samedi 25 juillet 2009

Des Illusions...



Je n'ai pas vu la vérité, il y avait trop de sang qui circulait dans ma tête. Je marche sans comprendre, et les gens regardent. Je fais de l'auto dérision et je reste cynique. J'avance écorché ça et là, en me demandant encore une fois ce que je viens de faire. Je prie pour me reposer convenablement, mais le sommeil a pour moi un goût bien trop amer et les rêves que j'avais l'habitude de construire s'en sont allés les uns après les autres.
On crie.
Je me retrouve au même endroit qu'il y a huit heures. Qu'ai-je bien pu faire ?
Mes yeux se ferment et s'ouvrent droit derrière. Un mal de chien s'installe, c'est à n'y rien comprendre. Je me brûle sans m'en rendre compte. Ma tête glisse dans la baignoire et j'ignore l'eau qui entre dans ma bouche. Je sors de ma transe affolé, bien que j'y sois habitué ou même immunisé, c'est selon.
On s'invente.
Des illusions qui te crachent à la gueule leurs quatre vérités. Tu regardes autour de toi et tu flippes. Pourtant tout semble étrangement normal dans la pièce. Dans la cuisine le four est ouvert et chaud, mais tu ne te souviens pas avoir fait à manger. Tu ne sens pas la faim ni la soif et au loin il y a le soleil qui se couche, alors tu t'assieds par terre et tu contemples, cette perle orangée qui chaque soir prend la fuite.
C'est peut-être ça, la folie. Se rendre compte de la beauté des choses et prendre le temps de les admirer.
La folie. J'ai vécu une journée de plus entre démons farceurs et désespoir.

jeudi 23 juillet 2009

Bathroom Badtrip...


Dans le coin supérieur, araignée silencieuse, voleuse de ma vie, poison dans ma veine, taille-toi une route à mon bras vaincu.
Recommence et pique, déchire sombrement les peaux fragiles de mon corps atrophié par les éclaboussures d'une eau qui n'était que trop bouillante et souillée.
Enfonce encore un peu tes membres et sécrète ton terrible venin qui menace pour toujours mon âme impunie.

Ceci n'est pas un infamie, mais le destin.
Ceci n'est pas un repas de famille, mais un festin.

A Un Marin Egaré


Trêve de plaisanteries non ici on ne joue pas
Avec les mots et les armes, jouets de guerre guère tolérée
Hémicycle abasourdi, messieurs il n'y a pas d'heure pour le trépas
Trépidant, qu'il est laid de trépasser dans une heure creuse
Et éclater des bulles légères qui dégèlent en plein ciel
Braise de cigarette stérile qui arrache les yeux de l'Art
Au visage désenchanté de l'homme mécanique qui crie et qui pleure
Ses larmes de sang qui saturent le sol de ses souvenirs

Voyages aux saveurs épicées, Shiva et Bouddha ne boudent pas
Je t'écris des vers écorchés et tuméfiés, langue française violée
Pour toi, le marin d'outre tombe qui traverse la vie avec fracas
Qui aime une femme de grâce, donc l'histoire est affreuse
Ces mots mieux qu'une profonde alcôve formeront votre fiel
Et ôtera à nos tristes dessins, dessins et destins ces nuages épars
Dès qu'il le faudra, espérant qu'un jour enfin somme la dernière heure
De nos vies sanglotantes, sanglots longs, sangles lentes de nos âmes qui respirent.

dimanche 19 juillet 2009

Rejoins-Moi


Éteindre la lumière
Soumis à la gravité
Tombé à même le sol
Je brûlerai en Enfer.

Système nerveux inconscient
Douleur mentale foudroyante
Étouffe mes poumons
J'atteins un abîme béant.

Dévorer ses rêves couverts
De cendres et de fumée
Lente marche funéraire
Un mort qui gis à tes pieds.

Atroce torpeur, rêve éveillé
Le soleil se lève haut dans le ciel
Remonte le long de mes lèvres
Et retombe comme une bille d'acier.

vendredi 17 juillet 2009

Pleure, je te regarde.


Pour une fois que tout est dans le titre, on se contente du minimum.
Fermer sa gueule.
Et on s'en va.

jeudi 9 juillet 2009

La Fée Grelotine

[Passé]


C'est une fée qui est entrée dans ma vie un soir de plein hiver, elle s'était présentée: Coucou, je suis une fée !
Dès que je l'ai vue, j'en étais fou de joie, à oublier la malheur, à oublier la mort...
Sauvé des serres froides de l'enfer, par les ailes d'une femme, je m'élève jusuq'au ciel, je m'accroche aux étoiles.
Depuis que je l'ai rencontrée, la Fée Grelotine, le bonheur est à deux pas !

Je vais te raconter l'histoire d'un gars paumé
Qui passait son temps en mode Kétamine
Tout à fait par hasard, il a rencontré
Une magnifique fée, la Fée Grelotine.
Elle l'a pris avec ses petits bras
A tout fait pour émerveiller sa vie
Elle lui dit tout bas: "La vie est un contrat
Tu dois l'honorer à tout prix."

Alors moi quand je la croise
J'ai le coeur en amour
Il rougit et s'emballe
Devant trop de beauté

[Présent incertain]

Elle avait trop d'amour à offrir
Et en recevait si peu de ma part
Tant de mots doux, tant de rires
Mais au ventre la peur de décevoir
Je sais que j'ai un mauvais caractère
Et que je suis quelqu'un de banal
Pour une fée qui reste très terre à terre
Qui ne veut pas d'une romance bancale
Alors moi dès que je la vois
Je lui donne tout ce que j'ai
Contre le son de sa voie
Je lui donne sans aucun regret
Car si la Fée Grelotine sourit
Et rit de plus en plus fort
Sache que ce n'est pas comme si
Elle avait toujours eu tort

[Avenir brumeux]

Parler pour ne rien dire
Se taire pour tout te raconter
Te rencontrer et croiser tes yeux
Les regarder encore un peu

Encore et encore, encore un peu !

Et si ce n'est pas ça
De vivre à toute vitesse
Je ris à deux cent à l'heure
Je me moque bien du reste
J'espère pouvoir t'emmener loin
Encore une fois, pouvoir te dire "Viens
Allons rêver un peu
Juste un moment, juste à deux"

[Futur cynique]

[Crise d'angoisse et paranoïa.]

mercredi 8 juillet 2009

Vivre A Ne Plus Jamais Dormir...

Qu'il est dur et froid
Le cœur de l'homme sans toit
Qu'elles soient reines, qu'ils soient rois
Ils ne vivront jamais sans toi
Vivre pour lui comme pour les étoiles, cet homme à toujours eu le choix
Mais de vivre libre, ah non ça il ne l'a pas.
Et si monsieur je dors près d'un tas de bois
Pour qui te prends-tu, ah oui dis-le moi ?
Toi qui vis sans savoir pourquoi
Moi qui vis sans avoir de toit...
Toi qui vis sans vouloir de moi
Moi qui vis sans avoir de toi.

Les Vers Du Troubadour...

Le troubadour croit que sa vie fut destinée à une autre ombre
Que rien ne réparera cette sordide erreur
Il croit que tout ce qui est triste ou sombre
Ne fait qu'embellir son cœur et lui apprend le bonheur..

Parler pour ne rien te dire, se taire pour tout te raconter
Te rencontrer et croiser tes yeux, les regarder encore un peu
Encore et encore, et puis encore un peu !

Car un vagabond n'a pas la lumière que porte le cœur des femmes,
Il ne se réconforte qu'au près de son art
Qu'il maîtrise ou pas, mais qu'il aime avec le cœur
Qu'il est sombre le troubadour, quand vient le silence
Qu'il est triste d'y croire, et puis d'y croire encore !

lundi 6 juillet 2009

Near Death Experience.


Si la vie est une punition, est-ce que la mort est une récompense ?
Tout le monde cherche inlassablement.
Bien que la vie soit pleine de choses magnifiques, à vous en mettre des étoiles plein les yeux et dans le cœur, elle reste peut-être la chose la plus triste que je connaisse.

Oh et puis, ce qui est beau est souvent très triste.
Une plume, un morceau d'accordéon, un coucher de soleil...

dimanche 5 juillet 2009

The Light Was Brighter...


L'aurore se lève brutalement dans ta chambre aux affreux souvenirs. Dans ton monde chaud ou ton bonheur n'est qu'un vaste désert, tu aperçois le soleil se lever.
Les premiers rayons traversent tes stores et tu rêves encore. Au rendez-vous, du sang sur le carrelage et des trous plein la mémoire. C'est à n'y rien comprendre. Tes rêves sentent la fumée, l'atmosphère empoisonnée de ton monde déteint sur ta vie et tes idées.
Tu commences à moisir de l'âme et ton cœur étouffe sous les couches de poussière.
Lèves la tête, le soleil brille déjà haut dans le ciel. Réveille-toi car ton monde n'est qu'un leurre. La réalité est dure mais elle déborde de bonnes surprises.


"Je repense à ce rêve, que j'ai fait autrefois, que j'ai fait tant de fois, que j'ai fait...avec toi."

samedi 4 juillet 2009

Découverte Affligeante.

La cathédrale était belle ce soir. Comme une ambiance de fête, soirée macabre.
Il y a les lumières, le son de la ville qui sort doucement d'une torpeur estivale, il y a la solitude et puis paradoxalement, il y a les gens.
Ses pavés sont si familiers, comme si mon nom était gravé sur chacun d'eux.
Taille les lettres de mon nom sur mes bras si ça t'amuse.
Tiens, regarde les passants, ils font une drôle de tête. Je pense que c'est ma gueule qui ne leur convient pas. Et eux, ils sont là à me dévisager.

Je voudrais avoir des ailes pour pouvoir voler bourré.
Je voudrais boire cette fiole de poison et m'en aller loin sur la route.
Je voudrais être une découverte affligeante.

Rêves Désastreux.

Et puis on rêve; il y a la vie et la mort, surtout la mort.
C'est apaisant, fantomatique et finalement, attirant. Incroyablement présente partout, en chacun de nous.
Et puis on crève; il y a le corps et l'âme, surtout les larmes.
Des larmes de sang ?
La tristesse est la plaie ouverte du coeur. Comme une écorchure qui ne se refermera que partiellement. Perfore mes poumons, empêche-moi d'hurler, car le silence est un exutoire.

S'il fallait peindre quelque chose, ce serait des tableaux tout noirs. C'est dommage, la vie apporte tant de choses à voir...
Une vie de détails, comme on dit. Repousser toutes les limites, donner son corps et son âme pour des choses qu'on ne s'imaginait pas accomplir, et finalement tomber.
Sans plus jamais s'accrocher. C'est peut-être ça la solution.
Tyler dit que c'est rien que de la branlette intellectuelle, que la solution est très probablement l'autodestruction.

mardi 23 juin 2009

Death Trip.

Je ne sais pas vivre
Et je saute dans le vide

Je ne connais pas l'amour
Car le monde est trop lourd

Je suis mal dans ma peau
Car le monde n'est pas beau

Nous Avons Perdu Le Signal.

Dissociation totale du cerveau. Je ne sais pas où je me trouve. Encore un mauvais trip à l'acide ? Mais non, ce n'est pas possible.
Ça fait trop longtemps.
Un mauvais trip, ou plutôt un cauchemar en plein jour.
Je marche dans les rues, inconscient, comme si je n'étais qu'une ombre discrète et assassine, qui tue en silence et se tue dans dire un mot.
Lentement, qui entre dans une lente décadence.
Et je rentre dans la danse.

Je suis en pilote automatique pour un instant. Et je plane.
Tellement mal au fond de toi que ton nouveau rêve se commence à tes pieds.
Tu ne sais pas différencier la réalité et l'imaginaire.
Cet homme a-t-il fait ceci ?
Pourquoi cette dame semble pleurer ?
Suis-je bien assis dans un bus ?
Pourquoi je tremble ?
Je sais que je n'ai rien pris. Et pourtant, je suis persuadé du contraire.
Amnésie passagère et destructrice.
Ma mémoire est pleine de vides épars.
Et je ne me souviens de rien alors je marche, sans savoir où aller.
Et puis après tout, pourquoi ne pas faire un tour près de la cathédrale ?
Bonne idée. Il y a là-bas un homme qui a vraiment besoin de pleurer.

Dans trois jours, tout le monde m'aura perdu. Aucune trace.
Puisque vous ne m'aimez pas.
Puisque mon monde est différent.
Puisque personne ne me répond.
Puisque je suis seul.
Puisque Tu n'écoutes jamais rien.
Puisque cette étoile est laide.
Je vous quitte.

lundi 22 juin 2009

A Song For R.

It doesn’t matter if they’re bright
Or even if the rain’s coming
‘Cause we’re the lucky ones tonight
And there, the last human beings
We choose to live with broken hearts
Better than choose to living scared
Live are slowly falling apart
I don’t care if the world is dead
So…

No eyes to see, no soul to feel
Just a cold claw, holding me now
Just a cold claw, holding me now

It doesn’t matter if we die
Frozen skulls are waiting for us
‘Cause no matter how loud we cry
And in which we did put our trust
We choose to live young and happy
Instead of kill ourselves with pain
Now lives are screaming painfully
We used to love the drops of rain
But…

No eyes to see, no soul to feel
Just a cold claw, holding me now
Just a cold claw, holding me now

No eyes to see, no soul to feel
Just a cold claw, holding me now
Just a cold claw, holding me now

vendredi 12 juin 2009

1969 Sur Un Air De Reggae

1969, sur un air de reggae, je suis assis près du tunnel en face de chez moi et quelques mods passent en scooter. Louie Louie à fond dans l’après-midi, tu cires tes Doc Martens et accroche ce putain de badge sur ta chemise Ben Sherman. T’as des tas de petits prolétaires qui parent au boulot, leurs enfants se font taper sur les doigts dans les salles de classes qui font parfois office de salle de torture.
Drogue

Voici venir 1975 sur un air de reggae, et tu vides ta canette, sur le bord du trottoir, à regarder passer sur nuages sur l’Angleterre, comme on voit passer des milliers de chômeurs dans les rues basses. Plus tard, on te parle racisme et nationalisme. Une bagarre éclate entre skins. Deux rude boys jamaïcains se font taper dessus alors tu vois au loin, quelques uns de tes potes qui viennent les défendre. Pendant ce temps à deux pas d’ici il y a u n père de famille fatigué, rentrant du travail, il est là et des crânes rasés, svastika sur l’épaule, il est là et ces mecs venus de nulle part le traitent de paki.
Provocation

1980 sur un air d’ange détraqué. Après le succès de « If The Kids Are United » c’est le chaos. Des skins tapent sur des skins, des soi-disant multiculturels veulent la mort des étrangers et on a peur de l’inconnu.
Suicide.

dimanche 7 juin 2009

Il S'En Va, L'Homme De La Chatédrale...

Il était maintenant allongé au sol, sur les pavés de pierre. La pluie emportait ce qui était autrefois son sang, et tout coulait dans le caniveau. Ce n'était même plus la moitié d'un homme, mais juste la moitié d'une âme errante.
Mais il était encore en vie, bien parmi nous. Ses artères tranchées le brûlaient et il priait pour qu'on lui ôte la vie, qu'il porte comme un fardeau. La mort était son seul exutoire possible.
Si la vie est une punition, la mort est-elle une libération ?

La Paix Tombée Du Ciel.

Le convoi bâché s'en est allé en même temps que le soleil. La neige tombe à nouveau sur cette immense étendue, recouvre le sang des soldats tombés. Les contrées au loin sont recouvertes de ce manteau blanc et on y hisse un drapeau noir et rouge.
Noir de notre peine, rouge de notre sang.
Des traces de pas, dans la neige fraîche et puis, plus rien.
Des enfants pleurent devant les portes de la ville, car on a enterré leurs parents défunts à l'extérieur. On y voit des chevaux blessés par les obus tombés du ciel, car on le sait bien depuis tout ce temps, du ciel il ne vient que des bombes.
Bagdad, Sarajevo, Moscou, on tue.
Bagdad, Sarajevo, Moscou, on crève, et surtout on se tait.
Moi, je croque une pomme tombée du convoi en écrivant quelques lignes sur les évènements. Mes mains sont engourdies et mes doigts, tremblants, ne bougent que par vagues aléatoires. La neige tombe comme les soldats et les coups de canons remplacent depuis quelque mois le bruit du tonnerre.
Près de la porte, la terre prend une couleur ocre à cause de tout le sang versé. Il y en a sur ma veste et sur mes bras. Plus loin, je vois mes frères ramper dans la boue glacée. Un homme visiblement mutilé tente de rallier la ville mais, soufflé par une grenade, il est projeté contre des barbelés. L'homme à qui j'avais parlé il y a trois jours est désormais froid comme les flocons qui tombent.
Au loin, je vois des avions. Le bruit des moteurs est de plus en plus fort et l'un d'eux jette sa marchandise sur la ville. Des milliers d'ours en peluche tombent d'un ciel sans merci, et les soldats jettent leurs armes à terre.
Quand on est seul, blessé dans une tranchée, se battant loin de sa maison pour une idéologie vaine, on ne se bat pas, on prie.
On espère que les soldats d'en face feront de même, mais en attendant, les coups de feu éliminent tes frères, les uns après les autres dans un vacarme incessant.
D'autres ours tombent du ciel et les cloches de la ville se mettent à chanter.
C'est à n'y rien comprendre.
Je cours dans tous les sens, à la recherche de souvenirs. Je me perds dans ma propre ville en ruine et je m'arrête devant un vieil homme. Le cœur à genoux, il laisse s'échapper des larmes qui roulent sur ses joues.
Les avions s'en sont allés.
Il n'y a plus de neige, tout est calme.
L'herbe repousse et la terre sèche. Le ciel se dégage.
J'ai vécu, une minute, dans la ville la plus triste du monde.

jeudi 4 juin 2009

Honey, I'm Home !

26 Septembre.

Comme tous les jeudis, Mark était rentré tard du bureau. Son patron lui avait encore demandé de terminer un formulaire et Mark ne voulait pas le décevoir. En arrivant chez lui, il avait garé la voiture dans le garage vide de leur nouvelle maison.
Il mit la clé dans la serrure, poussa la porte et s'écria:
"Chérie, je suis rentré!"
Mais il ne reçu pas de réponse en retour. Mark entra dans la cuisine en espérant y trouver Stéphanie. Le repas n'était pas prêt, car à vrai dire, rien n'avait changé de place depuis le matin. En se dirigeant vers les couloir principal, il sorti de sa poche son téléphone portable.

Moi, j'étais là, assis dans le salon, près de la grande baie vitrée qui faisait face à la télévision fatiguée de tourner perpétuellement. J'avais laissé mon couteau dans la salle de bain, après m'être nettoyé des éclaboussures qui recouvraient mon visage et mes bras. J'attendais calmement la réaction de ce petit salaud de mari.
Mark arrivait à la salle de bain. Il y entra pour se laver les mains et vit ma lame sur le rebord du lavabo. Il s'en empara et se demanda si elle était à Stéphanie ou à lui-même, sans la reconnaître. Un sourire plein de malice se dessina sur mon visage, tandis que Mark commençait à se poser des questions.
Alors que je venais de quitter discrètement le couloir, Mark partit dans sa chambre. Je crois qu'il n'avait pas encore imaginé ce qu'il s'était produit cet après-midi. Je crois que son monde n'est pas le mien, qu'il est beau et joyeux. Je lui ai donc apporté la preuve, en cette journée d'été, que le monde des hommes est un univers de haine, de pathétisme et finalement, de folie.

Journal d'un vengeur psychotique, page 12.

lundi 1 juin 2009

Souvenirs Ecorchés

Photos en noir et en blanc, images floues et incertaines, comme la mer par un soir de tempête là où les pêcheurs prient la vierge et espérant trouver le phare qui les guidera à la lumière, on navigue dans une vie comme on se perd dans un océan.
Les remords se pêchent au filet et les marins paniquent, embarqués dans un vaisseau qu'ils ne peuvent pas contrôler, un navire à la dérive qui a perdu tout repère et qui avance au gré du vent.
La mer divague et le bateau tangue, l'ancre arrachée à sa corde écorche les fonds marins, ceux qui hébergent nos souvenirs les plus lointains, les plus profonds, comme le vide, un abîme de regrets, une addition de mauvais choix, fausse route en somme.
Voici les souvenirs écorchés des marins qui s'accrochent à la vie, les mains en sang, du sel dans les plaies qui ne se fermeront jamais plus...