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jeudi 10 juillet 2008
Special K.
mardi 24 juin 2008
Génération Y
Je fais partie de ce que l’on nomme «
On nous répète que le punk est mort, et que la modernité, c’est d’être branché, de porter des vêtements de marque, de rentrer dans une catégorie sociale. J’emmerde les catégories sociales. Dans ma vie, j’ai traîné avec des portugais, des français, j’avais des amis du Sénégal. Et dans mon monde coloré de verre et de ciment, dans ma jungle urbaine, ce mélange de culture me donne le sourire. Imaginez une table sur laquelle sont disposé des spécialités de tous les pays du monde. Imaginez des gens qui sont amis et pourtant ne parlent pas la même langue. C’est si beau, tout ça donne de l’espoir. Je suis né pendant
Tous.
Ca veut seulement dire que nous sommes tous des frères de condition, libre de faire ce que l’on veut de nos problèmes. Il se pourrait que nous soyons des enfants avortés de la révolution.
Certains choisissent leur vie, d’autres ne la choisissent pas. Qui a déjà demandé à se faire battre par son père ? Qui a voulu avoir le sida ? Peut-être bien qu’il n’y a pas de Dieu. Et quand bien même il y en aurait un, je ne pense pas que nous soyons si importants à ses yeux divins…
mardi 3 juin 2008
L'Inconnue Au Bord De La Nationale...
Non.
Pour mieux comprendre, il faut revenir deux jours plus tôt. Peut-être trois.
On l'avait chopée chez un trafiquant, un gars pas très net, qui prétendait en avoir des tas. Il avait dit "méfiez-vous d'elle, elle à son caractère et elle pique !". C'était bien vrai ça. Alors elle avait parcouru des kilomètre, et avait offert des kilomètres de rêves. La seringue était vide maintenant, vide. Vide.
Vide. Quand une seringue est vide, personne n'en veut. Voilà comment un homme l'avait jetée par la fenêtre de sa voiture, un soir d'automne. Au bord de la route, il l'avait abandonnée. Délaissée. Vide. L'inconnue d'un jour était vide. Pourquoi la garder encore ?
C'est ainsi qu'elle s'est retrouvée là, l'inconnue au bord de la nationale...
mardi 27 mai 2008
La télévision est l’intraveineuse du peuple...
La télévision est l’intraveineuse du peuple.
Et nous sommes tous sous perfusion. Encore une petite dose ? La télévision, c’est l’intraveineuse de l’être humain occidental, de l’Homme qui se prétend évolué et soi-disant supérieur. Mais supérieur en quoi ? On te passe goutte après goutte, jour après jour, des images inutile, des émissions qui nous conditionnent et sucent le pognon du pauvre. Tu te prends dans la gueule des informations détournées, ce qui, à la base, pouvait être un moyen de communiquer est devenu un silo à merde.
Vos présentatrices dénudées ne m’excitent pas, montrez-moi encore vos pubs pour les fast food, jusqu’à la gerbe. Mentez-moi, mentez-moi. Bourrez-nous de vos stupidités et poussez-nous à consommer. La télé est un outil de propagande, une machine à abrutir en masse.
dimanche 25 mai 2008
La Nuit, Au Bord De La Route...
Il pleut, mais tout est calme. Sur la route, je suis le seul, et je marche. Vers nulle part, je suis simplement ce chemin. Devant mes yeux, juste la nuit. Il n'y a pas d'étoiles, pas de rêves. Et la pluie continue de couler. Mes jambes sont humides, c'est le froid qui arrive. Peut-on encore avancer ? Laisse-moi avancer dans le noir. Et si je tombe, ne me relève pas.
La pluie se déverse encore et toujours, d'interminables filets d'eau qui fouettent mon visage.
Il est tard, je suis perdu sur le chemin, mais j'avance sans savoir où je vais. Je reste indifférent. Seul dans son monde, il fait froid mais il s'en fout.
mercredi 9 avril 2008
Le Soir Arrive Enfin
Ton monde est superficiel
Loin de tout, loin du réel
Nous sommes d'une autre planète
Et le soir arrive enfin
Au hasard, au gré des vents
Tu consumes ta petite vie
Loin de toutes nos galaxies
A la vitesse du courant
Et le soir arrive enfin
Et le feu nous brûle les yeux
Et la nuit arrive enfin
On t'a jugé coupable
Psychotrope et paradis
C'est un nouvel interdit
Le bonheur indissociable
Et le soir arrive enfin.
lundi 7 avril 2008
C'est juste un simple fait divers. Et la vie continue, on oubliera bien vite. De l'abrasif en action. Mémoire effacée. Lobotomie. Formatage du cerveau. Préparez-vous à tout oublier, maintenant.
Voici la dernière image que j'ai gardée en tête. Le soleil s'en va et tout s'en va en coup de vent, et j'ai tout manqué. Déconnecte-moi, enferme-moi dans ta petite boîte. Un autre monde est ouvert. Juste un monde irréel, un univers de démence et de lente décadence... Encore une petite pilule ?
Vous vous sentez mal, buvez ceci. Tenez, avalez cette pastille. Tendez le bras, l'injection ne vous fera aucun mal. Détendez-vous, la perfusion vous soulagera.
Reprenez votre souffle, calmez-vous, vous êtes en sécurité. Répondez au son de ma voix. Monsieur ?
...
dimanche 6 avril 2008
Is There Life On Mars ?
Fais gaffe, juste là, y'a un ravin énorme.
Pique-moi, intraveineuse...
Enfermé entre quatre murs
Défoncé, épuisé, inconscient
Abusé, essoufflé, innocent
Nous avons perdu, oui, j’en suis sûr.
lundi 25 février 2008
Grands espoirs...Liberté...
Par-delà l'autoroute, loin du béton, nous aimions courrir dans les hautes herbes qui recouvraient nos contrées. Et alors, tout était magnifique.
La chaleur du mois d'Août nous rajeunissait et le soleil se couchait tard le soir, pour mieux briller le lendemain. Mais un jour, on a érigé des barrières, des clotûres. La liberté était morte. Et le vent était de plus en plus fort. J'étais là, à te regarder, tes cheveux dans le vent. Mais tu étais de l'autre côté de la barrière...
Un jour, je reviendrai, j'aurai une pince et j'irai casser cette barrière. Nous nous retrouverons...
vendredi 8 février 2008
C'est l'histoire d'un mec...
Cela formait une ancienne route qui entourait le bâtiment. Je connaissais quelqu'un, un gars normal à première vue. Je connassais ce type. Il voyait la vie en noir et blanc. Ca cigarette le brûlait vite et fort. Ca le laissait éveillé, retenu à la réalité. Alors quand elle finissait de se consumer, l'homme partait dans des rêves sans fin. Et pour lui tout était beau. Et pour lui, tout était sincère. Pourtant, il n'avait que la solutide...pour lui.
Et pour la gloire de la solitude, sa clope roulait le long des pavés et s'arrêtait. Le vent finissait par l'emporter un peu plus loin, pour la tuer, la tête plongée dans une flaque d'eau. Alors elle émettait son dernier filet de fumée...
Je connaissais un type, un peu étrange, sans morale ni logique. Et sur un banc, il avait écrit: Héros toxicomane et violent. Alors les arbres finissaient par perdre leurs feuilles et la neige tombait. Et assis, il pleurait. Un samedi soir, sur un banc, un homme banal s'en est allé. Il est parti pour trouver son chemin, il est parti pour toujours. Sans morale, ni logique.
mercredi 16 janvier 2008
Sombre présage.
Tu n'as pas de titre, t'es qu'un orphelin. Je t'aime pas.
Juste une plaque, un chiffre. Un repère.
Alors, t'y crois encore toi, à la fraternité ? T'y crois, à l'égalité et la solidarité ?
Nous l'avions bien dit: Monde de merde. Non, rectifions, c'est juste un monde génial, peuplé par une race de cons dont nous faisons partie.
Beurk, ça fout la gerbe.
Menteur ! Mon père à un fusil, un jour, il va t'avoir.
samedi 15 décembre 2007
Tire-toi, tu portes la poisse.
Tout est parti. Tout est parti avec le vent.
Les rêves s'en sont allés. Même celui où les hommes étaient une nation unique, celui où des enfants brûlaient tous nos drapeaux et pour dire, notre liberté est morte. Le flingue, la révolution, l'immoralité, nous ne contrôlons rien. Rien !
lundi 10 décembre 2007
Oublions-nous.
Peut-être qu'il voulait juste voyager. Car tu sais, le monde est grand, grand. Grand !
Au quatrième étage, Pinpin était aussi seul que haut. Personne ne pouvait être plus haut. Un grand sentiment de vide s'empara de lui.
jeudi 29 novembre 2007
Le vendredi était notre petite mort et notre renaissance.
Etrangle-moi. Laisse-moi des ématomes sur ma peau blanche. Il n'y a que la douleur physique que l'on perçoit réellement. Continue, donne-moi des coups. Fais ressortir ce surplus de violence.
Je ferai pareil.
Dans le noir du parking souterrain, minuit nous arrête.
Samedi, nous devons profiter de revivre. Pour ce que nous sommes, parce que nous sommes des hommes forts. Nous n'avons aucunement besoin de votre monde de consommation.
Il est inutile de penser que nous vous écoutons. Continuez votre chemin.
Eh, frère, on remet ça à vendredi soir. Promis, je serai là...
J'aimerai faire ce rêve, avec toi. J'aimerai juste te toucher, te dire que tu es quelque chose que je ne peux pas avoir.
mardi 27 novembre 2007
Dans la gare de Cornavin
On voit ceux qui, un verre à la main, s'oublient comme une samedi soir.
Ceux dont l'espoir s'en est allé, loin d'ici. Il y a les autres et puis toi. Sur le quai, le plus éloigné,
les femmes qui font leurs adieux. Tu es là, toi. Et on se perd à jamais, dans le dernier wagon.
Alors on se souvient de nous, deux enfants qui ont grandit un peu trop vite, deux enfants dépassés par le temps et ratrappés par leurs soucis. Mais regarde-moi, nous avons bien vieilli.
Allez, fait moi un sourire, fait juste un signe...
Et moi j'étais là, assis dans ma chambre. Rendez-moi les rêves que nous avions fait.
lundi 26 novembre 2007
On se réjouit déjà des longues nuits de l'hiver.
mercredi 21 novembre 2007
La vie passe comme tombe la pluie...Fatalement.
mardi 13 novembre 2007
Les roses son fannées.
L'automne est là, il est bien installé. Nous nous sommes regardés et tu as juré que tu m'aimais encore. L'horizon, lui, loin de nos problèmes, a déjà enfilé son manteau blanc. Les montagnes sont tristes et fades. Quoi de plus beau que le ciel bleu qui illumine nos monts ? Quoi de mieux que le contraste naturel de l'herbe verte et du ciel orageux ? J'aurai tellement voulu mourir maintenant.
Finir dans la beauté la plus parfaite. S'en aller. Te prendre la main, une dernière fois.
L'automne s'en est allé, nos espoirs avec. Je marche, seul. Nous avions juré tant de choses.
Nous disions toujours que leur amour était juste un artifice, qu'il n'en était rien.
Et puis la pluie est tombée. Mais si toi tu atrappes le rhume, moi je pleure. Je me dis que je n'ai que le ciel et ma guitare, pour moi. Mais il fait déjà nuit. Titubons une fois de plus dans les ruelles de cette grande ville, Genève. Ah, Genève ! Passons un peu de temps, au détours des bars et des cafés. Oublions-nous un instant, rien qu'un instant. Trinquons pour nos souvenirs, nos pêchés.
Et tes larmes n'ont pas pu être contenues...
Nous nous sommes tant aimés.
