dimanche 6 avril 2008

Pique-moi, intraveineuse...

Et cette aiguille me déchire la peau, le liquide brûle dans mes veines. Intraveineuse, non ne me pique pas. Hystérie collective, on marche, on vient, mélangeons nos sangs et partageons nos idées. Mange, bois, détruis-toi lentement dans une bulle de béton. Et remplis-toi de larmes.

Enfermé entre quatre murs
Défoncé, épuisé, inconscient
Abusé, essoufflé, innocent
Nous avons perdu, oui, j’en suis sûr.

lundi 25 février 2008

Grands espoirs...Liberté...



Par-delà l'autoroute, loin du béton, nous aimions courrir dans les hautes herbes qui recouvraient nos contrées. Et alors, tout était magnifique.
La chaleur du mois d'Août nous rajeunissait et le soleil se couchait tard le soir, pour mieux briller le lendemain. Mais un jour, on a érigé des barrières, des clotûres. La liberté était morte. Et le vent était de plus en plus fort. J'étais là, à te regarder, tes cheveux dans le vent. Mais tu étais de l'autre côté de la barrière...

Un jour, je reviendrai, j'aurai une pince et j'irai casser cette barrière. Nous nous retrouverons...

vendredi 8 février 2008

C'est l'histoire d'un mec...

Je connaissais un type qui marchait toujours près de la cathédrale, le soir venu. Un type banal, à première vue. Sous la pluie, ses longs cheveux noirs se bouclaient et brillaient. Pour lui, marcher sous la pluie était une libération. Pas n'importe laquelle, celle de l'esprit. Il pouvait s'abandonner, s'asseoir sur un banc de pierre blanchâtre et attendre. Je connaissais un mec qui avait besoin de pleurer. Alors il se posait sur ce putain de banc et mélangeait la pluie à ses larmes. Dos à la cathédrale, il regardait les pavés, placés les uns à côté des autres.
Cela formait une ancienne route qui entourait le bâtiment. Je connaissais quelqu'un, un gars normal à première vue. Je connassais ce type. Il voyait la vie en noir et blanc. Ca cigarette le brûlait vite et fort. Ca le laissait éveillé, retenu à la réalité. Alors quand elle finissait de se consumer, l'homme partait dans des rêves sans fin. Et pour lui tout était beau. Et pour lui, tout était sincère. Pourtant, il n'avait que la solutide...pour lui.

Et pour la gloire de la solitude, sa clope roulait le long des pavés et s'arrêtait. Le vent finissait par l'emporter un peu plus loin, pour la tuer, la tête plongée dans une flaque d'eau. Alors elle émettait son dernier filet de fumée...
Je connaissais un type, un peu étrange, sans morale ni logique. Et sur un banc, il avait écrit: Héros toxicomane et violent. Alors les arbres finissaient par perdre leurs feuilles et la neige tombait. Et assis, il pleurait. Un samedi soir, sur un banc, un homme banal s'en est allé. Il est parti pour trouver son chemin, il est parti pour toujours. Sans morale, ni logique.

mercredi 16 janvier 2008

Sombre présage.


"Le ciel ne sera plus jamais
Aussi noir qu'il n'est aujourd'hui
Comme un soleil ensorcelé
Tes yeux se perdent dans mes nuits."

Tu n'as pas de titre, t'es qu'un orphelin. Je t'aime pas.

Ouais, c'était le 36. Pourquoi ? On sait pas, mais ce que l'on sait, c'est qu'ainsi va la vie. Le 36. Ne pose pas de questions.
Juste une plaque, un chiffre. Un repère.




Alors, t'y crois encore toi, à la fraternité ? T'y crois, à l'égalité et la solidarité ?
Nous l'avions bien dit: Monde de merde. Non, rectifions, c'est juste un monde génial, peuplé par une race de cons dont nous faisons partie.
Beurk, ça fout la gerbe.


Tu ne m'auras jamais, je suis loin de toi, là-haut, perché sur ce câble.
Menteur ! Mon père à un fusil, un jour, il va t'avoir.

samedi 15 décembre 2007

Tire-toi, tu portes la poisse.

On a flingué la colombe et ses idées de paix. Les longues nuits sont revenues, il n'y a plus rien à foutre ici.
Tout est parti. Tout est parti avec le vent.
Les rêves s'en sont allés. Même celui où les hommes étaient une nation unique, celui où des enfants brûlaient tous nos drapeaux et pour dire, notre liberté est morte. Le flingue, la révolution, l'immoralité, nous ne contrôlons rien. Rien !

lundi 10 décembre 2007

Oublions-nous.

Allez oublions tout ça. Oublie-moi, oublie-toi. Tu es seul ici. Du haut de l'immeuble, nous ne sommes plus rien. Pars, si c'est ce que tu veux. Quelque part dans la ville, un petit garçon pleure à la disparition de son lapin. Mais cesse de pleurer petit, ton ami voulait juste un peu de liberté.
Peut-être qu'il voulait juste voyager. Car tu sais, le monde est grand, grand. Grand !



Au quatrième étage, Pinpin était aussi seul que haut. Personne ne pouvait être plus haut. Un grand sentiment de vide s'empara de lui.

jeudi 29 novembre 2007

Le vendredi était notre petite mort et notre renaissance.

Frappe-moi aussi fort que je te frappe. Détruisons nos enveloppes charnelles, libérons nos esprits.
Etrangle-moi. Laisse-moi des ématomes sur ma peau blanche. Il n'y a que la douleur physique que l'on perçoit réellement. Continue, donne-moi des coups. Fais ressortir ce surplus de violence.

Je ferai pareil.

Dans le noir du parking souterrain, minuit nous arrête.
Samedi, nous devons profiter de revivre. Pour ce que nous sommes, parce que nous sommes des hommes forts. Nous n'avons aucunement besoin de votre monde de consommation.
Il est inutile de penser que nous vous écoutons. Continuez votre chemin.

Eh, frère, on remet ça à vendredi soir. Promis, je serai là...

J'aimerai faire ce rêve, avec toi. J'aimerai juste te toucher, te dire que tu es quelque chose que je ne peux pas avoir.

mardi 27 novembre 2007

Dans la gare de Cornavin


On voit ceux qui, un verre à la main, s'oublient comme une samedi soir.
Ceux dont l'espoir s'en est allé, loin d'ici. Il y a les autres et puis toi. Sur le quai, le plus éloigné,
les femmes qui font leurs adieux. Tu es là, toi. Et on se perd à jamais, dans le dernier wagon.
Alors on se souvient de nous, deux enfants qui ont grandit un peu trop vite, deux enfants dépassés par le temps et ratrappés par leurs soucis. Mais regarde-moi, nous avons bien vieilli.
Allez, fait moi un sourire, fait juste un signe...
Et moi j'étais là, assis dans ma chambre. Rendez-moi les rêves que nous avions fait.

lundi 26 novembre 2007

On se réjouit déjà des longues nuits de l'hiver.



Et tout le monde reste indifférent. Et tout le monde brûle sa vie à toute vitesse. Consummons-nous comme nous fumons nos cigarettes.
Juste une petite pour la route.
Juste une dernière.
Juste une.

mercredi 21 novembre 2007

La vie passe comme tombe la pluie...Fatalement.


Il est probable que Dieu ne nous aime pas, qu'il nous déteste.

Et enfin, une odeur de brûlé. Une brûlure de cigarette.
Trinquons pour nos efforts et nos rêves de liberté.

mardi 13 novembre 2007

Les roses son fannées.

Novembre surgit en silence, dans le froid. Il arrive vite, avec le tourbillon des feuilles mortes.
L'automne est là, il est bien installé. Nous nous sommes regardés et tu as juré que tu m'aimais encore. L'horizon, lui, loin de nos problèmes, a déjà enfilé son manteau blanc. Les montagnes sont tristes et fades. Quoi de plus beau que le ciel bleu qui illumine nos monts ? Quoi de mieux que le contraste naturel de l'herbe verte et du ciel orageux ? J'aurai tellement voulu mourir maintenant.

Finir dans la beauté la plus parfaite. S'en aller. Te prendre la main, une dernière fois.
L'automne s'en est allé, nos espoirs avec. Je marche, seul. Nous avions juré tant de choses.
Nous disions toujours que leur amour était juste un artifice, qu'il n'en était rien.
Et puis la pluie est tombée. Mais si toi tu atrappes le rhume, moi je pleure. Je me dis que je n'ai que le ciel et ma guitare, pour moi. Mais il fait déjà nuit. Titubons une fois de plus dans les ruelles de cette grande ville, Genève. Ah, Genève ! Passons un peu de temps, au détours des bars et des cafés. Oublions-nous un instant, rien qu'un instant. Trinquons pour nos souvenirs, nos pêchés.
Et tes larmes n'ont pas pu être contenues...
Nous nous sommes tant aimés.

mardi 31 juillet 2007

Bon anniversaire...

Ben voilà, un peu plus d'un an que t'es morte. Désolé...
R.I.P.

jeudi 1 février 2007

Eloge à un Ange.

Eloge à un Ange.

Le vert de ses yeux me paralyse. Ses beaux yeux verts. Je crois que j’ai rencontré quelqu’un, mais pas un être humain, plutôt un ange. Un ange magnifique, doux, beau, un ange unique, qui est partout.

Près de moi et dans ma tête, tout le temps, comme une mélodie psychédélique et répétitive.

Un ange qui, de jour en jour, me ronge l’esprit et dévore mon cœur. Et je fonds en regardant celle que j’aime. Car je l’aime, plus que tout.

C’est ma drogue. Elle sent la même chose que tous les anges, mais reste si particulière, si précieuse. Il n’y a pas assez de mot pour décrire un tel spectacle. Un seul de ses sourires suffit à m’arracher une petite parcelle de bonheur, je plane.

Son ombre est délicate, l’ange resplendit m’envoûte, m’enivre. Elle est la personne parfaite. De mon cœur sombre et embrumé, le brouillard est chassé et tout redevient limpide. Elle purifie mon cœur et me nettoie de mes souillures.

Suis-je mort ? J’ai rencontré un ange. Il n’y en a pas sur Terre, normalement. Mais vous savez, il arrive que parfois, les anges tombent de leur beau ciel bleu, par malheur.

Je l’aime.

Je te vois. Je t’imagine.

samedi 2 septembre 2006

Dans 6 jours..

Ca fera un mois que t'es plus là.
Un mois que j'ai passé à pleurer.
Je te cherche, je n'ose pas rentrer chez moi en sachant que je ne te verrai pas.
Putain, c'est trop dur.Désolé de t'avoir volé quelques moments de ta vie.
T'es partie trop tôt bordel. Beaucoup trop tôt. J'étais pas prêt.

samedi 12 août 2006

Articles en vrac...

J'préviens de suite: J'vais pas écrire 3-4 articles maintenant. Alors j'en fais un seul et je mets tout dedans ok ?

Pendant les vacances à Venise, j'ai trouvé un beau coucher de soleil...

Sinon, dédicace pour Jeepster: J'ai retrouvé mes RayBan ! Du coup les voilà et pour toi j'ai mis le T-shirt Nirvana ! Heureuse ? xDAutrement, je vais bientôt sortir une nouvelle série qui va s'intituler: Le Geek De La Nuit.
Je vous ferai découvrire le prologue d'ici peu dans un futur article.

jeudi 10 août 2006

Mélancolie, Ô ma reine.

Au pays de la mélancolie j'décide d'être une larme.

Fatigué, à bout de souffle, il y a des images qui me hantent, des bruits étranges pourtant si familiers. Je me souviens, pas assez grand pour être mélancolique, mais assez grand pour la nostalgie. Un sentiment de voir et entendre les choses, comme dans le passé, comme un envie de pleurer, ou un mal moral sans fond. Pourtant dans ce gouffre, je suis accroché et je monte et je monte… Sauf que sur le chemin il y aurait des rochers qui tomberaient et m’entraînent avec eux au fond. L’eau coule dans le trou bientôt il sera impossible de respirer, il faut sortir la tête du fond, se réveiller.

Mais oui, il faut se réveiller ! ‘Paraît que je suis très mélancolique, que c’est mal. La mélancolie est « un état de dépression grave » comme on aime le dire. Moi je crois pas, il n’en est rien. Et pourtant.

Y’a bien des choses que je regrettes, des choses que j’aurai dû faire, des choses que je n’aurai pas dû faire. C’est dur, ici, c’est pas comme un film, la vie. On a appuyé sur « play » dans mon lecteur et je suis arrivé. Je vous ai regardé avec des yeux étonnés, parfois surpris. J’ai grandit dans le bonheur, j’ai fréquenté l’épanouissement. Bientôt, j’ai rencontré la force physique, puis l’intelligence. L’intelligence m’a dit que ce n’était pas utile de frapper et que les mots font plus mal que la violence. Au début j’avais pas compris, mais l’intelligence m’a envoyé voir les sentiments. Alors j’ai rencontré quelque chose de féerique, une sorte de bonheur à double tranchant, la psychologie. Quand tu apprends à la contrôler, tu es une personne bien, mais si tu pense trop, la psychologie te ronge grâce aux sentiments.

Les sentiments me rongent, doucement, y’a la mélancolie, qui hiberne et qui se réveille parfois, y’a aussi la tristesse qui suit la mélancolie. Des fois il y a la joie, qui vient dans mon cœur comme un soleil en automne, qui vient dorer les feuilles des arbres et réchauffe.

J’ai également vu la trahison sonner à ma porte, le jour ou j’ai entendu « Salut je ne t’aime plus. » Faut pas oublier la haine et la rancunes, c’est des frères qui restent au fond de vous en mangeant tout ce que vous accumulez et qui grossissent. Un jour, ils sont très fort et sortent de toi, tu perds la maîtrise de toi, tu hurles tu casses tout et y’a des gens qui sont là pour être tes victimes. Après cet élan de colère, la haine et la rancune sont de nouveau petit et s’endorment en attendant de pouvoir se mettre quelque chose sous la dent.

Je vis avec tout ce monde bien ancrés dans ma tête. Ils sont là. Ils se servent de moi pour agir, comme un pantin. Mais après tout, c’est moi qui les contrôle et alors, alors je peux les tuer si je veux. Heureusement, la volonté et la franchise étaient arrivées très tôt dans ma vie. Toujours là pour passer à l’action.

Je filtre tellement d’évènements dans ma tête que j’en fini épuisé. Et je suis encore jeune.

samedi 5 août 2006

Parce que, dans le noir...un soleil noir.

Y'a rien à faire quand on est seul sur Terre...Je me souviens de mes frères hispaniques, ne les oublie jamais car moi, je ne t'oublie pas.


Allez quoi, boude pas...Il te reste mon amitié.Des yeux couleur colère, beaucoup pleurer pour mieux se taire.
J'fais un break, j'fume ma dernière clope et je retourne chez les putains.
Il fait noir dans ma tête, mais quelque chose brille en moi et m'empêche de renoncer.
Hey, baby, si tu veux une photo dédicacée, c'est par ici.

mercredi 26 juillet 2006

Pour Toi, La Marche Du Monde.

Le soleil immortel s’en est allé
De ma fenêtre, juste pour te contempler
De là-haut, le ciel, nous matraque de pleurs
Les étoiles contemplent le ciel et ses mœurs
Les bras croisés, t’as entendu mes pas
Et je suis tristement venu vers toi
Pour entendre que c’était notre petite mort
Princesse prends ma veste, il fait froid dehors
Nul part où se cacher, se protéger
De ton sourire marqué et ta beauté

Ce soir la lune veut te faire oublier
Que nous sommes bien trop dur à séparer
Les flocons tombent tel un tapis de laine
Mais ou sont les étoiles qui ont la haine
Et leur lutte contre l’extinction du bas monde
Mon corps brisé par la douleur immonde
De ne plus jamais te revoir marcher
De ne plus te toucher et t’embrasser
Tu tentes de réparer mon cœur briséC’est la bonne soirée pour laisser tomber

mardi 25 juillet 2006

Les gens te regardent et tu les emmerde.

Tu dois connaître, cette impression d'être regardé, observé, parfois chassé ou traqué.
Souvent, cela ne me fait rien, rarement, ça me choque et je me sens hors de moi. Je veux te parler de comment les gens te regardent et ce qu'ils pensent de toi, comme le monde te juge, à tort...

Qu'on se le dise: Les mots font plus mal que les armes. Tu sais, c'est dur de te perdre comme ça, sans avertissements. Nous nous sommes "rencontrés" alors que nous n'avions qu'un an, plus rien de nous a séparé. Plus rien. Mais aujourd'hui, la mort a eu raison de toi, autant te dire comme c'est dur.
Non, je ne me plaindrai plus, comme promis.
Comme promis, j'ai été fort, là ou les gens sont faibles.
J'ai caché mon jeu, si bien que je ne le retrouve plus.
Je ne pleure plus, depuis si longtemps. Pourquoi ? Je ne suis pas si dur !
Je suis plutôt une personne sensible comme tu le sais si bien. Si bien.

Quand je suis venu te voir, il y avait plein de gens, j'étais pas tranquile.
Qui c'était, ces gars chelou, ceux qui pleuraient ? J'avais reconnu Mark et Delphine, moi, j'étais là. Debout, dans le hall d'entrée, le vent me poussait à l'intérieur.

L'ambiance était glaciale, aussi pétrifiante que la vague qui m'a traversé quand je t'ai vu pour la dernière fois.
Quand on m'a annoncé ce qui t'était arrivé, j'avais ressenti la même chose, en plus fort, cette même vague m'avait jetté au sol - et crois-moi si ça fait mal de tomber avec les rotules sur le carelage -. Tes parents m'ont laissé monter dans ta chambre, encore. Ils savaient pour toi et moi, de toute façon.
Bref, tu sais, dans la pièce, les gens me regardaient, mes yeux noirs, aucune trace de larmes, les joues rougies par le mois d'Octobre.

Pour les gens, quand on est triste, on pleure. On pleure. Mais c'est quoi pleurer ?
Ces gens ne connaissent pas d'autre formes de tristesse. Mais que ressentent-ils ? Ma tristesse est intérieure, me brûle la peau, me pique le ventre et m'interdit la concentration.

Le premier homme m'a regardé, droit dans les yeux, comme j'aime.
Sa bouche se crispa soudain, il baissa un peu la tête et fit un léger "non" de la tête. Moi, j'ai avancé d'un pas. Il m'avait défiguré du regard...

Le deuxième homme était assis. Je crois que c'était ton oncle.
Il me considéra puis me dit: Tu ne pleures pas ?
Je suis dit froidement: Non. Alors il me répondit que je n'avais rien à faire ici.

Tu vois comme c'est, les gens. C'est bête et méchant. Ca te dis bonjour au coin de la rue et te poignarde dans un tunnel.

J'ai l'air dur, de l'extérieur, mon style, mon caractère, mais chaque personne a une sensibilité, chacun est différent. Moi, je sais que je suis triste, quand je pense à de vieux souvenirs, quand je ne peux plus dormir, quand je n'ai plus faim, mon coeur bat vite, la respiration est forte...

Ces regards puissants qui me visent et ont pour but de m'abattre font des gens, une armée redoutable. Bien sûr, la plupart de ces fantassins ne sont pas bons, aucun ne me blesse. En revanche, parfois, leurs mots me traversent et laissent des traces indélébiles: La haine et la rancune.

Ajoutez à ces agressions le fait d'être handicapé - C'est une autre histoire - et vous obtenez de moi une cible idéale. Faible, jeune et naïve.

Le problème est que je suis l'opposé de cela.
Avant tout, je suis un battant, dynamique et loin d'être naïf. Les gens se ruent sur moi mais tombent sur plus fort qu'eux. Les soldats ne s'attendaient pas à de la résistance...Oh non. Mais au fil des assauts, je me suis endurci, encore et toujours.

Toujours, jusqu'a aujourd'hui.
Je suis un jeune mutilé par les mots, détruit par les regards, pillé par la cruauté.

Juste besoin de vider ma tête, j’espère que c’était pas trop chiant à lire et que vous partagez mon point de vue…
Merci.-Druide-