La cathédrale était belle ce soir. Comme une ambiance de fête, soirée macabre.
Il y a les lumières, le son de la ville qui sort doucement d'une torpeur estivale, il y a la solitude et puis paradoxalement, il y a les gens.
Ses pavés sont si familiers, comme si mon nom était gravé sur chacun d'eux.
Taille les lettres de mon nom sur mes bras si ça t'amuse.
Tiens, regarde les passants, ils font une drôle de tête. Je pense que c'est ma gueule qui ne leur convient pas. Et eux, ils sont là à me dévisager.
Je voudrais avoir des ailes pour pouvoir voler bourré.
Je voudrais boire cette fiole de poison et m'en aller loin sur la route.
Je voudrais être une découverte affligeante.
samedi 4 juillet 2009
Rêves Désastreux.
Et puis on rêve; il y a la vie et la mort, surtout la mort.
C'est apaisant, fantomatique et finalement, attirant. Incroyablement présente partout, en chacun de nous.
Et puis on crève; il y a le corps et l'âme, surtout les larmes.
Des larmes de sang ?
La tristesse est la plaie ouverte du coeur. Comme une écorchure qui ne se refermera que partiellement. Perfore mes poumons, empêche-moi d'hurler, car le silence est un exutoire.
S'il fallait peindre quelque chose, ce serait des tableaux tout noirs. C'est dommage, la vie apporte tant de choses à voir...
Une vie de détails, comme on dit. Repousser toutes les limites, donner son corps et son âme pour des choses qu'on ne s'imaginait pas accomplir, et finalement tomber.
Sans plus jamais s'accrocher. C'est peut-être ça la solution.
Tyler dit que c'est rien que de la branlette intellectuelle, que la solution est très probablement l'autodestruction.
C'est apaisant, fantomatique et finalement, attirant. Incroyablement présente partout, en chacun de nous.
Et puis on crève; il y a le corps et l'âme, surtout les larmes.
Des larmes de sang ?
La tristesse est la plaie ouverte du coeur. Comme une écorchure qui ne se refermera que partiellement. Perfore mes poumons, empêche-moi d'hurler, car le silence est un exutoire.
S'il fallait peindre quelque chose, ce serait des tableaux tout noirs. C'est dommage, la vie apporte tant de choses à voir...
Une vie de détails, comme on dit. Repousser toutes les limites, donner son corps et son âme pour des choses qu'on ne s'imaginait pas accomplir, et finalement tomber.
Sans plus jamais s'accrocher. C'est peut-être ça la solution.
Tyler dit que c'est rien que de la branlette intellectuelle, que la solution est très probablement l'autodestruction.
mardi 23 juin 2009
Death Trip.
Je ne sais pas vivre
Et je saute dans le vide
Je ne connais pas l'amour
Car le monde est trop lourd
Je suis mal dans ma peau
Car le monde n'est pas beau
Et je saute dans le vide
Je ne connais pas l'amour
Car le monde est trop lourd
Je suis mal dans ma peau
Car le monde n'est pas beau
Nous Avons Perdu Le Signal.
Dissociation totale du cerveau. Je ne sais pas où je me trouve. Encore un mauvais trip à l'acide ? Mais non, ce n'est pas possible.
Ça fait trop longtemps.
Un mauvais trip, ou plutôt un cauchemar en plein jour.
Je marche dans les rues, inconscient, comme si je n'étais qu'une ombre discrète et assassine, qui tue en silence et se tue dans dire un mot.
Lentement, qui entre dans une lente décadence.
Et je rentre dans la danse.
Je suis en pilote automatique pour un instant. Et je plane.
Tellement mal au fond de toi que ton nouveau rêve se commence à tes pieds.
Tu ne sais pas différencier la réalité et l'imaginaire.
Cet homme a-t-il fait ceci ?
Pourquoi cette dame semble pleurer ?
Suis-je bien assis dans un bus ?
Pourquoi je tremble ?
Je sais que je n'ai rien pris. Et pourtant, je suis persuadé du contraire.
Amnésie passagère et destructrice.
Ma mémoire est pleine de vides épars.
Et je ne me souviens de rien alors je marche, sans savoir où aller.
Et puis après tout, pourquoi ne pas faire un tour près de la cathédrale ?
Bonne idée. Il y a là-bas un homme qui a vraiment besoin de pleurer.
Dans trois jours, tout le monde m'aura perdu. Aucune trace.
Puisque vous ne m'aimez pas.
Puisque mon monde est différent.
Puisque personne ne me répond.
Puisque je suis seul.
Puisque Tu n'écoutes jamais rien.
Puisque cette étoile est laide.
Je vous quitte.
Ça fait trop longtemps.
Un mauvais trip, ou plutôt un cauchemar en plein jour.
Je marche dans les rues, inconscient, comme si je n'étais qu'une ombre discrète et assassine, qui tue en silence et se tue dans dire un mot.
Lentement, qui entre dans une lente décadence.
Et je rentre dans la danse.
Je suis en pilote automatique pour un instant. Et je plane.
Tellement mal au fond de toi que ton nouveau rêve se commence à tes pieds.
Tu ne sais pas différencier la réalité et l'imaginaire.
Cet homme a-t-il fait ceci ?
Pourquoi cette dame semble pleurer ?
Suis-je bien assis dans un bus ?
Pourquoi je tremble ?
Je sais que je n'ai rien pris. Et pourtant, je suis persuadé du contraire.
Amnésie passagère et destructrice.
Ma mémoire est pleine de vides épars.
Et je ne me souviens de rien alors je marche, sans savoir où aller.
Et puis après tout, pourquoi ne pas faire un tour près de la cathédrale ?
Bonne idée. Il y a là-bas un homme qui a vraiment besoin de pleurer.
Dans trois jours, tout le monde m'aura perdu. Aucune trace.
Puisque vous ne m'aimez pas.
Puisque mon monde est différent.
Puisque personne ne me répond.
Puisque je suis seul.
Puisque Tu n'écoutes jamais rien.
Puisque cette étoile est laide.
Je vous quitte.
lundi 22 juin 2009
A Song For R.
It doesn’t matter if they’re bright
Or even if the rain’s coming
‘Cause we’re the lucky ones tonight
And there, the last human beings
We choose to live with broken hearts
Better than choose to living scared
Live are slowly falling apart
I don’t care if the world is dead
So…
No eyes to see, no soul to feel
Just a cold claw, holding me now
Just a cold claw, holding me now
It doesn’t matter if we die
Frozen skulls are waiting for us
‘Cause no matter how loud we cry
And in which we did put our trust
We choose to live young and happy
Instead of kill ourselves with pain
Now lives are screaming painfully
We used to love the drops of rain
But…
No eyes to see, no soul to feel
Just a cold claw, holding me now
Just a cold claw, holding me now
No eyes to see, no soul to feel
Just a cold claw, holding me now
Just a cold claw, holding me now
Or even if the rain’s coming
‘Cause we’re the lucky ones tonight
And there, the last human beings
We choose to live with broken hearts
Better than choose to living scared
Live are slowly falling apart
I don’t care if the world is dead
So…
No eyes to see, no soul to feel
Just a cold claw, holding me now
Just a cold claw, holding me now
It doesn’t matter if we die
Frozen skulls are waiting for us
‘Cause no matter how loud we cry
And in which we did put our trust
We choose to live young and happy
Instead of kill ourselves with pain
Now lives are screaming painfully
We used to love the drops of rain
But…
No eyes to see, no soul to feel
Just a cold claw, holding me now
Just a cold claw, holding me now
No eyes to see, no soul to feel
Just a cold claw, holding me now
Just a cold claw, holding me now
vendredi 12 juin 2009
1969 Sur Un Air De Reggae
1969, sur un air de reggae, je suis assis près du tunnel en face de chez moi et quelques mods passent en scooter. Louie Louie à fond dans l’après-midi, tu cires tes Doc Martens et accroche ce putain de badge sur ta chemise Ben Sherman. T’as des tas de petits prolétaires qui parent au boulot, leurs enfants se font taper sur les doigts dans les salles de classes qui font parfois office de salle de torture.
Drogue
Voici venir 1975 sur un air de reggae, et tu vides ta canette, sur le bord du trottoir, à regarder passer sur nuages sur l’Angleterre, comme on voit passer des milliers de chômeurs dans les rues basses. Plus tard, on te parle racisme et nationalisme. Une bagarre éclate entre skins. Deux rude boys jamaïcains se font taper dessus alors tu vois au loin, quelques uns de tes potes qui viennent les défendre. Pendant ce temps à deux pas d’ici il y a u n père de famille fatigué, rentrant du travail, il est là et des crânes rasés, svastika sur l’épaule, il est là et ces mecs venus de nulle part le traitent de paki.
Provocation
1980 sur un air d’ange détraqué. Après le succès de « If The Kids Are United » c’est le chaos. Des skins tapent sur des skins, des soi-disant multiculturels veulent la mort des étrangers et on a peur de l’inconnu.
Suicide.
Drogue
Voici venir 1975 sur un air de reggae, et tu vides ta canette, sur le bord du trottoir, à regarder passer sur nuages sur l’Angleterre, comme on voit passer des milliers de chômeurs dans les rues basses. Plus tard, on te parle racisme et nationalisme. Une bagarre éclate entre skins. Deux rude boys jamaïcains se font taper dessus alors tu vois au loin, quelques uns de tes potes qui viennent les défendre. Pendant ce temps à deux pas d’ici il y a u n père de famille fatigué, rentrant du travail, il est là et des crânes rasés, svastika sur l’épaule, il est là et ces mecs venus de nulle part le traitent de paki.
Provocation
1980 sur un air d’ange détraqué. Après le succès de « If The Kids Are United » c’est le chaos. Des skins tapent sur des skins, des soi-disant multiculturels veulent la mort des étrangers et on a peur de l’inconnu.
Suicide.
dimanche 7 juin 2009
Il S'En Va, L'Homme De La Chatédrale...
Il était maintenant allongé au sol, sur les pavés de pierre. La pluie emportait ce qui était autrefois son sang, et tout coulait dans le caniveau. Ce n'était même plus la moitié d'un homme, mais juste la moitié d'une âme errante.
Mais il était encore en vie, bien parmi nous. Ses artères tranchées le brûlaient et il priait pour qu'on lui ôte la vie, qu'il porte comme un fardeau. La mort était son seul exutoire possible.
Si la vie est une punition, la mort est-elle une libération ?
Mais il était encore en vie, bien parmi nous. Ses artères tranchées le brûlaient et il priait pour qu'on lui ôte la vie, qu'il porte comme un fardeau. La mort était son seul exutoire possible.
Si la vie est une punition, la mort est-elle une libération ?
La Paix Tombée Du Ciel.
Le convoi bâché s'en est allé en même temps que le soleil. La neige tombe à nouveau sur cette immense étendue, recouvre le sang des soldats tombés. Les contrées au loin sont recouvertes de ce manteau blanc et on y hisse un drapeau noir et rouge.
Noir de notre peine, rouge de notre sang.
Des traces de pas, dans la neige fraîche et puis, plus rien.
Des enfants pleurent devant les portes de la ville, car on a enterré leurs parents défunts à l'extérieur. On y voit des chevaux blessés par les obus tombés du ciel, car on le sait bien depuis tout ce temps, du ciel il ne vient que des bombes.
Bagdad, Sarajevo, Moscou, on tue.
Bagdad, Sarajevo, Moscou, on crève, et surtout on se tait.
Moi, je croque une pomme tombée du convoi en écrivant quelques lignes sur les évènements. Mes mains sont engourdies et mes doigts, tremblants, ne bougent que par vagues aléatoires. La neige tombe comme les soldats et les coups de canons remplacent depuis quelque mois le bruit du tonnerre.
Près de la porte, la terre prend une couleur ocre à cause de tout le sang versé. Il y en a sur ma veste et sur mes bras. Plus loin, je vois mes frères ramper dans la boue glacée. Un homme visiblement mutilé tente de rallier la ville mais, soufflé par une grenade, il est projeté contre des barbelés. L'homme à qui j'avais parlé il y a trois jours est désormais froid comme les flocons qui tombent.
Au loin, je vois des avions. Le bruit des moteurs est de plus en plus fort et l'un d'eux jette sa marchandise sur la ville. Des milliers d'ours en peluche tombent d'un ciel sans merci, et les soldats jettent leurs armes à terre.
Quand on est seul, blessé dans une tranchée, se battant loin de sa maison pour une idéologie vaine, on ne se bat pas, on prie.
On espère que les soldats d'en face feront de même, mais en attendant, les coups de feu éliminent tes frères, les uns après les autres dans un vacarme incessant.
D'autres ours tombent du ciel et les cloches de la ville se mettent à chanter.
C'est à n'y rien comprendre.
Je cours dans tous les sens, à la recherche de souvenirs. Je me perds dans ma propre ville en ruine et je m'arrête devant un vieil homme. Le cœur à genoux, il laisse s'échapper des larmes qui roulent sur ses joues.
Les avions s'en sont allés.
Il n'y a plus de neige, tout est calme.
L'herbe repousse et la terre sèche. Le ciel se dégage.
J'ai vécu, une minute, dans la ville la plus triste du monde.
Noir de notre peine, rouge de notre sang.
Des traces de pas, dans la neige fraîche et puis, plus rien.
Des enfants pleurent devant les portes de la ville, car on a enterré leurs parents défunts à l'extérieur. On y voit des chevaux blessés par les obus tombés du ciel, car on le sait bien depuis tout ce temps, du ciel il ne vient que des bombes.
Bagdad, Sarajevo, Moscou, on tue.
Bagdad, Sarajevo, Moscou, on crève, et surtout on se tait.
Moi, je croque une pomme tombée du convoi en écrivant quelques lignes sur les évènements. Mes mains sont engourdies et mes doigts, tremblants, ne bougent que par vagues aléatoires. La neige tombe comme les soldats et les coups de canons remplacent depuis quelque mois le bruit du tonnerre.
Près de la porte, la terre prend une couleur ocre à cause de tout le sang versé. Il y en a sur ma veste et sur mes bras. Plus loin, je vois mes frères ramper dans la boue glacée. Un homme visiblement mutilé tente de rallier la ville mais, soufflé par une grenade, il est projeté contre des barbelés. L'homme à qui j'avais parlé il y a trois jours est désormais froid comme les flocons qui tombent.
Au loin, je vois des avions. Le bruit des moteurs est de plus en plus fort et l'un d'eux jette sa marchandise sur la ville. Des milliers d'ours en peluche tombent d'un ciel sans merci, et les soldats jettent leurs armes à terre.
Quand on est seul, blessé dans une tranchée, se battant loin de sa maison pour une idéologie vaine, on ne se bat pas, on prie.
On espère que les soldats d'en face feront de même, mais en attendant, les coups de feu éliminent tes frères, les uns après les autres dans un vacarme incessant.
D'autres ours tombent du ciel et les cloches de la ville se mettent à chanter.
C'est à n'y rien comprendre.
Je cours dans tous les sens, à la recherche de souvenirs. Je me perds dans ma propre ville en ruine et je m'arrête devant un vieil homme. Le cœur à genoux, il laisse s'échapper des larmes qui roulent sur ses joues.
Les avions s'en sont allés.
Il n'y a plus de neige, tout est calme.
L'herbe repousse et la terre sèche. Le ciel se dégage.
J'ai vécu, une minute, dans la ville la plus triste du monde.
jeudi 4 juin 2009
Honey, I'm Home !
26 Septembre.
Comme tous les jeudis, Mark était rentré tard du bureau. Son patron lui avait encore demandé de terminer un formulaire et Mark ne voulait pas le décevoir. En arrivant chez lui, il avait garé la voiture dans le garage vide de leur nouvelle maison.
Il mit la clé dans la serrure, poussa la porte et s'écria:
"Chérie, je suis rentré!"
Mais il ne reçu pas de réponse en retour. Mark entra dans la cuisine en espérant y trouver Stéphanie. Le repas n'était pas prêt, car à vrai dire, rien n'avait changé de place depuis le matin. En se dirigeant vers les couloir principal, il sorti de sa poche son téléphone portable.
Moi, j'étais là, assis dans le salon, près de la grande baie vitrée qui faisait face à la télévision fatiguée de tourner perpétuellement. J'avais laissé mon couteau dans la salle de bain, après m'être nettoyé des éclaboussures qui recouvraient mon visage et mes bras. J'attendais calmement la réaction de ce petit salaud de mari.
Mark arrivait à la salle de bain. Il y entra pour se laver les mains et vit ma lame sur le rebord du lavabo. Il s'en empara et se demanda si elle était à Stéphanie ou à lui-même, sans la reconnaître. Un sourire plein de malice se dessina sur mon visage, tandis que Mark commençait à se poser des questions.
Alors que je venais de quitter discrètement le couloir, Mark partit dans sa chambre. Je crois qu'il n'avait pas encore imaginé ce qu'il s'était produit cet après-midi. Je crois que son monde n'est pas le mien, qu'il est beau et joyeux. Je lui ai donc apporté la preuve, en cette journée d'été, que le monde des hommes est un univers de haine, de pathétisme et finalement, de folie.
Journal d'un vengeur psychotique, page 12.
Comme tous les jeudis, Mark était rentré tard du bureau. Son patron lui avait encore demandé de terminer un formulaire et Mark ne voulait pas le décevoir. En arrivant chez lui, il avait garé la voiture dans le garage vide de leur nouvelle maison.
Il mit la clé dans la serrure, poussa la porte et s'écria:
"Chérie, je suis rentré!"
Mais il ne reçu pas de réponse en retour. Mark entra dans la cuisine en espérant y trouver Stéphanie. Le repas n'était pas prêt, car à vrai dire, rien n'avait changé de place depuis le matin. En se dirigeant vers les couloir principal, il sorti de sa poche son téléphone portable.
Moi, j'étais là, assis dans le salon, près de la grande baie vitrée qui faisait face à la télévision fatiguée de tourner perpétuellement. J'avais laissé mon couteau dans la salle de bain, après m'être nettoyé des éclaboussures qui recouvraient mon visage et mes bras. J'attendais calmement la réaction de ce petit salaud de mari.
Mark arrivait à la salle de bain. Il y entra pour se laver les mains et vit ma lame sur le rebord du lavabo. Il s'en empara et se demanda si elle était à Stéphanie ou à lui-même, sans la reconnaître. Un sourire plein de malice se dessina sur mon visage, tandis que Mark commençait à se poser des questions.
Alors que je venais de quitter discrètement le couloir, Mark partit dans sa chambre. Je crois qu'il n'avait pas encore imaginé ce qu'il s'était produit cet après-midi. Je crois que son monde n'est pas le mien, qu'il est beau et joyeux. Je lui ai donc apporté la preuve, en cette journée d'été, que le monde des hommes est un univers de haine, de pathétisme et finalement, de folie.
Journal d'un vengeur psychotique, page 12.
lundi 1 juin 2009
Souvenirs Ecorchés
Photos en noir et en blanc, images floues et incertaines, comme la mer par un soir de tempête là où les pêcheurs prient la vierge et espérant trouver le phare qui les guidera à la lumière, on navigue dans une vie comme on se perd dans un océan.
Les remords se pêchent au filet et les marins paniquent, embarqués dans un vaisseau qu'ils ne peuvent pas contrôler, un navire à la dérive qui a perdu tout repère et qui avance au gré du vent.
La mer divague et le bateau tangue, l'ancre arrachée à sa corde écorche les fonds marins, ceux qui hébergent nos souvenirs les plus lointains, les plus profonds, comme le vide, un abîme de regrets, une addition de mauvais choix, fausse route en somme.
Voici les souvenirs écorchés des marins qui s'accrochent à la vie, les mains en sang, du sel dans les plaies qui ne se fermeront jamais plus...
Les remords se pêchent au filet et les marins paniquent, embarqués dans un vaisseau qu'ils ne peuvent pas contrôler, un navire à la dérive qui a perdu tout repère et qui avance au gré du vent.
La mer divague et le bateau tangue, l'ancre arrachée à sa corde écorche les fonds marins, ceux qui hébergent nos souvenirs les plus lointains, les plus profonds, comme le vide, un abîme de regrets, une addition de mauvais choix, fausse route en somme.
Voici les souvenirs écorchés des marins qui s'accrochent à la vie, les mains en sang, du sel dans les plaies qui ne se fermeront jamais plus...
dimanche 24 mai 2009
"Un Bout De Temps"
Ca fait un bout de temps que ma mémoire se trompe
A t ?n sujet, sur notre hist ?ire
Dans la peau d’un inconnu qui a p ?rdu son amour
D’ ?n h ?mm ? se ?l
?n ?tr ?ng ?r
Ma MEMOIRE s ? tr ?mp ?
…
Ca fait un bout de temps que ma mémoire se trompe à ton sujet, sur notre histoire mais nos cicatrices ne mentiront jamais car si l’amour s’en est allé, il nous reste bien l’espoir. La solitude à ne plus savoir quoi en foutre, de l’empathie à en crever, seul dans mon appartement, les murs s’en souviennent, et mon chat qui m’observe. S’envenimer le cœur, au plus profond de ses rides, en oubliant combien de cachets ton corps a pu filtrer sans faille. Dans un coin du salon je ne remue presque plus, et les bouteilles jonchent le sol sale de tes larmes.
Au royaume de la mélancolie, je décide de ne pas me défendre mal.
Spleen sans fin, sans faim ou sans fond, misérable matière organique en décomposition, stéréotypie et maladie chronique.
Spleen sans fin, sais faim ou sans fond, dites-moi qui s’en fait ?
A t ?n sujet, sur notre hist ?ire
Dans la peau d’un inconnu qui a p ?rdu son amour
D’ ?n h ?mm ? se ?l
?n ?tr ?ng ?r
Ma MEMOIRE s ? tr ?mp ?
…
Ca fait un bout de temps que ma mémoire se trompe à ton sujet, sur notre histoire mais nos cicatrices ne mentiront jamais car si l’amour s’en est allé, il nous reste bien l’espoir. La solitude à ne plus savoir quoi en foutre, de l’empathie à en crever, seul dans mon appartement, les murs s’en souviennent, et mon chat qui m’observe. S’envenimer le cœur, au plus profond de ses rides, en oubliant combien de cachets ton corps a pu filtrer sans faille. Dans un coin du salon je ne remue presque plus, et les bouteilles jonchent le sol sale de tes larmes.
Au royaume de la mélancolie, je décide de ne pas me défendre mal.
Spleen sans fin, sans faim ou sans fond, misérable matière organique en décomposition, stéréotypie et maladie chronique.
Spleen sans fin, sais faim ou sans fond, dites-moi qui s’en fait ?
lundi 18 mai 2009
"J'aurais aimé tenir ta main"
Peut-être que c'est ça, la vie.
Construire une identité de paille, lui foutre le feu et s'en aller. Entrer dans la peau d'un personnage, créer une vie. Un peu de cynisme, d'arrogance, du narcissisme pour masquer ses propres défauts et un soupçon de frustration, d'innocence malsaine.
Se déchirer le cœur, s'exploser le cerveau aux psychotropes, démolir sa vie comme on démolit une voiture dans une ultime collision frontale. Se heurter à la vie. S'en vouloir à la mort.
Grandir, regarder en arrière, s'en mordre les doigts et s'en taillader les veines. Des gallons de liquide rouge sur le carrelage. Repeindre son lavabo, prétendre que le rouge est plus à la mode. Se détester. Comprendre la valeur des choses.
Se décharger de toute culpabilité, prendre des rides et voir passer la vie avec amertume. Perdre la raison et se dissocier. Ne plus être dans le coup, ne plus comprendre.
Ne plus attendre.
Et s'en aller.
Construire une identité de paille, lui foutre le feu et s'en aller. Entrer dans la peau d'un personnage, créer une vie. Un peu de cynisme, d'arrogance, du narcissisme pour masquer ses propres défauts et un soupçon de frustration, d'innocence malsaine.
Se déchirer le cœur, s'exploser le cerveau aux psychotropes, démolir sa vie comme on démolit une voiture dans une ultime collision frontale. Se heurter à la vie. S'en vouloir à la mort.
Grandir, regarder en arrière, s'en mordre les doigts et s'en taillader les veines. Des gallons de liquide rouge sur le carrelage. Repeindre son lavabo, prétendre que le rouge est plus à la mode. Se détester. Comprendre la valeur des choses.
Se décharger de toute culpabilité, prendre des rides et voir passer la vie avec amertume. Perdre la raison et se dissocier. Ne plus être dans le coup, ne plus comprendre.
Ne plus attendre.
Et s'en aller.
Un Sophisme...Ou Deux.
L'amour fait toujours du mal.
Le mal nous tue à petit feu.
Donc l'amour nous tue à petit feu.
Jack est le sale type qui me contrôle.
Les sales types sont toujours les plus forts
Donc Jack est le plus fort.
Le mal nous tue à petit feu.
Donc l'amour nous tue à petit feu.
Jack est le sale type qui me contrôle.
Les sales types sont toujours les plus forts
Donc Jack est le plus fort.
dimanche 17 mai 2009
Un Vieil Adage...
...Il y a un adage qui dit qu’on fait du mal à ceux qu’on aime : mais il oublie de dire qu’on aime ceux qui nous font du mal.
jeudi 14 mai 2009
Putain D'Education...
La lumière du couloir était éteinte. Et les dalles lisses et blanches me donnaient des frissons. La prof serrait mon bras trop fort et ma peau devenait rouge. Le directeur avait pris le relais, mais lui au moins ne me serrait pas tant. Il prit son trousseau de clés et ouvrit lentement la grande porte de fer. L’homme me fit entrer le premier et je découvris une sorte de laboratoire. Il y avait des grandes cuves de verre, des paillasses de chimiste, des pinces et des tas d’outils. Sur la table carrelée étaient éparpillés des tas de pâte à modeler. On m’ordonna de choisir l’une des boules de pâte et de la manger. Je pris la mauve. Et je me mis à pleurer. Mon bras était encore rouge et je voulais, à cet instant précis, rentrer à la maison. Le directeur me sourit et il me dit que ce serait « notre petit secret à nous ». Quand je suis retourné en classe, je n’ai plus dit un seul mot.
mardi 12 mai 2009
Rue Des Martyrs
Puisque nos idées sont différentes
Puisque c'est Toi qui coule dans mes veines
Puisque Tu es un salaud de traitre
Puisque Tu ne veux pas de Bien
Puisque je suis ton opposé
Puisque j'en ai marre de T'entendre
Puisque Tu me guides à l'acte
Puisque Tu prends le contrôle une fois de plus
Puisque Tu me tétanises
Puisque Tu ne me laisse pas libre
Puisque je ne capitulerai jamais
Puisque je t'offre ma résistance éternelle
Retrouvons-nous, rue des Martyrs.
Puisque c'est Toi qui coule dans mes veines
Puisque Tu es un salaud de traitre
Puisque Tu ne veux pas de Bien
Puisque je suis ton opposé
Puisque j'en ai marre de T'entendre
Puisque Tu me guides à l'acte
Puisque Tu prends le contrôle une fois de plus
Puisque Tu me tétanises
Puisque Tu ne me laisse pas libre
Puisque je ne capitulerai jamais
Puisque je t'offre ma résistance éternelle
Retrouvons-nous, rue des Martyrs.
jeudi 7 mai 2009
Schizophrénie Nocturne
Le fœtus se fait la malle, nous le voulons, moi et moi. Le cordon barbelé, tâché du sang d'un nouveau-né, qui prend la fuite, des rues pavées au centre de la cité. Incroyable machine à faire rêver, tourner les têtes des anges torturés, tombés sur ces ermites exilés.
Avons-nous donc chassé nos ancêtres, fantômes de nos nuits où nous ne dormons pas, entrelacés, cheveux mêlés, gris dans le noir, spectacle de la lune avortée, de plein gré on s'évade, exutoire nocturne. Les mots sont comme des larmes, sang versé en dehors de nos veines, à moi et moi.
Schizophrénie maladive, âme damnée, angoisses gémissantes, mourir te fait planer et nous hurlons à en crever. Toi en haut et moi en bas, à crier ma jalousie épurée à travers les murs, du béton, de l'acier. Je creuse ta tombe à la pelle, épié par les étoiles et la lune maîtresse qui règne dans le royaume des condamnés. Reflet lacté dans l'ombre d'une prison, barreau brisés, gare au geôlier.
Lame émoussée, les mains d'un travailleur forcené, ta tombe, à moi et moi, est enfin terminée et les vers sont prêts à te dévorer, si seulement tu m'entends, descends dans mon abîme et trépasse ou jouis de ma douleur mais laisse-moi m'en aller.
Se cacher pour changer de peau, d'âme et la moitié de mes pensées...
Avons-nous donc chassé nos ancêtres, fantômes de nos nuits où nous ne dormons pas, entrelacés, cheveux mêlés, gris dans le noir, spectacle de la lune avortée, de plein gré on s'évade, exutoire nocturne. Les mots sont comme des larmes, sang versé en dehors de nos veines, à moi et moi.
Schizophrénie maladive, âme damnée, angoisses gémissantes, mourir te fait planer et nous hurlons à en crever. Toi en haut et moi en bas, à crier ma jalousie épurée à travers les murs, du béton, de l'acier. Je creuse ta tombe à la pelle, épié par les étoiles et la lune maîtresse qui règne dans le royaume des condamnés. Reflet lacté dans l'ombre d'une prison, barreau brisés, gare au geôlier.
Lame émoussée, les mains d'un travailleur forcené, ta tombe, à moi et moi, est enfin terminée et les vers sont prêts à te dévorer, si seulement tu m'entends, descends dans mon abîme et trépasse ou jouis de ma douleur mais laisse-moi m'en aller.
Se cacher pour changer de peau, d'âme et la moitié de mes pensées...
mercredi 6 mai 2009
Les Larmes Du Guerrier Urbain
Cellules sédentaires, qui trépassent et sensuellement passe, coulent le long de tes lèvres comme un filet de miel exposé au soleil. Les écorchures sur ta peau, ta peau à vif, écorchée, déchirée pendant que le sel susurre des pamphlets presque à vide, avides de douleur et nauséabonds, nous les voyons pleurer, nous les voyons sourire.
Nous les voyons pleurer nous les voyons mourir.
Main de fer pour combien de gants de fer, le poing tendu, mâchoire ouverte, hurlant à tout va pour un idéal, les larmes de sang versées pour les anciens de la liberté, liberté médiatique et sexuelle, auto-sacrificielle et plus que jamais proclame la censure des sens, l'expression des sentiments les plus sincères, sérieusement interdit à qui le veut et le peuple gueule.
Gueule ouverte, plaie acide, aseptisé et aveuglé, le peuple scande des slogans conservateurs pour la gloire d'un pays atrocement atrophié par la crise, chrysalide, cocon hermétique, nous ne pouvons entrer, nous ne pouvons sortir...
Nous ne pouvons pleurer, mais nous pouvons mourir.
Nous les voyons pleurer nous les voyons mourir.
Main de fer pour combien de gants de fer, le poing tendu, mâchoire ouverte, hurlant à tout va pour un idéal, les larmes de sang versées pour les anciens de la liberté, liberté médiatique et sexuelle, auto-sacrificielle et plus que jamais proclame la censure des sens, l'expression des sentiments les plus sincères, sérieusement interdit à qui le veut et le peuple gueule.
Gueule ouverte, plaie acide, aseptisé et aveuglé, le peuple scande des slogans conservateurs pour la gloire d'un pays atrocement atrophié par la crise, chrysalide, cocon hermétique, nous ne pouvons entrer, nous ne pouvons sortir...
Nous ne pouvons pleurer, mais nous pouvons mourir.
dimanche 19 avril 2009
Douce Torpeur
Je me suis blessé ce soir, mais le sang n'a pas coulé.
Pire qu'une blessure d'un glaive froid et tranchant qui ouvre les chairs et taillade les veines, une écorchure de l'esprit.
Un magnifique filet capable d'emprisonner l'âme dans le plus profond des abîmes.
Semence maligne, sécrétions venimeuses, son corps te glisse entre les doigts. Petite grenouille deviendra prince, prince de pacotilles...Sa langue gluante caresse de trop près tes rêves et ronge tes désirs les plus obscurs. Ô roi des poisons, coule par flots entiers une fois de plus dans mes veines fatiguées et aspire la lucidité qui guide mon esprit à la lumière et mes lambeaux de peau jusqu'à l'acte.
Es-tu encore capable de lui fournir un baiser au goût de fer pour en échange recevoir de ton amante un subtil venin qui t'emportera dans une douce torpeur ?
Une douce torpeur...rien que pour un instant.
Pire qu'une blessure d'un glaive froid et tranchant qui ouvre les chairs et taillade les veines, une écorchure de l'esprit.
Un magnifique filet capable d'emprisonner l'âme dans le plus profond des abîmes.
Semence maligne, sécrétions venimeuses, son corps te glisse entre les doigts. Petite grenouille deviendra prince, prince de pacotilles...Sa langue gluante caresse de trop près tes rêves et ronge tes désirs les plus obscurs. Ô roi des poisons, coule par flots entiers une fois de plus dans mes veines fatiguées et aspire la lucidité qui guide mon esprit à la lumière et mes lambeaux de peau jusqu'à l'acte.
Es-tu encore capable de lui fournir un baiser au goût de fer pour en échange recevoir de ton amante un subtil venin qui t'emportera dans une douce torpeur ?
Une douce torpeur...rien que pour un instant.
mercredi 11 mars 2009
La Tête Dans Le Formol...
De plus en plus de pression comprime ta tête. Ton souffle est de plus en plus bruyant mais tu n'as jamais assez d'air. Dans le noir total, le chaos, les formes étrangères passent devant tes yeux, voile obscur, lambeau de peau protectrice.
Assis dans l'ombre, à bout de souffle, c'est la panique.
Un hurlement et puis plus rien.
Ton coeur s'en est allé.
Assis dans l'ombre, à bout de souffle, c'est la panique.
Un hurlement et puis plus rien.
Ton coeur s'en est allé.
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