Festoie...

Voilà quelques temps que la pluie a balayé les cendres chaudes qui recouvraient cette lande désolée. Sortant d'une clairière, le roi était pensif. Il pensait à des projets de reconstruction, car même s'il avait perdu la bataille, il avait encore la force d'un lion.

Il envisageait de rebâtir son empire tombé, d'ériger un château fort d'une manufacture inégalée, faisant venir des pierres d'Irlande et de Calédonie. Le roi avait déjà la vision d'un royaume sur lequel il allait distiller son pouvoir. La reine arrivait tout juste et alors il ordonna qu'on érige une gigantesque muraille de pierre blanche tout autour de son domaine, afin d'y mettre en sécurité sa dulcinée, mais aussi ses valets et lui-même.

Dans l'air qui entourait le pays dévasté par la récente guerre que le roi avait hélas, perdue, flottait l'odeur des marais mêlée à celle de la chair et de la fumée.

Le roi gardait espoir. Il ne devait en aucun cas décevoir ses chevalier et ses barons. Ce soir encore, la reine était plus resplendissante que jamais. La flamme éternelle, un rubis incandescent. Le jeune roi fit venir à sa cour un barde des plus talentueux et fit servir à manger pour tous. Il profita de l'attention avant le repas afin d'annoncer à ses gens qu'il avait fait lancer la construction d'une grande chapelle en l'honneur de la douce reine, en gage de sa gratitude et de sa fidélité. Il fit couvrir la chambre royale de fleurs blanches.

dimanche 6 décembre 2009

A Few Words About Something Else...

I feel you -painfully
The flame your eyes are
Inside me
Everyday brighter

Your uneasy smile
Heavy salt through my veins
flowing again
And everyday I die from you

They feel free to walk for hours
Along the wet highway where we met
Under rain, hands glued on each other's
Swearing there will not be a end
Blinded by the glow of headlights
Forgetting we're alone, forgiving
She threw away their secrets
A king and his queen, what else

My heart's a burning pit
That I trade for smoking ashes
Which I throw everyday I live
People sound wrong
No one feels right
Nothing I can do except
Hurt bleed  and wake up
All my fault, all your fault
I'll fix it soon let me feel
Freedom and my cigarette heart
I need something real
I will never have
I might never have

A hole in my mind, you let me fall
In the silence of this winter evening
I will never have
I might never have you
Anymore

I could wash my lungs
I'll spit it and you
You were a joke
I'm the comedian
And I'm pleased
I've had my fill of you

samedi 5 décembre 2009

Un Peu De Bile...

Juste là, je ne peux pas rester. Juste un souffle, grand écorché.
Au bord de la falaise, syncope et malaise.
Tourne trois fois et puis tais-toi.
Avance là, plus loin, à jamais et ailleurs. Et on y va.
Détourne ta tête, incline-toi, recule, ça dépasse l'entendement.
Je n'y comprends rien. Un peu de repos, je vous en conjure, c'est impossible.
Je ne peux pas rester. Juste un souffle, grand écorché.

mercredi 2 décembre 2009

Ce Monde N'Est Pas Pour Moi.

Allégé de ma mémoire, je suis là dans ce grand salon plein de monde, je suis déchiré et puis j'y comprends rien. Autour de moi on rit, on parle fort et puis la musique qui sort des enceintes me semble familière. Je souris sans réfléchir aux conséquences.
Dix heures, peut-être onze je ne me rappelle plus, j'arrête le temps et je me focalise sur le moment de ma chute si singulière. Tout ça est arrivé si vite, et maintenant quelques semaines déjà. Froissé comme un papier à la corbeille, l'esprit sombre, coquard au coeur. Je ne vois plus, je ne me rends plus compte alors je me sens bien. Et les étoiles brillent tout là-haut, comme des milliards d'yeux humides de chagrin.
Dans la confusion d'une fête, d'un carnaval aux artifices, moi je choisis l'ivresse à ne plus savoir quoi en foutre. Et mon monde tourne tout autour de moi, narcissique que je suis. Je décapite mes envies, je tue mon instinct de survie, dans la foule et dans le bruit, je taille mon chemin.
Je monte aléatoirement ce grand escalier de fer et me plonge dans l'obscurité d'une salle qui semble être une chambre.
C'est à cet instant que mes bras se mettent à brûler, fort, si fort. Ils me font si mal qu'ils me donnent envie de me sortir les veines de la chair. Du sang ou de l'acide me fait vivre. Je ne fais plus la différence.
Miroir trouble, mon reflet me parle. Allez mec, relève-toi, fixe-moi bien dans les yeux.
JE NE PEUX PAS !

Je sors, peut-être dix minutes après ce monologue torturé. Je n'entends même plus la musique. Je rejoins tant bien que mal ce qui me semble être un canapé, et je me regarde au fond de ma bouteille pratiquement vide.
A l'instant qui suit, c'est le néant, et j'expose au monde l'intérieur de mon ventre. Et mon foie me supplie d'arrêter le massacre. Défi et trahison, en veux-tu encore plus ? Torture mentale, je suis passif mais la douleur est bien là. Une heure de plus dans un corps qui ne peux plus être de ce monde. Une vie accélérée, l'esprit fané, les pétales de mon âme sont flétris et tombent, déséché.

mardi 1 décembre 2009

Comme Le Syndrome De Stockholm.

Trois heures, et la lune te réconforte
Position foetale, silhouette d'enfant
Encore défoncé, la poudre et les rêves
Tranquilisants, et la cendre de tes rêves
Cinq heures, tu plonges la tête sous l'eau
Reflet blanc d'un triste lavabo
S'effondrer, imploser du coeur
Six heures, ivre ou inconscient
Personne n'a de doute, pas de bilan
Corps froid, esprit fondu dans l'ether
Se noircir le coeur, exploser la veine
Sortir en douceur, et hurler ta haine
Sept heures pour la première fois
Laissé au second plan, calmement
Tu t'endors, huit heures, doucement
A plus tard les étoiles, salut Aurore
Esquiver les fantômes qui givrent
Couteau dans la plaie, pincement
Gravir les étages, se jeter de haut
Euphorie, tendresse, empathie
Crépuscule mourant derrière la ville
Journée de plus à combler
Te noyer dans le reflet du lac
Sortir le sang des plaies
Gicler contre la vie
Et pas plus tard, les larmes
Et puis le noir
Rideau tiré
Et puis le noir
Le spectacle est fini
Le spectacle est fini.

dimanche 29 novembre 2009

Petit Garçon, Pleure En Silence...

Il y a eu sept jours de beauté, durant lesquels on nous avait insufflé à tous la gloire, l'honneur et ces choses oubliées. C'était le commencement. On se tâte, cherchant à connaître ceux qui nous entourent chaque jour un peu mieux, et percer leur coeur toujours plus fort. Et alors à ce moment donné, tandis que l'on ignorait encore le nom de la plupart des gens, ce fut l'orage dans mon grand ciel bleu, celui dans lequel j'aurais aimé faire des pas d'enfants, précisément ceux que l'on m'a arraché, ce grand vide qui me fait m'effondrer aujourd'hui de l'intérieur, implosion de l'esprit et suicide pour un soir.
Et puis, oh, et puis on repart. On recommence.

Il pleuvait les larmes les plus divines de Dieu après notre création et il fallait tout essuyer. Le sable ocre de la plage était battu par la pluie et les sentiments de ce dieu encore jeune. C'était en fin de matinée mais il faisait encore sombre et le soleil, guide parmi les guides, ne s'annonçait pas. Mon ciel était en lambeaux. Ecartelé par la foudre quand nous n'étions pas dignes et pire encore, lorsque nous pêchions, mon ciel s'écroulait à toute allure et derrière c'était le vide. Comme si l'on avait déchiré une de ces toiles de la Renaissance dont la valeur dépasse largement celle de nos vies.

Sur la plage, on formait des groupes. Personne ne savait avec qui il devait aller, mais on était tous là, embarqués dans un périple que personne n'avait prédit. On a choisi nos alliés sans les connaître et, le sac sur le dos, on a couru. Couru. Couru. Le paysage défilait, morne petite vie de haine et de pêchés. Mes camarades sont tombés, hurlant de désespoir, certains inconscient. D'autres ont voulu changer de camp et alors les groupes se divisaient. Ami et ennemi, non, jamais les deux à la fois. C'était un spectacle incroyable, qu'on ne peut plus dissocier de ma mémoire défaillante. Trahi, le coeur à genoux, j'étais couché sous la pluie, à attendre mon heure ou tout ce qui pourrait y ressembler par le concept sinistre d'un ballet de mort imminente.

Il avait cessé de pleurer. Il m'accorda la chance de me retourner vers de vrais alliés. Mais encore aujourd'hui tout est vacillant, instable, tout n'est que triste euphorie, naufrage allégorique de l'échec, rire hystérique, sarcasme et une pointe de nihilisme. On ne remonte pas le pentes que l'on a miné avec précaution par le passé. Je me suis jeté seul, m'élançant vers une porte de sortie, une reine sans roi, une rose sans propriétaire, un piège, un semblant d'espoir, une main salvatrice, un cœur sans plaies, une trahison, la morphine ou n'importe quelle forme de danger qui pouvait bien m'attendre dans cette épaisse fumée...

mercredi 25 novembre 2009

Commencing Countdown.

Ne me cherchez pas.
Ne vous retournez pas.
Ou alors promettez-moi
De tout me laisser recommencer à zéro.

De l'Abrasif Sur Nos Contours II

Haine théorique, thérapie par la mort, la souffrance est un doux remède qui se dépose sur le cœur comme un baiser de déesse. Elle ronge nos tissus les plus enfouis, s'écoule dans notre corps par la chaleur de notre propre sang en ébullition. De l'acide à s'en brûler le coeur, souffrir et mieux vivre. Je ne sais pas vivre et je saute dans le vide.
Lâche-toi putain. Tu n'as aucune valeur, encaisse cette souffrance, rien n'est au-dessus, résiste, pousse ton âme vers l'avant, fais donc du rentre-dedans et agresse, blesse, vole et pille sans compte, sans pitié et surtout pas de quartier. Qu'est-ce que tu fais ici, à étudier ce que tu n'aimes pas, à aimer ce qui ne t'aime pas, à crier tes idéaux sans espoir, seul assis dans le noir, hurles encore un peu, toujours un peu plus fort et laisse-toi entrer dans cette douce torpeur.
Lève-toi après cette syncope. Où es-tu ? Tout va bien ? Le médecin arrive. Qu'est-ce qu'il s'est passé dans ta tête ? On t'aime.
Non. Menteurs, on aime que les anges et les innocent, mais ils sont bien trop rares et presque invisibles à vos yeux. Vos yeux sont des trous de bites remplis de merde qu'on vous force à ingurgiter. Quelles-sont vos valeurs ? Vous n'êtes pas ceux que vous pensiez être.
Vous n'aimez pas ce que vous aimez, vous aimez ce qu'on vous offre à aimer.
Le plastique, l'artificiel, le merveilleux et l'illusoire. Un souffle et la poussière s'en va. D'ailleurs ce soir, tu en as bien pris un peu, de cette jolie poussière blanchâtre.
Réveille-toi connard, tout le monde te regarde. Et toi, t'es là, assis par terre à regarder tout le monde comme le ferait un nouveau-né. Les yeux écarquillés, tu sembles ébahi, mais putain comme c'est déconcertant.
Rampe, rampe encore un peu, je voudrais te voir aller mal, souffrir encore plus que les autres, plus que moi, que le feu qui défigure mon coeur chaque jour. Partage avec moi, frère, cet acide qui fera de toi un homme comme moi. Tu ne respires même plus, c'est normal. Tes yeuxsont rouges, on te prend pour ce que tu n'es pas.
On te répète les mêmes choses sans interruption, à tout-va, t'es qu'un connard et je ne te tolère plus. Dégage, salaud.  Dégage, salaud, dégage.
Dégage.
Trois petits tours et puis s'en vont, une colonne de fumée, loin dans l'horizon, des mains qui finissent de se consummer après une longue nuit d'agonie, une souffrance en bouteille, que l'on verse et qui tâche, qui tâche de noir sur un fond blanc, une feuille dont l'écriture pleine de maux est paradoxalement si pure.
Tu en as assez fait, pars.

Une Action Etrange...

Un orage assourdissant, un éclair perçant le ciel comme l'aiguille perce la peau jusqu'à la veine, que le rouge et le blanc ne font plus qu'un, un moment de détente et puis un oubli.
Les nuages en lambeaux au-dessus de ton radeau de la méduse, tu fonces à toute allure vers l'horizon sans même le connaître. Ton embarcation de fortune vogue sur les flots, seras-tu le maître, de qui, de quoi ?
Le Maître des Soupirs, dans le royaume de la résignation.
Et tout ça, j'entends, la mer agitée, la tempête, les marins noyés, ce sordide tableau de ta vie ne constitue qu'un vague souvenir épisodique dans ta mémoire intarrissable. Un triptique décevant se ferme derrière toi, maintenant prends une nouvelle toile, et fais-moi un grand tableau tout noir.
Ta vie.
Tes déceptions.
Et le sexe, et les drogues, et l'alcool, la clope, tout ça te monte à la tête. Fonce, tout droit sur ta route.

"A 23 ans du matin tout seul comme tout un chacun, les yeux grands ouverts de ne rien voir j'ai peint des tableaux tout noirs..."

mardi 24 novembre 2009

Presque Humaine.

Dans l'ombre de la nuit, il croisa son prochain cauchemar. A ce moment précis, il savait déjà qu'il ne dormira plus. Comme une tentacule, elle s'était accrochée de toutes ses forces à son esprit. Le jeune homme n'avait alors qu'une seule image en tête. Une étrange silhouette, sans nez, sans bouche. C'était la plus belle silhouette qu'il n'avait jamais vue de sa ridicule petite vie.
Beauté incarnée, elle virevoltait gaiement dans sa tête jour et nuit depuis cet instant où il l'avait croisée sur le chemin au bord de la route. Comme un maléfice, une atroce balafre le long de la joue, elle ne le quittait plus. Il n'arrivait pas à savoir qui elle était, ni comment elle était entré en lui, ce soir là, par la force des choses, mais son esprit s'embrumait. Il était confus. Devant lui s'étalaient deux idées différentes, la première étant d'ignorer cette adorable silhouette, la seconde de ses idées était de retrouver la trace de cette dernière...
Je crois bien qu'il avait marché des dizaines de kilomètres au bord de cette grande allée de macadam, en ne tenant pas compte des caprices du temps et de la nature elle-même. Il voulait savoir. Connaître la propriétaire de cette silhouette mémorable, inestimable, celle qui l'avait envôuté comme un parfum enivrant qui l'avait rendu euphorique à en perdre l'horizon. La tête enfouie sous des draps sales, il avait décidé de se lever plus tôt. Il avait basculé sa tête sous le lavabo de la grande salle de bain et ne bougeait plus.
Le niveau de l'eau montait petit à petit, lui glaçant le crâne autant que possible. Ses narines étaient remplies de cette eau assassine qui commençait à couler dans le creux de sa gorge. Il s'amusait à regarder ses paupières dans une sorte de méditation involontaire, conduit par une vague forme qu'il venait tout juste de discerner.
C'était une étrange silhouette de femme, sans nez et sans bouche.
Le jeune homme s'étouffait. Il avait décidé d'en finir, de ne plus jamais reprendre son souffle. Son cerveau s'était déconnecté depuis quelques secondes, maintenant. Il venait de voir la plus belle image de sa ridicule et pathétique existence.
Une silhouette charmeuse, magnifique.

Presque humaine.

lundi 23 novembre 2009

A Avancer Dans Le Noir, On Dépasse Les Limites...

Nous pourrions marcher plus loin que nos propres pas, tracer en silence nos silhouettes et nos ombres, puis nous effacer dans le noir. Alors cela voudrait dire que nous avons dépassé toutes les limites les plus rigides, étroites, ces lames de rasoir qui vous effleurent la peau, qui fait monter le sang à s'en couper le souffle.
Ces limites qui, après un soir d'inconscience, vous glacent le sang au petit matin, tandis que vous vous noyez dans votre premier verre.
Juste un peu de flotte pour être lucide. Juste un peu d'eau pour rafraîchir sa mémoire et se rendre compte, mais de quoi ? Que ce soir, on a simplement outrepassé toutes les règles, il n'y a plus de limites, tout ça c'est fini.

lundi 16 novembre 2009

Cynisme Et Paradis

Tandis que le crépuscule mourrait au-dessus des montagnes à l'horizon, il jouait de la guitare, avec toute l'émotion qui coulait encore dans ses veines frêles. Il semblait bien ridicule à l'extérieur, mais il était, à ce moment précis de son existence, magnifique à l'intérieur. Dans sa tête, il y avait toutes ces images sordides, ces torrents déchaînés, les marins dont le navire sombre doucement, calme et serein. Un naufrage programmé dans son esprit, et l'écume qui ronge ses rêves paradoxalement emplis de cynisme.
Il jouait.

C'était peut-être ça son but, c'était peut-être de jouer pour délivrer son âme, vomir ses blessures, cicatriser les plaies. Comme s'il allait lisser les rides à jamais gravées dans son cœur, il jouait son exutoire mélancolique.
Il faisait résonner de tristes mélodies qui s'en allaient dans le vent, en attendant l'heure de son départ.
Le crépuscule était mort depuis quelques minutes maintenant.
Un dernier soupir.

Aveuglés par les phares des voitures dont les pneus hurlaient et perçaient le silence du royaume des glaces, il chantait un hymne à la douleur. Rien ne pouvait le déranger, ni le vent, ni la nuit, ni l'autoroute proche, ni même le froid qui avait commencé à le dévorer.

Je crois que ce soir-là, un homme s'en est allé, le sourire aux lèvres.

Loin d'Ici...

Il est parti vite, d'un pas décidé. Il avait besoin d'évacuer un trop plein de je ne sais quoi, ces petits quelques choses qui lui pincent le cœur. Alors il a pris le chemin de la maison et dans son tram, assis, il s'est mis à pleurer. N'en pouvant plus de quelque chose qu'il ignorait, il débordait de tristesse.
Que s'était-il passé pour finir comme ça ?
Les larmes l'avaient soulagé. Et l'écriture était son deuxième exutoire.

Écrire et pleurer pour se sentir bien. Mais ça prend du temps de pleurer assez, ça prend du temps d'écrire tous les maux qu'on ressent.

mercredi 11 novembre 2009

Brutal Art Attack

La vague fantomatique se régénère dans chacun de nos films d'horreur. Nous rêvons, éveillés, et la tumeurs qui nous ronge finit par atteindre l'esprit.

Michel Baboune finit par essuyer le yaourt nature qui coulait le long de ses lèvres entrouvertes, de la même manière qu'une femme en amour.
Il ne se doutait pas encore que le barbu hirsute allait le menacer de sa lame vengeresse et lui accomplit sauvagement un acte sexuel pénible et brutal...

Ma crise d'endorphine se perturbe dans mon lit de roses. Parfois, quand le globe flamboyant se touche dans le ciel, il fait baver les étoiles d'un épais linceul blanchâtre et révèle en nous l'extase vomissant.

Hope And Industrial Suicide.

L'espoir, c'est le dieu de ceux qui n'en ont plus.

Et arrive un jour où tu n'as même plus d'espoir. Ah tiens, comme si j'avais retrouvé ma plume. De l'encre au goût amer, pour ne pas changer les habitudes.
"Tu dois utiliser l'Art pour ton propre exorcisme."

Oui, madame. Je me tais. Je sais qu'elle a raison. Elle SAIT. Oui, madame. C'est la vérité. A travers douleur et mélancolie, une bonne raison de ne pas saboter son radeau ? Mais non, aucune. Laissez-moi m'en aller.

mardi 10 novembre 2009

Echappé, rescapé.

"Dis papa, à toi aussi il te manque le coeur ?"



Oui. J'ai un gros trou béant dans mon torse. Je vis comme ça.

Lac Gelé.

Ecriture bloquée. Les mains aux stigmates pleureurs n'écrivent plus. Tremblement et crises d'angoisses répétées. Cette nuit, je n'ai pas dormi. Encore un sale tour.
Trois p'tit tours et puis s'en vont.
Ma rivière d'inspiration et d'écriture est vide. Elle ne coule plus. Je ne peux plus rien faire, il n'y a plus rien pour moi ici. Pas maintenant.
Je me sens immense, coincé, immobilisé. Je tremble un peu. J'ai froid, en-dedans.
Toute inspiration gâchée et mutilée. Ne plus écrire, ne plus parler. Ne plus rire, ne plus créér, mais attendre.
Seulement attendre.

Le calme qui revient. Les squelettes des arbres après le ciel déchiré.
Un souffle chaud qui réconforte.

dimanche 8 novembre 2009

Des-Compositions...


Réalisation

Le cube a été un projet très intéressant à réaliser, non seulement à cause de toutes les possibilités d’aménagement qu’il m’offrait, mais aussi par la grande liberté qu’il a fournit.


Au commencement, il m’a semblé évident que les volumes ne pourraient pas tous être géométriques, réguliers ni même équilibrés. J’ai commencé par inscrire des formes géométriques sur la base du cube, puis en montant les volumes j’ai rendu ces formes incertaines, parfois timides et hautement aléatoires.
J’ai apprécié d’adopter ce comportement autodestructeur, qui ici, consistait à suicider – à l’aide d’une réflexion précise - une démarche scolaire et inflexible.

Ce côté si singulier de l’art de la destruction et du chaos a littéralement dévoré mon travail de base pour donner naissance à une œuvre dégénérée par les lois du hasard. En effet, les volumes de polystyrène ont été passés sous une flamme pour leur donner un aspect rongé et torturé. Ce procédé était peu contrôlable et donc chaotique. Quelques ajouts ça et là ont été faits grâce à des bâtons de colle suffisamment chauffés pour être coulants. Le résultat donne des formes sinueuses, caverneuses et malsaines.

Comme à mon habitude, j’ai profité de jouer sur les paradoxes et autres métaphores. Ce cube serait sans nul doute mon image inconsciente de la société. Comprimé dans un espace clos, le géométrique – qui à mon goût est une représentation de l’industrie par excellence – s’oppose au monde de l’organique et du désordre, donnant pour résultat une lutte sans merci pour la suprématie. L’effet de l’organique a été amplifié à l’aide d’un rigoureux brossage à sec avec plusieurs teintes de plus en plus claires et pures.

dimanche 18 octobre 2009

Black Ink River

Il y a des gens au teint pâle, dans les ruelles de nos villes, dans l’ombre de leur pays, il y a des marins. Ils s’embarquent sur de terribles bateaux, machines infernales aux rouages rouillés, ils prennent le large sur des mers d’acide et d’amertume. Je vous parle alors d’océans tristes, de sombres mouvements au fond des eaux, troublées par ces marins qui s’abandonnent au fil du temps. Ces étendues malsaines se forment à partir des ruisseaux les plus incertains, des sources de montagnes en passant par les flaques boueuses. Tout coule alors de manière uniforme, tout s’enlace et s’éveille à présent. Vers une destination alors inconnue, ces coulures aux encres de Chine grandissent et gagnent du terrain. On creuse un chemin, un lit d’une rivière, dont l’eau sera des plus sinistres. Les rivières d’encre noire sont des torrents de peurs et de doutes. Un soupçon de folie envahit l’écume qui couvre ces eaux, et l’homme qui se noie ne sort que rarement la tête des flots. Manque d’oxygène, la panique l’emporte, une panique qui se verse, une panique qu’on dépose à l’encre noire. L’angoisse et le malaise s’en vont au rythme des marées, et le marin sait quand tout recommencera.

vendredi 2 octobre 2009

"Un petit ange ou quelque chose au-dessus de ma tête..."

C'est moi qui te protège, maintenant. Je remplace tous les anges de la terre.
C'est quoi, ce tatouage ?
C'est rien, c'est vieux. C'est du passé, ça n'a pas d'importance, c'est une erreur.
J'aime pas tes souvenirs.
Ca fait toujours quelque chose de parler de quelqu'un qu'on a aimé, non ?
Je sais pas...
T'as jamais aimé quelqu'un plus que tout ?
Je sais pas...Peut-être que t'as raison.
Allez, fais pas la gueule ! Souris !

C'est dur...