mardi 24 novembre 2009

Presque Humaine.

Dans l'ombre de la nuit, il croisa son prochain cauchemar. A ce moment précis, il savait déjà qu'il ne dormira plus. Comme une tentacule, elle s'était accrochée de toutes ses forces à son esprit. Le jeune homme n'avait alors qu'une seule image en tête. Une étrange silhouette, sans nez, sans bouche. C'était la plus belle silhouette qu'il n'avait jamais vue de sa ridicule petite vie.
Beauté incarnée, elle virevoltait gaiement dans sa tête jour et nuit depuis cet instant où il l'avait croisée sur le chemin au bord de la route. Comme un maléfice, une atroce balafre le long de la joue, elle ne le quittait plus. Il n'arrivait pas à savoir qui elle était, ni comment elle était entré en lui, ce soir là, par la force des choses, mais son esprit s'embrumait. Il était confus. Devant lui s'étalaient deux idées différentes, la première étant d'ignorer cette adorable silhouette, la seconde de ses idées était de retrouver la trace de cette dernière...
Je crois bien qu'il avait marché des dizaines de kilomètres au bord de cette grande allée de macadam, en ne tenant pas compte des caprices du temps et de la nature elle-même. Il voulait savoir. Connaître la propriétaire de cette silhouette mémorable, inestimable, celle qui l'avait envôuté comme un parfum enivrant qui l'avait rendu euphorique à en perdre l'horizon. La tête enfouie sous des draps sales, il avait décidé de se lever plus tôt. Il avait basculé sa tête sous le lavabo de la grande salle de bain et ne bougeait plus.
Le niveau de l'eau montait petit à petit, lui glaçant le crâne autant que possible. Ses narines étaient remplies de cette eau assassine qui commençait à couler dans le creux de sa gorge. Il s'amusait à regarder ses paupières dans une sorte de méditation involontaire, conduit par une vague forme qu'il venait tout juste de discerner.
C'était une étrange silhouette de femme, sans nez et sans bouche.
Le jeune homme s'étouffait. Il avait décidé d'en finir, de ne plus jamais reprendre son souffle. Son cerveau s'était déconnecté depuis quelques secondes, maintenant. Il venait de voir la plus belle image de sa ridicule et pathétique existence.
Une silhouette charmeuse, magnifique.

Presque humaine.

lundi 23 novembre 2009

A Avancer Dans Le Noir, On Dépasse Les Limites...

Nous pourrions marcher plus loin que nos propres pas, tracer en silence nos silhouettes et nos ombres, puis nous effacer dans le noir. Alors cela voudrait dire que nous avons dépassé toutes les limites les plus rigides, étroites, ces lames de rasoir qui vous effleurent la peau, qui fait monter le sang à s'en couper le souffle.
Ces limites qui, après un soir d'inconscience, vous glacent le sang au petit matin, tandis que vous vous noyez dans votre premier verre.
Juste un peu de flotte pour être lucide. Juste un peu d'eau pour rafraîchir sa mémoire et se rendre compte, mais de quoi ? Que ce soir, on a simplement outrepassé toutes les règles, il n'y a plus de limites, tout ça c'est fini.

lundi 16 novembre 2009

Cynisme Et Paradis

Tandis que le crépuscule mourrait au-dessus des montagnes à l'horizon, il jouait de la guitare, avec toute l'émotion qui coulait encore dans ses veines frêles. Il semblait bien ridicule à l'extérieur, mais il était, à ce moment précis de son existence, magnifique à l'intérieur. Dans sa tête, il y avait toutes ces images sordides, ces torrents déchaînés, les marins dont le navire sombre doucement, calme et serein. Un naufrage programmé dans son esprit, et l'écume qui ronge ses rêves paradoxalement emplis de cynisme.
Il jouait.

C'était peut-être ça son but, c'était peut-être de jouer pour délivrer son âme, vomir ses blessures, cicatriser les plaies. Comme s'il allait lisser les rides à jamais gravées dans son cœur, il jouait son exutoire mélancolique.
Il faisait résonner de tristes mélodies qui s'en allaient dans le vent, en attendant l'heure de son départ.
Le crépuscule était mort depuis quelques minutes maintenant.
Un dernier soupir.

Aveuglés par les phares des voitures dont les pneus hurlaient et perçaient le silence du royaume des glaces, il chantait un hymne à la douleur. Rien ne pouvait le déranger, ni le vent, ni la nuit, ni l'autoroute proche, ni même le froid qui avait commencé à le dévorer.

Je crois que ce soir-là, un homme s'en est allé, le sourire aux lèvres.

Loin d'Ici...

Il est parti vite, d'un pas décidé. Il avait besoin d'évacuer un trop plein de je ne sais quoi, ces petits quelques choses qui lui pincent le cœur. Alors il a pris le chemin de la maison et dans son tram, assis, il s'est mis à pleurer. N'en pouvant plus de quelque chose qu'il ignorait, il débordait de tristesse.
Que s'était-il passé pour finir comme ça ?
Les larmes l'avaient soulagé. Et l'écriture était son deuxième exutoire.

Écrire et pleurer pour se sentir bien. Mais ça prend du temps de pleurer assez, ça prend du temps d'écrire tous les maux qu'on ressent.

mercredi 11 novembre 2009

Brutal Art Attack

La vague fantomatique se régénère dans chacun de nos films d'horreur. Nous rêvons, éveillés, et la tumeurs qui nous ronge finit par atteindre l'esprit.

Michel Baboune finit par essuyer le yaourt nature qui coulait le long de ses lèvres entrouvertes, de la même manière qu'une femme en amour.
Il ne se doutait pas encore que le barbu hirsute allait le menacer de sa lame vengeresse et lui accomplit sauvagement un acte sexuel pénible et brutal...

Ma crise d'endorphine se perturbe dans mon lit de roses. Parfois, quand le globe flamboyant se touche dans le ciel, il fait baver les étoiles d'un épais linceul blanchâtre et révèle en nous l'extase vomissant.

Hope And Industrial Suicide.

L'espoir, c'est le dieu de ceux qui n'en ont plus.

Et arrive un jour où tu n'as même plus d'espoir. Ah tiens, comme si j'avais retrouvé ma plume. De l'encre au goût amer, pour ne pas changer les habitudes.
"Tu dois utiliser l'Art pour ton propre exorcisme."

Oui, madame. Je me tais. Je sais qu'elle a raison. Elle SAIT. Oui, madame. C'est la vérité. A travers douleur et mélancolie, une bonne raison de ne pas saboter son radeau ? Mais non, aucune. Laissez-moi m'en aller.

mardi 10 novembre 2009

Echappé, rescapé.

"Dis papa, à toi aussi il te manque le coeur ?"



Oui. J'ai un gros trou béant dans mon torse. Je vis comme ça.

Lac Gelé.

Ecriture bloquée. Les mains aux stigmates pleureurs n'écrivent plus. Tremblement et crises d'angoisses répétées. Cette nuit, je n'ai pas dormi. Encore un sale tour.
Trois p'tit tours et puis s'en vont.
Ma rivière d'inspiration et d'écriture est vide. Elle ne coule plus. Je ne peux plus rien faire, il n'y a plus rien pour moi ici. Pas maintenant.
Je me sens immense, coincé, immobilisé. Je tremble un peu. J'ai froid, en-dedans.
Toute inspiration gâchée et mutilée. Ne plus écrire, ne plus parler. Ne plus rire, ne plus créér, mais attendre.
Seulement attendre.

Le calme qui revient. Les squelettes des arbres après le ciel déchiré.
Un souffle chaud qui réconforte.

dimanche 8 novembre 2009

Des-Compositions...


Réalisation

Le cube a été un projet très intéressant à réaliser, non seulement à cause de toutes les possibilités d’aménagement qu’il m’offrait, mais aussi par la grande liberté qu’il a fournit.


Au commencement, il m’a semblé évident que les volumes ne pourraient pas tous être géométriques, réguliers ni même équilibrés. J’ai commencé par inscrire des formes géométriques sur la base du cube, puis en montant les volumes j’ai rendu ces formes incertaines, parfois timides et hautement aléatoires.
J’ai apprécié d’adopter ce comportement autodestructeur, qui ici, consistait à suicider – à l’aide d’une réflexion précise - une démarche scolaire et inflexible.

Ce côté si singulier de l’art de la destruction et du chaos a littéralement dévoré mon travail de base pour donner naissance à une œuvre dégénérée par les lois du hasard. En effet, les volumes de polystyrène ont été passés sous une flamme pour leur donner un aspect rongé et torturé. Ce procédé était peu contrôlable et donc chaotique. Quelques ajouts ça et là ont été faits grâce à des bâtons de colle suffisamment chauffés pour être coulants. Le résultat donne des formes sinueuses, caverneuses et malsaines.

Comme à mon habitude, j’ai profité de jouer sur les paradoxes et autres métaphores. Ce cube serait sans nul doute mon image inconsciente de la société. Comprimé dans un espace clos, le géométrique – qui à mon goût est une représentation de l’industrie par excellence – s’oppose au monde de l’organique et du désordre, donnant pour résultat une lutte sans merci pour la suprématie. L’effet de l’organique a été amplifié à l’aide d’un rigoureux brossage à sec avec plusieurs teintes de plus en plus claires et pures.

dimanche 18 octobre 2009

Black Ink River

Il y a des gens au teint pâle, dans les ruelles de nos villes, dans l’ombre de leur pays, il y a des marins. Ils s’embarquent sur de terribles bateaux, machines infernales aux rouages rouillés, ils prennent le large sur des mers d’acide et d’amertume. Je vous parle alors d’océans tristes, de sombres mouvements au fond des eaux, troublées par ces marins qui s’abandonnent au fil du temps. Ces étendues malsaines se forment à partir des ruisseaux les plus incertains, des sources de montagnes en passant par les flaques boueuses. Tout coule alors de manière uniforme, tout s’enlace et s’éveille à présent. Vers une destination alors inconnue, ces coulures aux encres de Chine grandissent et gagnent du terrain. On creuse un chemin, un lit d’une rivière, dont l’eau sera des plus sinistres. Les rivières d’encre noire sont des torrents de peurs et de doutes. Un soupçon de folie envahit l’écume qui couvre ces eaux, et l’homme qui se noie ne sort que rarement la tête des flots. Manque d’oxygène, la panique l’emporte, une panique qui se verse, une panique qu’on dépose à l’encre noire. L’angoisse et le malaise s’en vont au rythme des marées, et le marin sait quand tout recommencera.

vendredi 2 octobre 2009

"Un petit ange ou quelque chose au-dessus de ma tête..."

C'est moi qui te protège, maintenant. Je remplace tous les anges de la terre.
C'est quoi, ce tatouage ?
C'est rien, c'est vieux. C'est du passé, ça n'a pas d'importance, c'est une erreur.
J'aime pas tes souvenirs.
Ca fait toujours quelque chose de parler de quelqu'un qu'on a aimé, non ?
Je sais pas...
T'as jamais aimé quelqu'un plus que tout ?
Je sais pas...Peut-être que t'as raison.
Allez, fais pas la gueule ! Souris !

C'est dur...

vendredi 25 septembre 2009

Formatage En Cours...

Please wait.

"Toi tu dis que t'es bien sans moi,
mais moi y'a quelque chose qui fait que j'entends pas..."

Cerveau formaté, nouvelle identité, ou plutôt, retour aux origines.
Retrouver le gentil garçon d'avant. Lui enlever ses problèmes, le faire vivre.
Lui donner du bonheur, du vrai, pas de faux sourire et autres artifices mielleux.
Vivre pour quelqu'un qu'on aime, grâce à elle. Vivre pour donner tout ce qu'on a, vivre pour faire quelque chose de beau, vivre et s'en aller.

Je t'aime.

mardi 1 septembre 2009

Les Mots Me Manquent.

"J'veux qu'on baise sur ma tombe".

Tu sais, moi aussi j'aimerais bien.
Comme une lettre d'adieu qu'on écrit, et qu'on froisse, qu'on déchire.
On se brûle le cœur un peu plus, et tous les brouillons s'empilent.
Tu ne sais pas expliquer que tu les aimes, mais que tu n'as pas ta place ici.
Alors tu te tais, fais mine d'aller bien.
Et tu pars.

Y'a la corde, toujours, pendue à l'arbre, et la petite souche, juste à côté, comme si quelqu'un était venu tout mettre en scène.
Mais non, pas de scène, pas de spectacle.
La nuit, t'oses imaginer que y'a bien une étoile, même toute petite, qui brille pour toi.

Jack Et La Corde...

Aujourd'hui, Jack est venu me proposer quelque chose. Il m'a dit calmement, la tête posée sur mon épaule, si je voulais venir avec lui après les cours. J'ai dit que je ne pouvais pas et je lui ai demandé ce qu'il comptait faire.
Il a simplement répondu: "Je veux vérifier quelque chose" et il s'en est allé.
Bien qu'il ne m'ait rien dit, je sais qu'il m'attendra demain. Et donc j'ai décidé d'y aller. Je sais exactement ce qu'il attend de moi.
Comme si c'était à nouveau lui le petit centre chaud.

Je sais que sur place, il me dira qu'il veut savoir si j'ai envie d'accrocher cette grande corde tressée, tout en haut de l'arbre près de la maison en ruine. Cette maison qui avait brûlé il y a quelques années, dont les ruines, remplies d'eau forment un petit marécage. Là où les jeunes se retrouvent, n'ayant plus rien à perdre, pour boire jusqu'au petit jour.

Et alors, j'accrocherai cette corde, avec un joli nœud. Il y a une petite souche près de la ruine et Jack me demandera de la placer sous cette corde. Je m'exécuterai, comme toujours. Jack viendra me crier dessus, me faire fondre en larme, résumer ma vie avec mépris et il me regardera monter sur la souche, et passer cette corde autour de mon cou. Il donnera alors un violent coup de pied pour faire basculer la souche et alors la corde me serrera. De plus en plus, mon visage deviendra rouge, et alors je sentirai un cruel manque d'air. Mais Jack sera assis tout près, en train de me fixer comme il le fait parfois.

Alors Jack rira, et me dira que c'est lui qui a gagné la partie.
Jack laissera quelques photos de ce jour mémorable. Un joli carnet morbide.
Une fixation étrangère.
Un meurtre.

lundi 24 août 2009

18 Ans Du Soir...

Tu l'sais aussi bien que moi, ici rien ne va comme tu le voudrais. Ok t'es clean, c'est quand que t'es censé être bien ? Hein dis-le moi encore une fois, y'en a marre de penser aux choses que j'ai pas eues.
Et malgré tout ce que t'as tenté de faire pour moi, n'oublies pas que ce ne sera jamais suffisant, mais à ton nom je garde encore la tête haute, hors de l'eau quand je peux. J'ai jamais trop aspiré à toute ces choses d'ailleurs là j'ai même du mal juste à respirer alors ok tes paroles sont bien belles mais il manquait quand même un peu de la réalité.
C'est fatal, retour de flamme du destin, même si ça fait des plombes que tu m'as pas tenu la main, que j'ai pas pu retourner dans tes bras, tu sais que j'suis fier comme d'un putain de grand frère qui serait devenu une star limite inter-planétaire...
Quoi qu'il arrive t'es là au fond de ma chair et si on a tous les deux grandi un peu trop vite, on finira bien par tout faire rouler tu vois ?
Et moi j'suis là, à essayer de t'écrire un truc bien pour pas que tu penses que je finirai mal, même si ça me colle à la peau, tu sais, comme une entaille jusqu'aux os. T'en sais un peu plus que moi sur le sujet alors je peux bien me taire, plus rien à t'apprendre, je sais que tu me considères comme la relève, t'sais je suis debout mais mes putains de jambes ne tiendront pas, c'est comme ça si j'perds la foi, que je prends froids ou même si je t'ai laissé tombé toutes ces fois, j'espère que je finirai par être à la hauteur de tes espérances, de tes rêves volés par tous ces salauds.

J'sais que même si tes voyages entre nulle part, tes rêves et l'hôpital t'ont usé pour de bon, y'a pas moyen, t'as pas perdu tous ces souvenirs.
Si ça s'trouve ton frère était pareil, avec toi comme un ange gardien, avec moi comme un vaurien.
Il peut pas piger, ou p't'être qu'il a juste trop donné j'en sais rien, tu sais que ça me tue, gentiment, tu souffres avec le sourire.
Des fois y'a des anges qui volent, qui reviennent et m'attendent, ceux qui me disent qu'il ne faut pas espérer et miser sur les hommes. Bourrés comme pas possibles ils me tendent les bras et c'est comme ça, en m'endormant que je pense à toi, tu comprends que j'ai plus rien à vendre ni même à donner, j'suis juste souillé mec excuse-moi si la boutique est fermée.
Si le temps épargne mes blessures et me rend un semblant de sourire alors je serai toujours prêt à me battre, fièrement, pour n'importe laquelle de tes valeurs.
Préviens-moi juste, si tu découvres quelque chose de nouveau et même si tu ignores encore que y'en n'a plus pour longtemps, toi au moins ne baisse jamais les bras, pense à ton putain de protecteur même s'il a parfois été violent, même si parfois tu t'es blessé, comme un coup à la tête ou un pincement au coeur, j'imagine même pas qu'un jour tu partiras.

Je suis désolé d'être si sale, t'es peut-être pas parfait mais au moins t'as un coeur qui te parle et ça, ça vaut tous les anges du monde. Je sais que ton coeur te raconte que sous la boue et les cendres qui couvrent mon coeur se caches de bien belles valeurs. Tu m'as percé en plein jour, t'as tout de suite tout deviné, n'oublie pas le trésor que t'as découvert, même si ça vaut pas une thune c'est tout ce qu'il me restait à t'offrir.

samedi 22 août 2009

Histoire De.

Tu connais toi, l'histoire de la fille dont le copain est mort l'autre soir, peu après minuit ?
Moi, si. C'est une histoire bien tragique que je n'oserai te raconter. On dit que chaque soir depuis ce jour, on en verse des gouttes de sang.

Quelques pas dans un cimetière.
Un inconnu vaporeux assis sur un banc.
Des pas sur du gravier.
Un souffle.
La mort.
Tu fais tomber ton mégot.

vendredi 21 août 2009

Violence Populiste

Peut-être que c'est ça, la douleur. Elle prouve notre existence quand elle vient, sans prévenir et très brutalement. Une forte montée d'adrénaline, le cœur qui bat.
Tu devrais t'écorcher la paume de tes mains, pour voir.
Juste une entaille, un canal rouge et sombre.
Une petite plaie de tristesse.

mercredi 19 août 2009

Tu crois quoi, toi ?

Tu crois, toi, qu'on peut mourir à force de pleurer trop longtemps ?
Parce que moi, j'y crois. J'ai essayé. J'essaie encore...

vendredi 7 août 2009

Que Tout Soit Vidé.

Le chat tourne en rond dans le salon, petite boule dans la gorge deviendra grande.
Précipice dans l'estomac, gouffre languissant, estompe tes cris, une estampe, un écrit.
A tribord, à trois heures le soleil brûle l'épaule, les pôles et les heures, des heures de pause.
Douleur et amertume, ton dessein n'est pas joignable, mon destin est passable.
Couler à pic, se noyer dans des tableaux noirs, tracé épique, de nos royaumes d'ocre.
Vie à la mer, volée et perturbée, nuage dans mon ciel, brouillard dans tes plaines.
Visage plein de poussière, vie à la mer, et la mienne est hantée, ma mère est ocre et noir. Argile d'Espagne, colère de l'Europe. Tempête du nord, opale d'Orient.

lundi 3 août 2009

Drunken...

Bientôt que les os. Tu te lèves un matin avec cinq kilos de moins.
Tu te dis que c'est normal, d'avoir passé ta journée seul, avec un mal de crâne, en jouant avec une lame.
Tu te dis que c'est normal de voir des larmes couler le long de ton visage.
Tu te dis que c'est normal, la vie reprend toujours le dessus, taille ton chemin et tais-toi.

Tu prends le chemin le plus triste de ton existence.